‹ Esthétique musicaleChapitre 42 sur 125 · LL · texte numérisé non relu

LL

S"* Accord de tepHème dominante dont wn seeond renversement, oa accord do $ixU êentibk. à 3 parties

NB. Dans ce renTersement il est permis de faire monter la note septième , et même de la doubler. Dans ce dernier cas elle se résout en descendant dans une partie y et en montant dans une autre.

Jk^ Accord de êoptUme àSpartiM.

dam fom troisième reaversemeat ou accord de triton* 14 à 5.

un

un

tO-

^V o^~nz

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=zz:

En examinant les exemples de la fig. 31 , on verra que l'on a quelquefois don* blé la fondamentale y la quinte, et même la note septième de Taccord, mais jamais sa tierce qui étant note sensible , doit monter à la tonique chaque fois que raccord résolutif est celui du premier degré de réchelle.

Tous les exemples de la fig» 31 conviennent aux deux modes , il suffit, sans rfen changer au premier accord » de bémoliser la tierce du second , pour les transposer en Ut mineur.

Nota. Les points noirs indiquent d«ns la fig. 31 des fonctions retranchées , retranchemement forcé dans fharmooie \ 3 parties , puisque Taccord de septième dominante est formé de 4 sons; mais même à 4 parties, il arrive fréquemment qu'on retranche soit la fondamentale, soit la quinte» soit même la tierce , pour donner plus d*élégance à la marche des parties.

Dans l'exemple suivant l'accord de septième dominante est employé sous diverses faces.

iU LIVRE PREMIER.

Par les exemples que nous venons de donner, on voit que l'accord de septième dominante à Tétat direct , résolu sur Taccord de la tonique également à l'état direct , est éminemment propre dans l'un et dans l'autre mode à amener la conclusion de la période harmonique , conclusion à laquelle les praticiens ont donné le nom de cadence parfaite. Dans cette formule notre accord est le pénultième. On voit encore que, soit à l'état direct, soit dans ses renversements, il se rencontre à chaque instant dans le courant de la période harmonique , entremêlé aux accords parfaits et aux accords dissonants , et que son rôle tient en quelque sorte le milieu entre les accords libres et les accords dissonants absolus, c'est-à-dire ceux qui sont assujettis à la préparation et à la résolution.

§. 85. L'accord de septième dominante est susceptible en effet de beaucoup de résolutions autres que celle que nous avons nommée not' maUy et qui a lieu sur la tonique. L'une des plus usitées se pratique sur l'accord parfait du sixième degré dans les deux modes.

Cette résolution de l'accord de septième dominante forme ce qu'on nomme une cadence rompue.

La figure 32 en offre deax exemples dans la première mesure ; un antre exemple se voit page 117» figure 27» mesures 3 et 4. Seulement, Taccord du sixième degré au lieu d'être La Ut Mi y est:* La\^ Ut Mi^^ accord provenant des altérations descendantes simultanées de la fondamentale et de la quinte dans l'accord naturel du sixième degré en Ut majeur, altérations qui rendent cette cadence rompue plus saillante. Du reste, il suffirait de ne point tenir compte des bémols pour avoir la cadence rompue ordinaire, propre au mode majeur. En transposant en Ut mineur tout l'exemple , on aurait au même endroit la cadence rompue propre an mode mineur. L'exemple de la fig. 27 n'est autre chose que cette dernière cadence rompue , transportée par l'altération de deux fonctions de l'accord du sixième degré ^ au sein de la tonalité à' Ut majeur.

§• 86. Une autre résolution fort remarquable de l'accord de septième dominante est celle qui se pratique sur un accord de septième de même espèce. Elle est d'un usage fréquent , d'un excellent effet, et peut s'effectuer de plusieurs manières différentes. Nous allons indiquer les plus saillantes , en les désignant selon l'usage par le nom de, l'intervalle qui existe entre les fondamentales des deux accords qui se suivent. Ainsi , deux accords de septième dominante s'enchaînent bien : V par quinte inférieure, 2^ par tierce mineure inférieure y 3"* par seconde majeure supérieure , 4** par tierce mineure supérieure.

On Terra dans ndtre second livre, spécialement consacré à Tenchatnement des accords , qu'il est possible d*encha!ner deux accords de septième dominante à tous les intervalles naturels soit ascendants. Suit descendants, et que les compositeurs les plus avancés ont pratiqué la plupart de ces enchaînements dont les traités ne font aucune mention (d) 9 et qui découlent tout naturellement de nos principes.

