‹ EsthétiqueChapitre 68 sur 74 · L. Hachette et C · texte numérisé non relu

L. Hachette et C

Paris, le 20 août 1861.

NOTE DU TRADOCTEUR. 519

NOTE DU TRADUCTEUR

TROIS PETITES LACUNES RÉCEMMENT COMBLÉES DANS LES DRAMES DE MARIE STUART ET DE GUILLAUME TELL.

Qu'on nous permette de joindre à cet avis de MM. les éditeurs un autre avis du même genre. Depuis que nous avons commencé à publier notre traduction , il a paru un petit nombre de morceaux inédits de Schiller, auxquels on en peut joindre quelques autres déjà connus qu'on hésitait à lui attribuer, et dont on sait maintenant qu'il est l'auteur. En outre, une critique habile et persévérante a çà et là épuré et corrigé son texte. C'est une tâche à laquelle s'est surtout dévoué, avec autant de zèle et d'intelligence que de succès, M. le docteur Joachim Meyer de Niiremberg , une tâche dont nous pouvons d'autant mieux apprécier l'importance que nous avons fait nous-même un travail du même genre pour notre traduction , en collationnant les éditions allemandes actuelles avec les éditions anciennes ^ en plaçant au bas des pages beaucoup de variantes, et en traduisant, outre les écrits contenus dans les œuvres, ceux qui , à tort ou à raison , en ont été exclus. Les fruits des recherches de M. Meyer, et quelques autres publications récentes, pourraient nous fournir un petit appendice à joindre à notre dernier volume; mais comme nous savons que ce ne sont encore là que des pierres d'attente, que l'œuvre se poursuit, et qu'on prépare une édition complète et critique de tous les ouvrages de Schiller, nous pensons qu'il est sage d'attendre, pour faire apprécier d'ensemble tout ce travail de révision,

1. Parmi les recueils périodiques où Schiller a publié la première édition de plusieurs de ses écrits, il en est quelques-uns que, malgré tout le bon vouloir de MM. les Éditeurs, nous n'avons pu nous procurer; mais nous n'en avons pas été privé poui cela. M. de Staelin, conservateur de la Bibliothèque royale de Stuttgart, nous les a prêtés très-gracieusement. Nous le prions d'agréer ici pour sa libérale obligeance nos bien sincères remercîments.

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qui d'ailleurs intéresse bien plus le texte original qu'une version française, que l'édition espérée ait paru. Nous en rendrons compte alors et en ferons connaître d'une manière ou d'une autre les résultats. Pour le moment, nous nous bornerons à indiquer, dans deux des principaux drames de Schiller, trois lacunes que M. Meyer a découvertes, et à dire comment il les a comblées à l'aide des manuscrits.

Dans la scène xrv du V' acte de Marie Stuart (tome IV, p. 128), après ces mots de Shrewsbury : « Les choses ont changé de face, il faut qu'on renouvelle l'enquête,» l'exclamation suivante de Davison avait été supprimée dans les éditions :

« Qu'on renouvelle l'enquête?... Divine miséricorde! »

Dans la scène i du I" acte de Guillaume Tell (tome IV, au bas de la page 356), il faut ajouter une réponse de Tell et compléter ainsi le dialogue :

RUODI.

Voici Tell, qui sait aussi manier la rame; qu'il dise luimême, je le prends à témoin, si Ton peut risquer la traversée. {Violents coups de tonnerre. Bruyante agitation du lac.)

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