Partie supérieure
Parties intermédiaires.
Basse
Sifc]/- 1 Fa
l Ré
Sol
"NSill Ut Mib
Ut
Solb
Chiffrage analytique.
Ton d'I/ir mineur.
Ton de Si\^ majeur.
Le premier accord de cet exemple est celui de septième dominant^ en Ut mineur ; et l'agrégation qui apparaît au l*' temps de la seconde mesure , présente la suspension ascendante ou inférieure de la fonda
mentale Vt dans Vaecord de quinte mineure
Solb employé dans son second renversement,
Mi]}
Ul et transporté au sein de la tonalité de Si\^
STRUCTURE DES ACCORDS. i89
majeur par TaUéralion chromatique descendante du sixième degré de Téchelle du mode, (déplacement permis ainsi que nous l'avons dit précédemment page i49, §. 89). Or, l'agrégation qui se voit au premier temps de la seconde mesure de l'exemple ci-dessus, est précisément notre accord de septième majeure avec tierce et quinte mineureSy placé sur le second degré du mode majeur où il fait partie de l'harmonie altérée tout à la fois par formation et déplacement.
L'exemple que nous venons de citer établit la possibilité de l'emploi de l'accord de septième majeure avec tierce et quinte mineures, et lui assigne pour siège le second degré de l'échelle, c'est tout ce que nous voulions constater. Toutefois, nous engageons le lecteur harmoniste à en essayer la réalisation sur le second degré en mode mineur. Quant aux degrés i et 4 en majeur et 6 en mineur , bien qu'ayant naturellement la septième majeure, ils ne peuvent servir de siège à notre accord, à cause de la nature de sa quinte qui amènerait sur ces degrés des sons étrangers à la tonalité.
§. i29. Revenons maintenant aux combinaisons que donnent les éléments constitutifs de l'accord naturel de septième de seconde espèce , qui sont : deux tierces majeures et quatre tierces mineures. Parmi ces combinaisons celle qui suppose la tierce mineure = — 3, et la quinte juste = +4 — 3 , donne pour l'intervalle de septième -t-4 — 3 — 3== — 2, c'est-à-dire une septième mineure. On retombe ainsi sur Faccord de septième de seconde espèce lui-même.
§. 130. En combinant la tierce mineure = — 3 avec ia quinte majeure =4 + 4, il nous reste, pour l'évaluation de la distance de la fonction de septième à la fondamentale, trois tierces mineures dont la somme — 3 — 3 — 3= — 9 constitue l'intervalle de septième diminuée. Gonséquemment la présente combinaison nous donne
/ Pab mais comme elle embrasse i7 upe agrégation telle que: | çl^; quintes sur l'échelle générale,
( Sol elle doit être exclue du catalogue des accords. Il est d'ailleurs facile de voir qu'elle rentre enharmoniquement dans une combinaison déjà examinée, car si l'on remplace le Fab par son homophone Mi^ , et que l'on prenne cette dernière note pour fondamentale de l'agrégation , on a :
Gpogle
i90 LIVRB PREMIER.
St\^ qui n'est autre chose que l'accord de ieptième majeure avec
^^^ tierce et quinte mineures, décrit S. d27. Mi ^ •
§. 431. Passant enfin aux combinaisons de la tierce majeure avec les trois espèces de la quinte , on a d'abord :
Tierce majeure = + 4.
Quinte mineure = — 3 — 3= — 6,
et par conséquent il nous reste, pour évaluer l'intervalle de septième de l'agrégation , une tierce majeure et deux tierces mineures , ou : -1-4 — 3 — 3 = — 2, ce qui donne une septième mineure. Par suite
1 e Ar. i>« ( «?i ^^f ^'^st là un des accords connus, celui qui la forme de 1 a- \ jR^k ' , , , ^ , , . ' ^
i ^t > ^^^ tableau donné au chapitre III , sous grégation est: ^ ^^^ j^ g g,^ ^^^ ^ ^o ^3^ ^^ ^^ ^^^^
sous le nom d^accord de eeptième mineure avec tierce majeure et quinte diminuée. En changeant Tépithéte de diminuée appliquée à la quinte, en celle de mineure^ on aura la désignation exacte de l'accord en question , accord bien connu qui se pratique presque toujours dans son second renversement, et que l'on désigne ordinairement sous le nom d'accord de sixte augmentée avec quarte.
« On peut l'obtenir, dit Barbereau (1), par l'altération ascendante de la fonction de tierce dans l'accord de septième de troisième espèce. On peut aussi le faire dériver de Taccord de septième de première espèce par l'altération descendante de sa quinte. » Le même auteur fait remarquer qu'on obtient une agrégation toute semblable en haussant la quinte de l'accord de neuvième dominante majeure , et retranchant sa fondamentale; mais l'impression tonale des deux accords est essentiellement différente et ne permet pas de les confondre. En effet, soit qu'on le dérive de Taccord de septième de troisième ou de première espèce, sa fondamentale est le second degré en mode mineur ou en mode majeur , tandis qu'en le dérivant de laccord de neuvième dominante majeure , il a son siège sur la dominante. Dans les deux premières hypothèses , sa résolution normale (à la quinte inférieure) a lieu sur Taccord majeur de la dominante, tandis que
(1) Tome I, cliapitre XXVm.
