‹ Esthétique musicaleChapitre 100 sur 125 · ré[) fa la ul|^ — ii\\\, — ^sol · texte numérisé non relu

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De pareils résultats ne sont-ils pas la plus éclatante confirmation de la \érité de notre loi génératrice des accords ?

— l'emploi de l'accord A«, §. 323, fig. 468; ~ celui de Paccord B", §.327, fig. 470; — celui de l'accord B^" , §. 334, fig. 472; -^ remploi des accords B*^ et C^, dans la fig. 474, §. 334; — celui de l'accord C", §. 336, figures 475 et 476;, etc., etc. L'emploi de l'accord J^ §. 344, fig. 480; celui de l'accord C^", sous le §. 442;

— celui de l'accord C^«" , fig, 482 , sous le §. 343 ; — la formule de cadence parfaite qui se voit fig. 483 , sous le §. 344 ; — • l'emploi transcendantal de V accord connu de septième dominante avec quinte haussée, §.347, fig. 485; etc., etc. Voir encore la reuarque de la page 448 , concernant une transformation enharmonique de l'accord parfait majeur , etc. , etc.)

4* Dans chaque famille d'accords, on en trouve quelques-uns qui, enharmoniciuement, peuvent être identifiés ; très-souvent un ou plusieurs accords altérés de la famille peuvent être ramenés par l'enharmonie, soit à Vaccord^type, soit à l'un des accords mixtes.

C'est ainsi que dans la famille des accords de onzième dont l'accord-typo est désigné par la lettre A, l'accord A* peut se ramener à Vaccord mixte A'; — dans la famille suivante, les accords B^" et B^»" se ramènent à Taccord-type B (voir les §§. 334 et 332) ; B" se ramène à Vaccord mixte B' (§. 335); — dans la famille dont Vaccord^type est C, Vaccord altéré O peut se ramener à cet accordtype (v. §. 339); et l'accord G^ se ramène à C"' (v. §. 340) ; — Dans la famille suivante, l'accord D^« se ramène à l'accord D^; — dans celle dont Vaccord-type est E, on trouve l'accord E» qui, enharmoniquement, reproduit cet accord-type (v. §. 364), etc. , etc.

S" Le lien entre toutes les familles d'accords d'une même classe s'établit, d'abord, par le fait de ce que les accords altérés de telle famille peuvent s'obtenir par l'altération des fonctions d'accords plus simples appartenant à telle autre famille ; mais un lien plus étroit résulte de la faculté qu'ont certains accords de reproduire enharmoniquement ceux d'une famille différente de celle à laquelle ils appartiennent. (C'est ainsi, par exemple, que l'accord de onzième désigné par C^" , reproduit Vaccord mixte de la même classe, représenté par J (voir le §. 344); et que Vaccord mixte V peut se transformer en Vaccord mixte D').

6^ Enfin les accords de onzième se rattachent, d'une part, à ceux

des classes inférieures, c'est-à-dire aux actords dé 3, de 4 et de 5 sons, en ce qu'on retrouve ces derniers accords en supprimant certaines fonctions de ceux de onzième; et ils se rattachent d'autre part aux accords de la classe supérieure, c'est-à-dire aux accords de treizième, en ce qu'un grand nombre de ces derniers privés de leur fondamentale ou d'une autre de leurs fonctions , reproduisent les susdits accords de onzième ; car , en général , on retrouve dans une classe supérieure, tous les accords des classes inférieures.

7** En terminant cette rapide analyse des chapitres XIII, XIV, XV, XVI et XVII, nous croyons devoir ramener l'attention du lecteur sur la grande division du système harmonique en deux branches, dont l'une forme sa théorie et l'autre sa technie. Or, pour résumer et préciser en même temps tout ce que nous avons dit à cet égard dans les chapitres précédents, nous alléguerons ici le tome r*" de la réforme absolue du savoir humain (pages 44 à 48), où se trouve la déduction philosophique de ces deux parties fondamentales de tout système scientifique, dont la première, la théorie, a en vue l'individualité des objets de ce système ; et la seconde , la TECHNIE, l'universalité de ces objets. Nous ajouterons que l'objet de la première est la cognition immédiate de ce qui est ; et que- l'objet de la seconde est la cognition médiate de ce qu'il faut faire pour l'accomplissement de la science ; qu'ainsi la première est fondée sur la spéculation y fonction du savoir où domine l'entendement; et la seconde, qui implique la conception d'une fin ou d'un 6ut,[sur h volonté, faculté de V action.

D'après ces définitions on doit rapporter à, la théorie harmonique tous les accords naturels et mixtes susceptibles d'être employés avec toutes leurs fonctions, et, parmi les accords altérés, ceux qui ne dépassant pas l'étendue de 10 quintes (sixte augmentée), ne reproduisent enharmoniquement aucun des accords naturels ou mixtes.

L'on doit au contraire rapporter à la technie harmonique tous les accords altérés qui dépassent l'étendue de iO quintes, tous ceux qui enharmoniquement reproduisent les accords qui appartiennent à la théorie de la science, et qui ainsi forment V accomplissement autogénique de ces accords.

On doit encore rapporter à la technie harmonique l'emploi trans-

cendantal des accords, consistant dans l'intervention d'une fondamentale idéale, en vertu de laquelle un accord d'une classe inférieure est identifié à un accord d'une classe supérieure.

Pour donner quelques exemples , nous dirons que V accord parfait majeur appartient à la théorie harmonique; et que V accord de quinte ma/etire avec tierce mineure (ut-mib-sol|j), qui enharmoniquement reproduit le premier, et qui embrasse 11 quintes, appartient au contraire à la TECHNiE. De môme : Les accords naturels de septième et de neuvième dominante appartiennent à la théorie ; tandis que l'accord de sixte augmentée avec quinte justCy et Vaccord de neuvième majeure et septième diminuée , avec tierce majeure et quinte mineure (voir ch. XII, le §. 223) qui, respectivement, T)euvent être ramenés à ces accords par l'enharmonie, appartiennent à la technie.

Comme exemple de l'emploi transcendantal d'un accord naturel ou mixte , nous citerons l'identification de l'accord de neuvième dominante majeure avec t accord mixte G', telle qu'elle a lieu au chapitre XV , dans la fig. 151 , sous le §. 304.

Il résulte de ce qui précède que V altération des fonctions des ac~ cords doit rapportée à la technie harmonique. L'évidence de cette proposition résulte de son énoncé même, puisqu'une telle altération implique nécessairement l'intervention de la t)o/on<é, intervention qui, dans un système quelconque,^ est le caractère distinctif de la technie de ce système.

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