UXE DES PLUS JEUNES ISRAÉLITES
Ciel ! qui nous défendra, si tu ne nous défends ?
MARDOCHÉE
Laissez les pleurs, Esther, à ces jeunes enfants.
En vous est tout l'espoir de vos malheureux frères. i85
Il faut les secourir. Mais les heures sont chères ;
Le temps vole, et bientôt amènera le jour
Où le nom des Hébreux doit périr sans retour.
Ij6. Le jour fatal. Le jour fatal, c'est sacre fixé au i3" jour du douzième (celui
ordinairement le jour inévitable (latin d'Adar).
fatalis); mais ici fatal peut signifier: 181. Funestes. Voir 171.
funeste; Mardochée, en effet, ne croit 182. Jacob. Voir 114.
pas l'extermination des Juifs inévitable, 184. Laissez les pleurs. Cf. Britannica»,
puisque, grâce à Estber, il espère la 1630 :
conjurer. Cf., 'pour ce sens dé fatal, Laissez les pleurs, Madame, a vos soûls ennemis.
l\]8^o~nna!trarCe verbe*!!' parfois le l86; Chère». Ce qui est rare est cher ;
sens de reconnaître (cf. 643 et 938), et, orf. ll "e reste, cfue Peu d lieures- LL
par extension, comme ici, de distinguer. Mitnriaate, iii4 .
180. Dans dix jours. D'après le Livre Alkz : lc teml,s est cher > u le faul employer.
d' Esther (III, 7, i3), on avait laissé un 188. Sans retour : sans que rien en
intervalle d'uu an entre l'ordre et puisse reparaître, définitivement. « Dis-
l'exécution. L'ordre fut expédié dans perdes nomina eoruin sub cxlo. Vous
toutes les provinces le i3* jour du pre- exterminerez leur nom de dessous le
mier mois (celui de Nisan), et le mas- ciel.— Inimici mei dixerunt mala mihi :