‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 92 sur 276 · Adil, Jjlc · texte numérisé non relu

Adil, Jjlc

plupart sont là dedans jaroiib kech ' (balaieurs de chambre , allée). L’on dil que c’est de l’institution de cheik Sephi^ grandissime père des Rois à présent régnants, qui les institua : maintenant cela n’a nom ny estime sinon comme des gueux, dilentchi*^ ramassés, qui soubs cet abri, cherchent un morceau de pain. Ceux cy le vendredi s’assemblent en un lieu de la maison du Roy à faire leurs comme dessus; ensuite viennent quelques bassins pleins de riz, planai ^ sur lesquels ils se jettent à corps perdu, et jouent si terriblement des armes de Samson qu’à peine laissent-ils les plats. Ceux cy sont sans science et sans spiritualité ; les autres qui, dans leur particulier, sans signe antérieur d’habits, font telles précisions que nous avons dit, ne sont appellés soph.y que par adaptation de ceux cy, à cause que, comme ces sophy qui portent la tage quelquefois en leur particulier avec leurs tahi'^ (suivans et adhérens), ils se mettent aussi à faire des zekre. Or, soubs cette compagnie de üophy qui portent la tage, ne vous imaginez pas une communauté régulière, un vœu à cette secte particulière ou quelque subalternation hiérarchique. Ce sont de pauvres malotrus qui entrent et viennent se fourrer là comme ils peuvent lorsqu’ils ne peuvent trouver mieux. Ne vous imaginez pas encor une dépendance raisonnable les uns aux autres, sinon peut estre telle quand les plus empressés d’une foire qui toutefois n’acheplent ny ne vendent rien.

MahmoudV : Ceux cy, qui ne font corps non plus que les

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