HT"'«J
êl
^^*«ion To»^-
'••♦on Toi»*'
Or y voici ce qu'il résulte de ces substitutions enharmoniques idéa^ les: c'est qu'au lieu des notes sensibles mi^ et ti(^ qui, dans la fig. il3 descendent chromatiquement sur mth et uth, contrairement à leurs attractions, nous avons les notes /*at| et réb qui en descendant
(1) La philosophie absolue désigne par le mot immanent ce qui existe soas les conditions du temps, et par le mot traneeenâtmt ce qui dépasse ces conditions, comme par exemple, l'idée de FEtre suprtoie dans le déisme. Et elle désigne de plus, par le mot tranteendantal, ce qui est engendré hors des conditions de temps» mais qui trouve son application sous ces conditions, comme par exemple, les catégories de renteo^cment h«miini^ oonMéréas comme SAVoia p^t^ fotiMnt en neas et à priori (par la transcendance) l'un des élémente distincts et hétérogènes de toute réalité, l'autre de ces éléments se trouvant formé par I'êteb qui est hors de nous, et qui , dans tout ce quMI y a de matériel , nous est donné à posteriori par la causalité de nos sens {par Texpérienee^ [Wronski, taoufcooufaiBS IMJ lf«aii3ilMB, page ?§•]
STRUGTURB DÈS ACœADS. 511
"diatoniquement sur cesinèmes notes résolutives mit] et ut^, ne font qu'obéir à leurs tendances attractives. Quant aux notes la\^ et fah, on ne les a substituées aux notes solj^ et m%}s\ que pour faire reconnaître la nature des accords qtii idéalement prennent la place des accords réels de septième dominante. [Les substitutions enharmoniques de la lig. (113)' ne sont là en «fietque pour la^témonstration, et, dans la pratique, on écrit et l'on doit écrire comme dans la iig. 113; de plus , il est facile de voir que les accords substitués ainsi idéalement à ceux de septième dominante ^ reproduisent notre accord altéré E'' privé de sa fonction de tierce]. Quant à la succession fondamentale, il se trouve qu'au lieu de la êuccession irrégulière par tierce mineure supérieiÊre, nous avons la succession norm4le par quinte inférieure, ce qui assurément est extrêmement remarquable.
En terminant cette discussion , nous prions le lecteur de relire la remarque importante, page 300, où il est question d'une résolution inusitée de l'accord de septième dominante , employée par Mozart dans Topera d'Idomenée. Ce rapprochement sera de nature à le convaincre de la merveilleuse aptitude de l'accord dissonant naturel aux transformations enharmoniques 11 pourra reconnaître aussi que la possibilité de pareilles transformations réside dans quelques-uns des ACCORDS NOUVEAUX quc récèlcut nos formules du §. 35, et que le rôle de ces nouveaux accords y est essentiellement régulatif. Le genre d'harmonie qui résulte d'un tel emploi régulatif des accords altérés, s'appellerait avec justesse harmonie transcendantale.
Le premier essai de ce genre d'harmonie a été fait il y a longtemps sur r accord de septième diminuée^ dont nous avons parlé fort au long au chapitre vu , mais on était loin de prévoir alors que tous les accords naturels ou mixtes se prêtaient à des modifications du même ordre.
§. 246. E"'. Il ne nous reste plus à examiner qu'un seul accord de cinq sons , à savoir : Vaceord de neuvième mineure et septième diminuée, mec tierce majeure eê quinU mineure, désigné §. 237 par E"', et formé, comme les acoords E, E', E" étudiés précédemment, par le concours de deux tierces majeures et de huit tierces mineures.
Remarquons d'abord que ce nouvel accord E'" nous présente la
RÉUNION SYSTÉMATIQUE de Voccord de quinte mineure avec tierce majeurty,
et de l'accord parfait mineur.
ACCORD DE NECTIÈIIE MlirSURE ET SEPTIÈME DIMINUÉE 9. ▲TEC QUINTE MINEURE ET TIERCE MAJEURE.
si réj^ fa H ut
Ace. de quinte min. et tierce nug. Ace. parfait minear .
