I.YIll
appelé Th'ebetli, la septième année de
son replie.
17. Le Roi l'aima plus que toutes Ses autres femmes, el elle S'acquit dans sou cœur et dans son esprit une considération plus grande que toutes les autres. Il lui mil sur la tète le diadème royal, et il la lit reine à la plaie de Yaslhi.
18. Et le Roi commanda qu'on lit un festin liés magnifique à lous les grands de sa cour et a tous ses serviteurs, pour le mariage et les noces d'Esther. 11 soulagea les peuples de toutes ses provinces, et il fit des dons dignes de la magnificence d'un si grand prince.
I'J. El tant qu'on chercha des tilles pour le second mariage du Roi, et qu'on les assemblait en un même lieu, Mardochée demeura toujours a la porte du Roi.
ao. Esther n'avait point encore découvert ni son pays ni son peuple, selon l'ordre que Mardochée lui en avait donné. Car Esther observait tout ce qu'il lui ordonnait, et Taisait toute- choses en ce temps-là par son avis, de même que lorsqu'il la nourrissait auprès de lui. étant encore toute petite.
2i-a3 Deux gardes du palais, ISa^-atkan cl Tharès, veulent assassiner {•■ lia Mardochée découvre leur complot et en fait avertir Esther. J.cs deux criminels sont pendus.
III. — 1. Après cela, le roi Assuérus éleva Aman, Mis d'Amadath, qui était lils d'Agag; et le trône sur lequel il le lit asseoir était au-dessus de tous les princes qu'il avait près de sa personne.
2. Et tous les serviteurs du Roi qui étaient a la porte du palais fléchissaient le genou devant Aman et l'adoraient.
parce que l'Empereur le leur avait commandé. Il n'y avait que Mardochée qui ne fléchissait point les genoux devant lui, et ne l'adorait point.
à. Aman.... avant reconnu par expérience que Mardochée ne fléchissait point les genoux devant lui. et ne l'adorait point, entra dans une grande colère.
(i. Mais il compta pour rien de se venger seulement de Mardochée ; et, ayant su qu'il était Juif, il aima mieux entreprendre de perdre toute la nation des Juifs qui étaient dans le royaume d'Assuérus.
7. La douzième année du règne d'Assuérus. au premier mois, appelé Nisan.
le sort, qui s'appelle en hébreu Pur.
fut jeté clans l'urne devant Aman, pour savoir en quel mois et en quel jour on devait faire tuer toute la nation juive, et le sort tomba sur le douzième mois, appelé Adar.
S. Alors Aman dit au roi Assuérus :
« Il y a un peuple dispersé par toutes les provinces de votre royaume, gens qui sont séparés les uns des autres, qui ont des lois et des cérémonies toutes nouvelles, et qui. de plus, méprisent les ordonnances du Roi Et vous savez fort bien qui] est de l'intérêt de \olre royaume de ne souffrir pas que la licence le rende encore plus insolent.
9. » Ordonnez donc, s'il vous plaît, qu'il périsse ; et je payerai aux trésoriers de votre épargne dix mille talents. »
10. Alors le Roi lira de son doigt l'anneau dont il avait accoutumé de se servir, et le donna a Aman, fils d'Amadath, de la race d'Agag, ennemi des Juifs,
11. Et lui dit: «Gardez pour vous l'argent que vous m'offrez : et pour ce qui est de ce peuple, faites-en ce que vous voudrez. »
I2-i5. L'ordre est envoyé dans toutes les provinces de massacrer lous les Juifs, le treizième jour du douzième mois, appelé Adar, et l'édit est aussitôt affiché dans Su se.
PRISE DKS ARCHERS DE SUSE. — Musée (lu LoUVré.
IV. — i. Mardochée, ayant appris ceci, déchira ses vêtements, se revêtit d'un sac. et se couvrit la tète de cendre; cl. jetant de grands cris au milieu de la place de la ville, il faisait éclater l'amertume de son cœur.
2. Il vint, donc en se lamentant jusqu'à la porte du palais : car il n'était pas permis d'entrer revêtu d'un sac dans le palais du Roi.
3-6. — Esther, informée de la présence de Mardochée à lu porte, lui envoie une robe, afin qu'il la inetlc au lieu du sac dont il est revêta. Mardochée ayant refusé
de la prendre, la l!cin<- le fait interroger par Athach, un de .ses serviteurs.
-j. El Mardochée lui découvrit tout ce qui était arrivé...
8. Il lui donna aussi une copie de ledit qui élail affiché dans Susc, pour la faire voir à la Heine, et pour l'avertir d'aller trouver le Roi, afin d'intercéder pour son peuple.
9. Athach. étant retourné, rapporta à Esther tout ce que Mardochée lui avait dit
10. Esther, pour réponse, lui ordonna de dire ceci a Mardochée :
il. «Tous les serviteurs du Roi, et toutes les provinces de son empire, savent que qui que ce soit, homme ou femme, qui entre dans la salle intérieure du Roi sans y avoir été appelé par son ordre, est mis à mort infailliblement à la même heure, à moins que le Roi n'étende vers lui son sceptre d'or, pour marque de clémence, et qu'il lui sauve ainsi la vie. Comment donc puis-je maintenant aller trouver le Roi, puisqu'il y a déjà trente jours qu'il ne m'a point fait appeler? »