‹ EsthétiqueChapitre 60 sur 74 · DE KANT · texte numérisé non relu

DE KANT

Nous nommons sublime un objet à la représentation duquel notre nature physique sent ses bornes , en même temps que notre nature raisonnable sent sa supériorité, son indépendance de toutes bornes : un objet donc à l'égard duquel nous sommes physiquement les plus faibles , tandis que moralement nous nous élevons au-dessus de lui par les idées.

En tant qu'êtres sensibles seulement , nous sommes dépendants; en tant qu'êtres raisonnables, nous sommes libres.

L'objet sublime nous fait éprouver premièrement notre dépendance comme êtres physiques; et secondement il nous fait connaître l'indépendance où nous nous maintenons par rapport à la nature, aussi bien en dedans qu'en dehors de nous, en qualité d'êtres raisonnables.

Nous sommes dépendants, en tant qu'il tient à quelque chose qui est hors de nous qu'il puisse se passer telle ou telle chose en nous.

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