Mais nous devons borner ici, du moins provisoirement, ce qui concerne Taccord de septième dominante, pour faire connaître la structure des autres accords de 4 sons.

' Accord de septième de seconde espèce.

§. 87. Cet accord n'est autre chose qu'un accord parfait mineur surmonté d'une septième mineure. En évaluant les diverses fonctions d'après notre mode ordinaire, c'est-à-dire en partant pour chacune d'elles à partir de la fondamentale, et procédant par tierces, on trouve qu'il entre dans cette évaluation quatre tierces mineures et deux tierces majeures. C'est ce que le tableau suivant met en évidence.

STRUCTURE

DB L'AGCOBD DB SBPTIBHB DE SBGONDB BSPÂGB.

âML

8ai

né

.JPa

EyaloatioD de la tierce mioeare.

Idem de la quinte juste.

Idem de la sept, mineure.

Le siège principal de la fondamentale de Taccord de septième de seconde espèce est le deuxième degré en mode majeur. Dans ce même mode, cet accord se place aussi sur le sixième degré, et même sur le troisième degré dans une marche harmonique.

En mode mineur, il a son siège sur le quatrième degré.

(i) n hni toQJoars excepter le Traité de M. Barbereaa, le ieul qoi soit à la hantenr de la pratique des grands maîtres, depuis J.-S. Bach Jusqu'à F. Mendebsohn.

La note septième est soumise à la préparcUtan et à la risolutiùn, o'est-à-dire qu'elle doit se trouver à la même partie et à l'état de Gonsonnance dans l'accord précédent, puis descendre d'un degré diatonique dans l'accord suivant. Telle est la règle formulée dans la plupart des traités d'harmonie, règle excellente mais incomplète, car la pratique de tous les maîtres est là pour attester l"" que la note septième de tout accord de septième peut aussi se préparer par la précession d'une note voisine dans l'ordre diatonique. 2^ Que sa résolution peut avoir lieu par prolongation de son , lorsqu'elle a été préparée par la même note. Dans ce dernier cas , la quinte se retranche à quatre parties et on double la note septième. Dans toute autre circonstance le doublement de la note septième est interdit.

La fondamentale et la tierce peuvent se doubler mais non se retrancher, d'où il résulte que, dans l'harmonie à deux parties, ce sont ces deux fonctions qui donnent l'idée de l'accord complet. A plus de A parties on double la quinte.

Fig. 33,

0 BT"

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^—JT

-Tf

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la mineur.

j j X.J I f .>.i u.. .Ji^^J^t;

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Quant à la résolution normale de l'accord de septième de seconde espèce qui a son siège sur le deuxième degré en mode majeur , elle a lieu à la quinte inférieure sur l'accord parfait majeur du cinquième degré, ou sur celui de septième dominante.

(La fig. 33 en offre des exemples, mesures 2 et 4*)

Ce même accord de septième se transforme souvent en celui de septième de première espèce placé sur le second degré de l'échelle , au moyen de l'altération ascendante de sa tierce , avant de faire sa résolution sur l'accord parfait du cinquième degré. Il se résout fréquemment aussi sur l'accord parfait du premier degré, auquel cas sa note septième se résout par prolongation de son.

(Voir les mesures 6 et 8 de la fig. 33.)

Quant aux accords de septième de seconde espèce placés sur les degrés 3 et 6 en mode majeur , leur résolution normale a lieu à la quinte inférieure sur un accord parfait , ou sur un accord de même espèce, comme dans la marche suivante, où ils sont enchaînés avec des accords de septième de toute espèce.

Fig. 34.

Ut majeur, yj

Je teftiimt H

La résolution de l'accord de septième de seconde espèce qui a son siège sur le quatrième degré du mode mineur, se fait principalement à la tierce inférieure sur l'accord de quinte mineure, ou sur celui de septième de troisième espèce qui appartient au second degré de ce mode. (Voir fig. 33, mesure 16). Mais il s'enchaîne presqu'aussi fréquemment avec l'accord parfait majeur du cinquième

148 LIVRE PREBOER.

degré, ou avec oelui de septième dominante. Le premier de ces accords peut le précéder et le suivre; lorsqu'il précède l'accord 7, la note septième ne peut être préparée par la même note , mais seulement par une note voisine dans Tordre diatonique. (On voit un exemple de ce cas, fig. 34.)

