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§. i20. Quant au siège de cet accord, il ne peut, ainsi que nous l'avons dit plus haut, se pratiquer sur aucun des degrés qui naturellement admettent l'accord de septième de quatrième espèce, mais rien n'empêche de l'employer sur les degrés 2 et 5 dans l'un et dans l'autre mode, comme on le voit fig. 45.
Dans Texemple (a) l'accord est employé sur le second degré en moilk majeur; en (6) il a son siège sur le cinquième degré en mode mineur ; mais il est facile de voir que Pexemple (a) peut se transposer en mineur , et l'exemple (è) en majeur, et qu'ainsi notre accord peut dans les deux modes s'employer sur les degrés 2 et 5.
Assurément les exemples que nous venons de présenter sont ad-r missibles pour les oreilles les plus délicates , et nous pensons qu'au lieu de repousser le nouvel accord altéré de septième majeure avec tierce majeure et quinte mineure , les harmonistes jugeront qu'il y a lieu de l'admettre dans le sanctuaire harmonique.
Quelle que soit du reste l'opinion des théoriciens de nos jours, sur l'agrégation qui nous occupe, nous ne craignons pas d'affirmer qu'elle doit être considérée comme un véritable accord par les raisons données au §. il8, et les harmonistes futurs ne nous démentiront pas, parce que les principes sur lesquels nous nous fondons ont toute la certitude des vérités mathématiques,
REMARQUE
Parmi les agrégations de 4 sons que l'on peut former au moyen de six tierces , dont trois majeures et trois mineures (agrégations qui présentent nécessairement la même somme de termes que l'accord de septième dominante), il en est deux qui ne doivent point figurer dans le catalogue des accords de quatre sons , parce que , bien que satisfaisant toutes deux aux relations générales (A^] (Û^) données pages 157, sous la marque (97)^, elles embrassent sur l'échelle générale des quintes une étendue plus grande que le maximum d'écartcment (15 quintes), assigné à deux sons pouvant appartenir à une même tonalité. Ces deux agrégations sontjformées à partir de la note fondamentale , la première de ! tierce majeure ^ quinte majeure et septième diminuée y comme: Ut Mi Soljfi Si\^\^; la seconde de: tierce mineure ^ quinte mineure et septième augmentée^ comme: Sol Si\^ fié\^ Fax*
La première de ces agrégations embrasse 17 quintes sur l'échelle générale, et reproduit enharmoniquement l'accord : La Ut Mi So^j traité $$. 109, 110 et 111.
i82 LIVRE PREMIER.
La flccoDde embrane 18 quintes , et reproduit enbarmoniquement un aeeord de trois SODS, savoir: ï accord de tierce et quinte mineures, dont nous avons donné la structure au chapitre lY; $. 39. L'intervalle de septième augmentée, comme: 50/4.12 -^^X se confond dans notre système tempéré avec Toctave, Taccord Sol Si\^ Ré\^ Fa'X n'est donc rien de plus que l'accord de tierce et quinte mineures Sol 5i|) Ré\f porté à quatre parties par le doublement de la fondamentale SoL
§. 421. Après avoir £(it connaître les accords conjugués par la somme de leurs termes avec celui de septième dominante, mais essentiellement différents de cet accord par une autre distribution des éléments constitutifs, il convient de montrer comment les accords naturels de  sons, autres que celui de septième dominante, peuvent se changer en ce dernier accord par l'altération d'une ou de plusieurs de leurs fonctions. Nous nous trouverons ainsi ramenés, par une espèce de cercle , à notre point de départ , l'accord de septième de première espèce.
L'accord naturel de A sons qui se présente le premier est celui de septième de seconde espèce dont on a donné la structure §. 87. Il est facile de voir qu'il suffit de donner l'altération chromatique ascendante & la fonction de tierce de cet accord pour le changer en celui de septième de première espèce. Déjà même nous avons signalé cette transformation page i47, dans l'article consacré à l'accord de septième de seconde espèce. En voici du reste un exemple fort usité, et que, pour cette raison, nous donnons au moyen du chiffrage analytique.
MODE MAJEUR
Indication des accords et de leur position dans réchelle du mode.
Espèce des accords de septième.
§. 422. Vaccord de septième êe troisième espèce qui a son siège sur le second degré en mineur, et dont nous avons traité fort au long §§. 88, S9, 90 et 9i, se transforme aussi en celui de septième de première espèce ; mais pour cela il faut donner l'altération chroma-
STRUCTURE DES ACCORDS. i%l
tique ascendante simultanément à la fonction de tierce et à la fonction de quinte de cet accord. Moyennant cette double altération, la formule précédente peut se transposer en mode mineur.
■ODS ■niBum.
Indication des ac*cords et de leur position dans l'échelle du mode.
Espèce des accords de septième.
§. 123. L'accord de septième de quatrième espèce, traité §§. 92, 93, 94, 95, 96, 97 se prête à une transformation analogue. Il suffît effectivement d'abaisser d'un demi-ton chromatique sa note septième pour le changer en un accord de septième de première espèce. En voici un exemple:
MODULATION D*UT KAlMim MN RE HUlICm.