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TABLEAU DE STRUCTURE

DE l'accord de NEUYIÈHE DOMINAIO'E MINEURE.

^««»u Evaloalion de l'intervalle

-j-4 ^*®*H de tierce majeure.

'Si Idem de la crainte juste.

~Mié Idem de la septième min.

^^ -|.4 -Sa/ff ZZ^ Si II^ Ré ZZ^ JP*^ W. de la neuvième min.

§. 176. On peut considérer V accord de neuvième dominante mineure comme formé d'une tierce majeure surmontée de trois tierces mineures; mais la meilleure manière de Tcnvisager, c'est de le concevoir comme présentant la réunion systématique de deux accords naturels de trois sons, savoir : de V accord parfait majeur , et de Vaceord de tierce et quinte mineures {accord de quinte diminuée.)

AGCOBD DE ITSVTlÈlIE DOMIlfAIfTB mifBIJlIB.

FoDjtomenUle. ^Tierce. Quinte. Septième. nenTième.

»< +ï~«^tt -3 «' -3 «^~:=r'"^«

Accord parfait majeur. Ace. de tierce et quinte min.

Dans cette réunion systématique, c'est l'accord parfait majeur qui sert de support à l'autre.

§. 177. L'accord de neuvième dominante mineure est pour le mode mineur , ce qu'est l'accord de neuvième dominante majeure pour le mode opposé. Le siège principal de chacun de ces accords est la dominante du mode auquel il appartient naturellement. La résolution a lieu sur l'accord parfait de la tonique; et, dans l'un comme dans l'autre, la fonction de neuvième n'exige aucune préparation.

§. i78. Cependant cette fonction de neuvième a une allure plus libre dans l'accord de neuvième dominante du mode mineur .que dans celui qui appartient au mode opposé. Dans ce dernier accord , en effet, outre l'obligation d'éloigner la fonction de neuvième à dis-

â38 UYRB PREMIER.

tance de neuvième au moins au-dessus de la note fondamentale, il &ut encore avoir soin de la placer aussi in^desMs des fonctions de tierce et de quinte, toutes les fois du moins qu'elle n'est point préparée par une note placée sur le même degré dans l'accord précédent : or , cette seconde partie de la règle ne s'applique pas à la fonction de neuvième de l'accord de neuvième dominante mineure , dans lequel, pourvu que cette fonction soit placée à distance de neuvième au-dessus de la note fondamentale , on peut indifféremment, et dans tous les cas , l'écrire soit au-dessus , soit au-dessous des fonctions de tierce et de quinte» Cette règle observée par tous les compositeurs , ne se trouve pourtant formellement énoncée que dans le seul Traité de composition de M. Barbereau (tomeP', chapitre XX). On dit bien à la vérité que la fonction de neuvième doit être placée à distance de neuvième au moins , au-dessus de la note fondamentale , mais on ne parle pas de sa position à l'égard des autres fonctions ; on ne dit pas non plus que la fonction de septièD>e peut occuper toutes les places, et par conséquent s'écrire dans la partie supérieure^ et cela aussi bien dans l'accord de neuvième dominante majeure que dans celui de neuvième dominante mineure.

On peut voir, page 146, figure 33, au premier temps de la 14« mesure, un exemple de cette dispositioa dans Taceord de neunëne de la dominante, en Vt majeur.

§. 179. On a VU §. dl, pages 150 et 151, que la fonction de neuvième de l'accord de neuvième dominante majettre, ne peut se placer à la basse ; il n'en est pas de même de hk fonction de neuvième de l'accord de neuvième dominante mineure , ladite fonction peut s'écrire à la basse, pourvu qu'on retranche ta note fondamentale de l'accord. Voici des exemples de cette disposition ; nous les empruntons à la page 49 dtr Traité complet et raisonné d^harmonie pratique d'Antoine Reicha.

Fîg. e4.

A.mirMA.

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