§. 247 La distance de il termes entre les fonctions de septième et de tierce {lalh'-rijjf) ne permet point l'attaque simultanée de ces fonctions ; l'organe auditif confonderait la quarte maxime qu'elles forment, avec la quinte juste (/ob-mtb). Toutefois, on peut substituer enharmoniquement , à l'intervalle de quinte juste déjà entendu , la quarte maxime dont le sentiment musical ne prend conscience qu'au moment de la résolution ultérieure de cet intervalle, comme on va le voir immédiatemen^dans la résolution normale de l'accord en question. Pour obtenir cette résolution normale (celle à la quinte inférieure), il faut considérer le présent accord comme la transformation enharmonique de Vaccord bien connu de septième de seconde espèce, et par conséquent comme propre à opérer l'union de deux tons qui diffèrent de trois accidents à la clef, et qui se trouvent entr'eux dans les mêmes rapports que les tons de Mlb majeur ou d'ut mineur avec le ton de la mineur.
Supprimons en effet la fondamentale si de notre accord E'", et remplaçons le rèi^ par son équivalent enharmonique mi(„ on aura les sons mih , fa, la\^, utj qui forment Vaccord de septième de seconde espèce: fa lab ut mii^y accord qui a son siège sur le second degré en Mlh majeur; ou sur le quatrième degré en ut mineur. Il insulte de là que, réciproquement, par la substitution du rèj^ au i7it{^, on transformera Vaccord natwsel de septième de seconde espèce en notre accord E'" privé de sa fondamentale. Mais , bien que latente ou plutôt idéale, cette fondamentale va nous servir de guide, en transportant le siègede notre accord naturel, transformé ainsi en accord altéré, sur le second degré de l'échelle du mode mineur de la; et en nous sug-> gérant sa résolution à la quinte inférieure sur l'accord parfait majeur de la dominante de ce nouveau ton.
STRUtrrURB DBS ACœRDS. 513
Au moment de cette résolution, la fonction de septième (le la\^)
de notre accord E'" se transformera enharmoniquement en $ol^'^ la
sixte augmentée ï^ recevra sa résolution naturdle sur Toctaye ï"^\ ;
et enfin la fonction de neuvième (ut) descendra d'un demi-ton diatonique sur la quinte (s%) de Taccord parfait. Voici la réalisation de cette harmonie :
Fig. 114.
(ài^ties) cnharmoide
§.' 248. jiutre risolution de Vaccord £'"• Vaeeard de imudî^hm mineure et septième diminuée , cmee quinte mineure et tierce majeure , peut s^employer avec toutes ses notes, et se résoudre sur Taecord parfait de la- tonique en mode majeur , comme dans les exemples (a) et (6) de la figure suivante :
Pédale ée tonique.
L'exemple (a) présente une espèce de cadence parfaite ; l'exemple {B) offre l'emploi de notre accord sur la pédale de tonique. Mais y dans ces deax exemples, la véritable note fondamentale n*est pas exprimée, cette note est sol dominante da ton,
et notre accord : si réj/^ fa la[^ u/ est ici en réaUté an accord plus compliqué, nn a&-
cord de 6 sons privé de sa note fondamentale, nommément l'accord : sol si réj/^ fa /af? ui. C'est ce qu'indique le chiffrage inférieur de l'exemple (a).
§. 249. Il nous reste à donner le tableau des polynômes qui caractérisent chacun des accords E, E', E" et E'" que nous venons d'é-
814 LIVRE PESHmiL
tudier; mceardê formée par k ûonc(mr$ de deua HereBê majftirfi €t de
huit tiercii mimurtê. Yoioi ce tableau :
CLASSIFICATION MATHÉMATIQUE
D£S AGCOUM GOlVJUaUÉS PAt LA 90111IE DE LEUBS TEEMES, AVEC L'AGCOBD