Tous les renversements de l'accord de septième de seconde espèce sont usités, mais le second renversement s'emploie plus rarement que les autres à cause de sa dureté; d'ailleurs il exige, outre la préparation de la note septième, celle de la quarte qui existe alors entre la fonction de quinte mise dans la basse, et la fondamentale de l'accord qui occupe l'une des parties supérieures.

Enfin , dans la modulation du mode majeur au mode relatif mineur qui a lé même nombre d'accidents à la clef, ou dans la modulation inverse , l'accord de septième de seconde espèce peut servir éCacœrd mixte , c'est-à-dire appartenant à la fois aux deux gammes. Par exemple , l'accord Ré Fa La Ut, accord de septième de seconde espèce du second degré en Ut majeur, appartient aussi au mode de La mineur , où il a son siège sur le quatrième degré ; il sert alors de moyen de transition entre les deux tonalités que l'on veut enchaîner. (Notre fig. 34 en présente un exemple).

Accord de septième de troisième espèce.

§. 88. Cet accord qui a son siège sur le second degré en mode mineur , joue dans ce mode le même rôle que l'accord précédent en mode majeur. Il est soumis aux mêmes lois de préparation et de résolution. Sa structure présente cinq tierces mineures pour une seule tierce majeure ; ainsi que le fait voir le tableau suivant :

STRUCTURE

DE l'accord de septième DE TROISIÈME ESPÈCE.

&Oi

&oi

âML

-^l'b fl^b-

JFes

EvaloatioD de la tierce miaeiire.

Idem de It quinte miDeare.

Idem de la sqiUème miDeare.

meure.

L'accord de septième de troisième espèce s'emploie dans tous ses renversements. Le second renversement est même d'un usage trèsfréquent, et c'est là une différence remarquable dans l'emploi de cet accord comparé à celui de l'accord précédent.

Sa résolution normale a lieu à la quinte inférieure sur le cinquième degré; quant au doublement et au retranchement de ses notes, on suit, à peu de chose près, les mêmes règles que celles indiquées pour l'accord précédent. Par exemple , dans l'harmonie à 3 parties, on peut retrancher la quinte de l'accord , mais la note septième et la fondamentale ne se retranchent jamais, de sorte que l'accord se trouve réduit à ces deux seules fonctions dans l'harmonie à deux parties.

En transposant {rexemple donné, figure 33, en Ut minear, et en 7 faisant les changements convenables dans la marche des modulations , changements indépendants d'ailleurs de remploi de l'accord qui nous occupe, on aura partout où se trouve dans la figure citée l'accord \ en mode majeur, l'accord qui joue le même rôle harmonique en mineur, et qui n*en diffère que par l'étendue de sa quinte.

Déjà, dans plusieurs des exemples qui précèdent, l'accord de septième de troisième espèce se présente sous diverses formes. Par exemple, page 114, fig. 25 , il parait deux fois dans le ton de Jfi mineur, 1» à l'extrémité de la troisième mesure dans son troisième renversement; St9 au premier temps de l'avant-dernière mesure, dans son premier renversement. Dans les deux cas, il reçoit immédiatement sa résolution normale sur le cinquième degré.

Un autre exemple de l'emploi du même accord se voit page 120, fig. 2S, au premier temps de la quatrième mesure, où nous avons présenté l'accord en question à l'état direct.

§. 89. L'accord de septième de troisième espèce se place encore sur le sixième degré haussé en mode mineur, et sur les deuxième et sixième degrés en mode majeur. Il fait alors partie de l'harmonie altirie par déplacement.

On voit, fig. 28, au second temps de la cinquième mesure, un exemple de l'emploi de cet accord sur le sixième degré haussé en La mineur. Il y est employé sur la pédale, ^a .quinte est retranchée, et sa résolution a lieu à la seconde inférieure sur l'accord de septième dominante.

§. 90. L'emploi de l'accord de septième de troisième espèce sur le second degré en mode majeur , se présente comme -une altération descendante de la quinte de l'accord de septième de seconde espèce , qui appartient naturellement au second degré dans ce mode.

Cette altération bien connue est mentionnée dans plusieurs traités. Mais il n'en est pas de même de l'altération toute semblable qui peut s'appliquer à la quinte de l'accord de septième qui a son siège sur le sixième degré en mode majeur ; inconnue à la majorité des praticiens, et par suite peu employée, la plupart des livres consacrés à l'enseignement de l'harmonie, la passent sous silence. On peut en voir l'emploi dans le premier volume du Traité de M. Barbereau, pages 218 et 219, fig. 313.

