‹ Esthétique musicaleChapitre 50 sur 125 · IQI · texte numérisé non relu

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Mais, en mode mineur, l'accord en question fait partie de l'^rmonie naturelle. (Voir §. 98.)

Fig. 39.

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Dans la fig. 39, il est employé dans cette acception à la 3*" mesure.

A la vérité, le profond harmoniste qae nous citons ne considère point cette agrégation employée sous cette forme, comme un accord véritable, mais simplement comme un produit harmonique artificiel, provenant du retard de la fondamentale et de la tierce dans l'accord du premier degré; aussi écrit- il ainsi son chiffrage inférieur: ^r

Il est incontestable, en effet, que l'agrégation de septième majeure avec tierce et quinte majeures, employée comme dans la fig. 39, se rattache directement à la théorie des suspensions ascendantes ou inférieures. Mais est-ce là une raison pour lui refuser le nom d'accord? Nous ne le pensons pas. D'abord parce qu'en mode majeur, sur les premier et quatrième degrés, et en mode mineur sur le sixième, elle s'emploie dans une toute autre acception, comme le montre la fig. 38; en second lieu parce que, parmi les agrégations suspensives inférieures, celles qui sont purement contingentes doivent avoir leur type parmi les agrégations nécessaires du système, c'est-à-dire parmi les véritables accords , de la même manière que les agrégations suspensives de toute espèce ont le leur dans les accords de septième de seconde, troisième et quatrième espèces. Enfin, et cette dernière raison nous paraît devoir trancher la question , parce que sa structure est écrite dans nos formules générales qui embrassent tous les accords connus, et qui non seulement permettent de distinguer, dans chaque classe, les accords naturels des accords altérés, mais offrent en outre une règle sûre pour décider si une agrégation est ou n'est pas un accord véritable. Par ces motifs, l'agrégation de septième majeure avec tierce et quinte majeures , e$t pour nous un accord véritable , dont le tableau suivant offre la structure.

STRUCTURE

DE li'AGCOaD DB SEPTIKHB HAJBU&B ATBG TIBBCB ST QVHITB MAJl^KSS.

Evaluation de la tierce majeare.

idem de la quinte majeure.

Idem de la aept.

majeure.

n Mi

H- 4 1 rc Mi StBi^!^

^t Mi Soi\^ m

On voit qu'il entre cinq tierces majeures, et une seule tierce mineure dans cette évaluation.

§. 409. On peut appliquer à l'agrégation de septième majeure avec tierce mineure et quinte juste les considérations présentées pour l'admission de l'agrégation précédente parmi les véritables accords de quatre sons. On doit donc la considérer aussi comme un véritable accord faisant partie de Vharmonie naturelle du mode mineur, mais appartenant à Vharmonie altérée en mode majeur. Dans le mode mineur cet accord a son siège sur le premier degré , et s'emploie sous forme de suspension ascendante ou inférieure , comme dans les exemples suivants :

Fig. 40.

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ê mineur.

idem.

Il n*est pas permis de placer la note septième de cet accord audessoui de sa fondamentale. Ainsi l'harmonie suivante serait fautive.

mal.

Pour corriger la dureté de ce dernier exemple , il suffirait de supprimer la note fondamentale La; alors l'agrégation ne présenterait plus que trois sons , et ne serait en réalité autre chose que Vaccwri de tierce et quinte majeures , dont nous avons donné la structure §. 40, page 89, où nous la désignons encore par son nom vulgaire mais inexact d^accord de quinte augmentée.

§. iiO. En mode majeur, V accord de septième majeure acec tierce mineure et quinte juste j peut se pratiquer sur le quatrième degré, en altérant par abaissement la sixième note de l'échelle diatonique ascendante.

Fig, 41.

Ct

Dans la figure Ai , notre accord apparaît au premier temps de la seconde mesure , et fait sa résolution sur celui de septième de troisième espèce employé sur le second degré en mode majeur comme accord altéré par déplacement. ..

|. m. La structure de l'accord de septième majeure avec tierce mineure et quinte juste se rapporte à celle de l'accord de septième dominante avec lequel il est conjugué par la somme de ses termes, car il entre dans son évaluation , comme dans celle de l'accord de septième de première espèce, 3 tierces majeures et 3 tierces mineures; mais la distribution de ces tierces y est toute différente. Dans Taccord de septième dominante, la première tierce, à partir de fa fondamentale ^ est majeure, et celles qui lui sont superposées sont mineures; ici, la disposition est inverse, c'est la première tierce qui est mineure, et celles qui lui sont superposées qui sont majeures, comme le montre le tableau suivant:

DE SEPTIÈME HAJEV&E ATEC TIEBCE MI1IE17RB BT QVUfTB JUSTE.

r^ fit

I9ti

âr«itt

EraluatioD de U tierce mineare.

Idem delaqaiDtejaste.

Idem deia5eplièmemiy.

Mm Ut Mi

Un coup-d'œil jeté sur le tableau de structure de l'accord de septième dominante, donné page 139, sous le §. 84, convaincra le

lecteur de la disposilion inverse des tierces majeure et mineure dans cet accord et dans celui de septième majeure avec tierce mineure et quinte juste (1) 9 accord qui clôt la liste de ceux de quatre sons appartendlnt encore à Vharmonie naturelle, ou plutôt qui, avec celui examiné précédemment, forme la transition entre ce genre d'accords et ceux qui constituent Vharmonie altérée proprement dite, auxquels nous consacrons le chapitre suivant.

REMARQUE

(111)' En consultant les formules placées page 157, sous la marque (97)', il semble qu'il nous reste un accord de 4 sons, savoir celui pour lequel on a: f=6 avec l'z=0, c'est-à-dire un accord qui ne compte que des tierces majeures. Cet accord qu'indique et que doit indiquer le calcul, ne peut être admis à cause du tempérament. Effectivement un tel accord serait semblable à celui-ci : Ut Mi Sol)^ Sitij; or, puisqu'enharmoniquement on a: {7/b)=5i):|, cet accord n'est plus dans notre système musical un accord de 4 sons, mais bien un accord de 3 sons, nommément celui de tierce et quinte majeures, porlé à 4 parties par le doublement de te note fondamentale Ut,

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