chapitre X, §§. 152 et 162; exemple: si ré fa la ut
E' Accord de neuvième mineure et septième diminuée , avec tierce mi- ' neure et quinte juste. Accord nouveau qui embrasse 10 quintes , ce qui le constitue accord altéré , provient du n"* 13 du tableau ; exemple :
mi sol si réh fa. . '
E" Accord de neuvième majeure et septième diminuée, avec fierté et quinte mineures. Accord nouveau qui embrasse 11 quintes sur réchelle des sons , par conséquent accord altéré. Provient de l'applioûtioa de
nos données au n" 10 du tableau; exemple: si ré fa tab u/# ou
mi sol si\f réb faj^.
E'". Accord de neuvième mineure et septième diminuée ^ aeec tierce majeure et quinte mineure. Accord nouveau qui embrasse 13 quintes, par conséquent accord altéré. Provient de Tapplicaticm de nos donntes au n"" 1 du tableau; exemple: si ré^ fa /a{^ ut.
Les autres numéros du tableau en question ne fournissent rien ou font retomber sur des accords de quatre sons.
De Vemploi des quatre accords précédente,
§ 238. E. L'accord désigné par E a été traité au chapitre X d'abord au §. i52, puis au §. 462, où nous avons cité un exemple de Ghérubini.
§. 239. E'. L'accord désigné par E' peut être considéré comme provenant de l'altération descendante de la fonction de septième
dans l'accord naturel mi sol si ré fa , dont nous avons parlé au chapitre X, §§• i54 et 159. Dans le dernier de ces paragraphes nous avons donné deux exemples de l'emploi du susdit accord naturel, l'un en mode majeur, l'autre en mode mineur. Voici un exemple où V accord altéré qui nous occupe est employé avec toutes ses notes :
Fig. 109.
(XareKe harmoni^ve)
§. 240. En supprimant la note fondamentale de l'accord en ques« (ion, on retombe sur un accord altéré bien connu, savoir sur l'accord de sixte augmentée avec gtiarte, accord altéré dont nous avons signalé (chapitre viii, §. 131), trois faces distinctes, et dont nous découvrons ici une face toute nouvelle. H est évident, en effet, que si l'on considère Vaeeord de sixte enngmentée ofoee quarte^ comme provenant de notre accord E' au moyen de la suppression de la fondamentale de ce nouvel accord, on pourra donner au susdit accord de sixte augmentée une nouvelle attribution tonale. Voici un exemple de cette nouvelle attribution :
â 5 parties
ut majeur
Notre accord E' parait ici sans sa note fondamentale (mt), au second temps de la seconde mesure; et, ce qui prouve que la note (mi) est bien la fondamentale de Taccord, c'est la résolution qui a lieu à la quinte inférieure dans la mesure suivante, sur l'accord de septième de seconde espèce qui a son siège sur le sixième degré de Téchelle du mode. Dans cet exemple, comme dans tous ceux où l'on opère la suppression de la fondamentale, cette note latente remplit, comme on le voit, nne fonction régulative très-importante. Nous aurons l'occasion , dans le chapitre consacré aux accords multiples, de revenir sur cette considération d'un grand intérêt pour l'avenir de la science harmonique.
§. 241. £''. Laccord nouveau désigné par E'', embrasse douze termes ou onze quintes sur l'échelle des sons; il est donc dans la catégorie des accords altérés dont les fonctions dissonantes veulent être préparées et résolues successivement. Remarquons d'abord que cet accord est formé par la réunion systématique de Vaccord naturel de tierce et quinte mineures ^ et de Vaccord altéré de tierce mineure et quinte majeure :
ACCORD DE NEUVIÈME MAJEURE ET SEPTIÈME DIMINUÉE, AVEC TIERCE ET QUINTE MINEURES.
Si Ré Fa La\, Ut^
Ace. Ue tierce et qniote mio. Ace. de tierce min. et qatnte maj.
Par suite de ce mode de structure, cet accord peut se ramener enharmoniquement à Vaccord connu de neuvième dominante mineure. Que l'on prenne en efTet pour fondamentale tii#, et que l'on pose: fa = mtH , et la]} = sol^ , on aura :