Voici y du reste, cet exemple, nous le donnons au moyen du chiffrage analytique sur lequel on trouve des explications, page 126. Chacune des cases représente une mesure.

Exemple de remploi de raccord de septième de troisième espèce y sur le sixième

degré en mùde majeur.

L'accord qui nous occupe est placé dans la seconde mesure dans le premier renversement; il est précédé de l'accord parfait du cinquième degré dans son premier renversement, accord qui sert à préparer sa note septième; et il est suivi de l'accord de septième dominante aussi dans son premier renversement, accord qui contient la note résolutive de la dissonance. — Dans la cinquième case ou trouve l'accord de septième de troisième espèce employé sur le second degré en mode majeur, préparé et résolu d'une manière semblable.

§. 91. En terminant ce que nous avons à dire, dans ce premier livre , sur l'accord de septième de troisième espèce , nous croyons devoir reproduire, après Reicha et Barbereau, l'avertissement de ne point confondre cet accord avec celui de septième de sensible, provenant de l'accord de neuvième dominante majeure dont on a supprimé la note fondamentale. Cet avertissement est d'autant plus nécessaire aujourd'hui , que plusieurs auteurs postérieurs à Reicha (1) semblent n'avoir pas compris cette importante distinction.

(i) Le TraUé complet et, raisonné d'harmonte proliqw «TAaloÎQC Reicha a para k r««» «*«» Gambaro, en 1818.

Voici d*abord le tableau comparatif des deux accords , tel que le donne Reicha, page 42 de son Traité:

En ut majevr.

Vaceord: Si Ré Fa La eontidéré comme provenant de neuoiàme dommanie. ^

lo II ne se prépare point.

20 11 se résout sur Taccord de la tonique. Sa note fondamentale (qui est sous-entendue) est SoL

30 Son emploi n'exige point une série d'accords.

40 La note neuvième (le Là) ne peut se placer qu'au-dessus de Sij par conséquent elle ne peut se mettre à la

Eir LA HiNEUH*

Vaceord : Si Ré Fa La eontidéré comme accord de êeptiàme de troiêième eepèee»

1«> Il faut le préparer.

20 11 se résout sur l'accord de la quinte inférieure (la dominante). Sa note fondamentale est Si.

3<^ Il faut lui donner une série de trois accords au moins.

40 Le La (comme toutes les autres notes) peut se placer à la basse , ainsi que dans les parties supérieures.

50 Le La^ dans cet accord , ne peut pas être changé en Sol sans que l'enchaînement de l'harmonie ne s'en ressente.

5® La neuvième (l® ^^ V^^^i sans inconvénient pour la marche des accords, être remplacée par le 5b/, et changer l'accord en celui de septième dominante.

Voici maintenant comment s'exprime M. Barbereau sur le même sujet :

iLa considérée comme neuvième dominante majeure sans fon* ^, damenlale, ne permet, dans la partie supérieure, que les Si notes La ou Fa dans toutes les positions; la note Si ne peut être doublée , car elle est note sensible; et la note à retrancher dans l'harmonie à trois parties est préférablement le Ré^ quinte de raccord dont Sol est la fondamentale. ^

» Considérée comme septième de troisième espèce, les notes de la partie supérieure sont , selon les renversements, Si^ jR^ ou £a; la note Si (fondamentale) peut être doublée, et le Fa (ijuinte) est la note qu'on retranche dans l'harmonie à trois parties. »

On voit que ce passage du Traité de M. Barbereau est d'accord avec le Ubleau comparatif de Reicha. Remarquons en passant que la confusion qui existe chez plusieurs écrivains entre les deux accords dont on vient de faire ressortir les fonctions harmoniques si diverses, se retrouve quand il s'agit de l'accord de

quinte mineure

Fa Ré Si

et de l'accord de septième dominante

Fa Ré Si Sol

employé sans note fondamentale. C'est là une grave erreur contre laquelle il éUit nécessalro de prémunir les jeunes compositeurs.

LIYRE PREUIER.

Accord de septième de quatrième espèce.

§. 92. Cet accord se forme à partir de sa note fondamentale de (tierce majeure , quinte juste et septième majeure. En évaluant en tierces ces diverses fonctions, à partir de la fondamentale de l'accord, et selon notre mode habituel , on trouve qu'il entre qtuure tierces majeures et deux tierces mineures dans la constitution de cet accord. C'est ce que le tableau suivant met en évidence.

TABLEAU DE STRUCTURE im l'accob» db SEPTiiaB di «vatbiIvb bstici.

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