Essir, prisonnier, esclave
4. Utch Kilissia, les trois églises, nom turc du couvent d’Etchmiadsin
résidence du patriarche ou calholicos des Arméniens non unis.
5. Zekat, La dime ou zekat est d’obligation divine pour les musulmans, Elle est perçue sur les biens du fidèle au profit des pauvres et des orphelins; elle est annuelle et prélevée sur les biens réels et elTectifs de chaque musulman.
6. Khoums, cinquième, Cet impôt était perçu au profit du trésor sur tous
les biens autres que les récoltes et le bétail. Il représentait aussi la part du souverain dans le butin fait à la guerre.
fi
deux OU trois ans que le Roy a fait deffense que aucun Persien n’y aille plus désormais. La raison provient des concussions violentes que l’on leurfaict sur les passages là où les Arabes leur font païer de grosses douanes pour leurs personnes seules, de sorte que pour aller d'icy à la Mekke et en retourner commodément avec un cheval et valet, 40 tomans ou 1600 Ib. s’en iront facilement. A la veue de la Mekke, ils leur font faire le Tavaf'^ (processions, tournoiments), quitter les habits, et se mettre en estât de nudité; on ne peut pas mesme se gratter ou oster un pou, chepech'^, s’il importune par trop son hoste, mais seulement avec un petit baston qu’ils appellent pouchte karon^ (gratte échine), le reculer un peu du lieu qu’il creuse trop avant, enfin mille autres cérémonies. Arrivés à la Mekke, les Osmanlou les traitent pis que des chiens, et s’ils ne font le namaz à leur façon et ne prononcent hautement les paroles qu’ils leur font dire par force, à la louange d'Omer et Abou Bekre, les coups de baston ne leur manquent point. Ces paroles sont, Salam aleik hazeret Orner Emir el rnomnénin"' (bonjour, majesté d’Omer, prince des croyans). Ceux cy n’oseroient pas broncher, autrement l’on les releveroit bien, mais entre leurs dents cependant ils disent zendik'' et autres telles paroles maschées
1. Le pèlerinage, Hadjdj, ou visite à la Kaabèh de la Mekke est d’obliga-
tion divine. Pour accomplir cet acte religieux, le musulman doit être de condition libre, jouir de son bon sens, avoir atteint l’âge de sa majorité, être doué d’une bonne santé et disposer des ressources nécessaires pour les frais de son voyage. Arrivé à Tun desMiqat OU» ou premières stations du territoire sacré du Hedjaz, le pèlerin doit se couvrir du manteau pénitentiel, Ihram, composé de deux
pièces de tissu de laine blanche. Arrivé à la Mekke, il doit se rendre à la mosquée, baiser la pierre noire de la Kaabèh et faire autour de cet édifice les sept tournées |Thewaf, prescrites. Puis, le pèlerin parcourra sept fois le Say, c’est-à-
dire l’espace compris entre Sala, Uus, et Merwèh, Le pèlerinage se termine
par la visite à Mina et par le sacrifice que l’on doit olfrir sur le mont Arafat,