Tabi
4. Mahmoudy, Mahmoudys sont les sectateurs d’un imposteur natif
de Nichapour nommé Mahmoud ibn el Faradj. Il prétendait avoir été Moïse et Alexandre. Il composa un livre auquel il donna le nom de Qoran et il prêcha sa doctrine à Samarra. Il fut arrêté et conduit devant le khalife Moutewekkil qui le fit fustiger jusqu’à la mort, en l'année 235 de l’hégire (849). Les rêveries de Mahmoud étaient les mêmes que celles d’Ibn el Mouqanna.
SS
précédents, sont abusés par les resveries d’un certain libvre qu’ils ont d’un certain Mahmud, lequel affirme qu’il est venu au monde de temps en temps, soubs diverses figures et personnages. Il estoil, ce dit-il, Adam le premier homme; en cet estât il fit telle et telle chose, ensuite il vint soubs la figure d’Abraham, et ainsi consécutivement soubs celle de Mohammed, et lorsque quantité de gens seront de sa secte, pour lors, il reviendra au monde soubs une autre figure. Ceux cy sont des athées qui ne croient ni en Dieu ni au diable, se mocquent de tous et se donnent en cœur joye tant qu’ils peuvent. Toutefois, à l’extérieur, ils se font paroistre Mahométans, non pourtant avec trop de pertinacité, passant légèrement sur ce que les autres prennent au point de la conscience.
Après avoir descriptle procédé de toutes ces diverses sectes, qui croyent chacune estre au droict chemin, et par conséquent que toute autre est dévoyée du bon sentier, les unes et les autres viennent également au dernier passage, qui est la mort. Ces gens cy ont une croiance que, à la formation de chaque corps humain dans le ventre de sa mère, l’ange prend un peu de terre qu’il mesle avec l’embryon, gennin \ et que ensuite cet homme ne peust mourir ailleurs ny estre enterré que là où avoit esté sa terre, comme la venant rapporter luy mesme dans son propre bien; comme par conséquent, le Franc qui sera si simple que de se laisser mourir en Perse et enterrer là, c’est un signe que sa terre avoit esté prise de Perse.
Agil^, mort naturelle. Le malade en ce pais cy estant arrivé à ce dernier poinct qu’il commence à souffler aux soliveaux ou plus tost à la voûte, sakf^^ car icy il n’y a ny poultre ny soliveau, alors voilà un grrive^ (cris particulièrement de femmes), qui