LETTRE XIX
On peut, en général, distinguer dans l'homme deux états différents de déterminabilité passive et active , et deux états de détermination passive et active. L'explication de cette thèse nous conduira au but par le chemin le plus court.
L'étaJjieJ^^&pfitiTtrmaift,,-.aaM£^^ détermina-
tion occasionnée en lui par l'impression sensible, est unedéterrrjjnahilitf^ ^ans ^>^^T^^g L'infini de l'espace et du temps est livré à son imagination pour en user à son gré, et comme, d'après notre supposition même, rien dans ce vaste empire du possible n'est posé, et que, par conséquent, rien n'est exclu, on peut nommer cet état d'indétermination une infinità-mle , qu'il ne faut nullement confondre avec un vide infini.
Maintenant, il faut que sa sensibihté soit modifiée, et que, dans la série indéfinie de déterminations possibles, une seule devienne réelle. Une perception doit naître en lui. Ce qui, dans l'état antérieur de pure déterminabilité, n'était qu'une puissance vide, devient à présent une force active, et reçoit un contenu, mais en même temps, comme force active ^une limite^ après avoir étéTen tant que simple puissance, ïllimitéTLa réalité existe maintenant, mais l'infinité a disparu. Pour déCriTelmiê figtîre dans l'espace, il faut que nous limitions l'espace infini ; pour nous représenter un changement dans le temps , il faut que nous divisions la totalité du temps. Ainsi, nous n'arrivons à la réalité que par des limites; au positif, à la position réelle, que par la négation ou l'exclusion; à la^détermination , que^ar la suppression de notre libre déterminabilité.
SCHILLER. — ESTHÉT, 17
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