‹ EsthétiqueChapitre 64 sur 74 · Odyssée, livre XI, v. 14-16 et · texte numérisé non relu

Odyssée, livre XI, v. 14-16 et

2. Iliade, livre XVII, v. 645-647. — Nous n'avons pas traduit le grec d'Homère, mais l'allemand de Schiller, qui a rendu en vers la citation de VOdysse'ey et en prose celle de l'Iliade.

que peut bien être cet objet qui coûte la vie à qui le voit : Quod tantum morituri vident^

Toutes les religions ont leurs mystères, qui entretiennent une sainte horreur ; et de même que la majesté de Dieu habite derrière un rideau dans le saint des saints, de même la majesté des rois s'entoure ordinairement de mystère, pour tenir constamment en haleine, par cette invisibilité artificielle, le respect des sujets.

Voilà les principales espèces du sublime de puissance contemplatif, et, comme elles sont fondées sur la destination morale de l'homme, qui est commune à tous, on est en droit de supposer que tout sujet humain est susceptible de ces impressions : ne l'être point ne peut, comme lorsqu'il s'agit d'émotions purement sensibles, s'excuser par un jeu de la nature, mais doit s'imputer au sujet comme une imperfection. Parfois on trouve le sublime de connaissance associé au sublime de puissance, et l'effet est d'autant plus grand lorsque ce n'est pas seulement la faculté sensible de résistance, mais encore la faculté de représentation, qui se trouve impuissante et bornée à l'endroit d'un objet, et lorsque la double prétention de la nature sensible est rebutée et vaine.

Page 1