STRUCTURE DES AGCSORDS. 491
dans la troisième supposition cette résolution se fait sur l'accord de la tonique et fen mode majeur seulement.
Voici quelques exemples de l'emploi de l'accord de sixte augmentée avec quarte, en mode mineur.
Fig. 46.
En (a) l'accord dissonant est précédé et suivi de Taccord parfait majear de la dominante, ce qui pemiet la préparation de la quarte majeure entre la note de basse Bé\^ et la fondamentale SoL En (h) 11 est précédé de l'accord parfait du premier degré et suivi de celui du cinquième y la préparation de la quarte n'est donc pas possible; mais on remarquera que la note septième Fa étant préparée par l'accord précédent, l'attaque simultanée de cette note et de la fondamentale n'a point lieu; or, c'est cette attaque simultanée qui surtout doit être évitée. — En (c) Paccord est précédé de celui de septième de troisième espèce placé sur le même degré , dont il présente ainsi une altération. Dans ces trois exemples la résolution a lieu à la quinte inférieure sur l'accord parfait majeur de la dominante.
Le lecteur , en parcourant les exemples harmoniques répandus dans le courant de cet ouvrage, rencontrera fréquemment t accord de sixte augmentée avec quarte. Nous allons signaler les cas les plus saillants. Page 106 9 fig* 15, dans le passage emprunté au Guillaume-Tell de Rossini , l'accord en question occupe la seconde moitié de l'avant-dernière mesure; la première partie de cette même mesure contenant un accord de septième dominante dans son premier renversement, nommément celui dont la note fondamentale est à la tierce mineure au-dessus de celle de l'accord altéré; d'où il résulte que l'intervalle de sixte augmentée est amenée par un double mouvement chromatique et contraire entre la basse et le chant. Page 107, fig. 16 (6), on voit le même accord au deuxième temps de la seconde mesure; comme dans l'exemple précédent, il fait sa résolution normale sur l'accord du cinquième degré. Page 174, fig. 41 , dans la dernière mesure, l'accord parait au 1» temps et reçoit sa résolution normale au 2« temps. Dans cet exemple, non seulement la quarte (entre la note «le basse et la fondamentale de l'accord], est préparée; mais la note septième l'est également. Page 477, fig. 42, l'accord de sixte augmentée avec quarte, se remarque à l'extrémité de la septième mesure, et se résout au premier temps de la
mesure suivante sur Faccord parfait du premier degré dans son second renversement, ce
qui est y entre notes fondamentales, une révolution à la seconde inférieure^ très-propre
à un acte de cadence parfaite, comme on le voit par notre exemple. On aura remarqué
que dans plusieurs de -5 ^^ ^^^^^^^ ^^ ^^^ ^^.^^^
ces exemples l'accord : — Zl
§. i32. On a VU plus haut que l'agrégation de septième mineure avec tierce majeure et quinte mineure , peut provenir non seulement de l'altération descendante de la quinte dans un accord de septième de première espèce , ou de l'altération ascendante de la tierce dans un accord de septième de troisième espèce, mais encore de l'altfration atcendante de la quinte dans un accord de neuvième dominante majeure dont on retranche la note fondamentale (voir §• i3i). Afin de faire juger de la différence d'impression tonale qui résulte de ces deux acceptions de la même agrégation de sons^ nous les plaçons en regard l'une de l'autre dans la figure 47. En (a), à l'extrémité de la première mesure , Vaecord de septième mineure avec tierce majeure H quinte mineure , paraît comme altération d'un accord de septième de première espèce, placé sur le second degré en. Fa mineur. En (b) aussi , à l'extrémité de la première mesure , il se montre comme altération d'un accord de neuvième dominante majeure, placé sur le cinquième degré en Lab majeur.
Fig. 47.
mMà
ffm
rr
zm
La!> ^fai^ ^Lal»
la^ \
§. 133. Bien que le second renversement de l'accord altéré de sep'* tiéme mineure avec tierce majeure et quinte mineure, soit de beaucoup le plus usité, on pratique cependant aussi cet accord dans ses autres
positions ; son troisième renversement se rencontre même avec quelque fréquence dans la musique moderne ; mais l'état direct de l'accord et son premier dérivé sont moins usités. Dans l'emploi du troisième renversement, on a soin de placer la fonction de tierce au-dessus de celle de quinte, afin d'éviter Tintervalle harmonique de tierce diminuée et de le remplacer par celui de sixte augmentée, qui en est le renversement et qui présente moins de dureté.
Fig. 48.
§• i34. Revenons actuellement aux éléments constitutifs de l'accord de septième de seconde espèce (2 tierces majeures et 4 tierces mineures) et formons une agrégation dont la tierce soit majeure = + 4, et la quinte juste =+4 — 3 = i, il nous restera trois tierces mineures pour évaluer la septième qui, par conséquent, sera diminuée,
et la forme de ( «f ^"^^^ ^"^ n'embrasse que 13 quintes
„ , . < c' ' sur l'échelle générale , et qu'elle satisfait
1 agrégation sera : j *^* j. • • » ^ . 1 a
^ ° [Sol ^^^ conditions imposées a tous les accords
de 4 sons, il semble que ce soit encore là un véritable accord altéré; et pourtant cette agrégation présente une particularité indiquant qu'elle ne doit pas être inscrite au catalogue des accords de 4 sons. Cette particularité consiste en ce que présentant la même somme algébriqw de termes que Vaccord naturel de septième de seconde espèce . ou qui revient au méme^ étant formée des mimes éléments , elle rentre enharmoniquement dans cet accord naturel.
^^^ reproduit enharmoniquement un accord de septième de seconde espèce.
Sol Pour cela il suffit de remplacer le Fab
Constatons d'abord que l'agrégation:
!Fah Ré Si Sol
l'agrégation
194 UVRB PREMIER.
par son homophone J/tH ; { nî ^I^^ ^'^^ "^« ^^ P»"« ^«^ ( ?^
*^ , ^ ^ ., < ?! le 1« dérivé de l'accord < f ,
on a de cette manière: J "^^ i *.. , «. , I -jot
( 5oi de septième de 2* espèce: ( jf;
C'est ainsi que précédemment (voir page 181 la remarque) en examinant les agrégations conjuguées par la somme algébrique de leurs termes avec raccord naturel de septième de première espèce, nous en avons trouvé une qui reproduit enharmoniquement faccord de septième majeure avec tierce mineure et quinte juste, accord formé des mêmes éléments que celui de T dominante. A la vérité celle-là embrassait sur l'échelle des quintes une étendue déplus de 15 unités, tandis que ^^1^ n'en embrasse que 13; mais il suffit qu'étant ç . formée des mêmes éléments , elle rentre enhar- SqI moniquement dans l'accord principal du système dont elle fait partie pour qu'on ne doive pas la compter comme une individualité distincte. Déjà dans le système des intervalles on trouve quelque chose de pareil dans l'identification, au moyen du tempérament, d'un son distant de 12 quintes d'un son pris pour point de départ avec la septième octave de ce son initial, bien que dans la réalité absolue 12 quintes justes donnent un son plus élevé. (Voir dans le Résumé d'acoustique l'article Tempérament.)
Peut-être objectera-t-on que, si l'on rejette une agrégation de sons, parce qu'elle rentre enharmoniquement dans un accord moins complexe, c'est-à-dire embrassant une moindre étendue sur l'échelle des quintes , il faudrait par la même raison rejeter l'accord de sixte aug^
mentée avec quinte juste, tel que;
Mais cette objection n'a aucune solidité; d'abord parce que ces deux dernières agrégations n'offrent pas la même somme algébrique de termes, c'est-à-dire ne sont point composées des noêmes éléments, et en second lieu parce que faccord de sixte augmentée avec quinte juste n'est même pas originairement un accord de 4 sons, mais un accord de 5 sons privé de sa fondamentale , ainsi qu'on le verra plus
C Miti loin. Il est facile de I ^^ ne saurait être un accord de quatre
nui ail |jar id lutsiiic lai^uii icjctcr § wxuiw fjbc 9iici€ aujf*
1 n^ lequel enharmoniquement revient ^ \ n^
J *^* l'accord de septième de l'* espèce : j ^i i Sol \ Sol.
'M Ré ( Sol
voir que l'agrégation : j ^^ sons , en I^ mettant sous la forme
Sol
STRUCTURE DBS ACCORDS. 195
i^f qui montre que dans un tel accord la fonction de tierce serait ç j à distance de tierce diminuée = — 40 quintes de la note fonjlfi^ damentale, ce qui ne peut a'voir lieu dans aucune classe d'accords, ainsi que nous Tavons dit précédemment.
Une observation bien propre à faire adopter notre manière de voir à regard de ragrégcUion de septième diminuée avec tierce majeure et quinte juste, c'est que ni en mode majeur ni en mode mineur une telle agr^ation ne pourrait s^effectuer sur les degrés 4,2,4, 5 et 6 , (c'est-à-dire sur ceux qui sont les sièges principaux des accords, sans qu'il en résulte l'introduction d'un son étranger à la tonalité. Cette impossibilité n'existe point, il est vrai, pour les degrés 3, + 4 et 7 en mode majeur; toutefois nous ne pensons pas que l'on admette jamais des harmonies telles que les suivantes , en prenant même toutes les précautions possibles pour en sauver la dureté.
mauvais