RER
témèses pour lesquelles une gastro-entéro-anastomose avait été pratiquée dans le service du Professeur Cotte. Aucun ulcère gastrique n’avait été découvert.
Aucun autre antécédent pathologique en dehors de ceux mentionnés ci-dessus. La malade hospitalisée le 3 août 1933 dans le service du Docteur Gaté fut soumise d’abord à des injections d’hyposulfite de magnésium avec des applications locales de goudron. Une très grosse amélioration ne tarda pas à paraître et le 6 septembre 1933, la malade quittait l’hôpital à peu près complètement guérie. Elle y revenait bientôt le 7 octobre 1938 pour une récidive de son eczéma dans les mêmes territoires. Depuis cette date, elle n’a pratiquement pas quitté le service et malgré tous les efforts thérapeutiques qui ont été faits, sa dermatose a non seulement résisté mais encore s’est étendue à la presque totalité des téguments, réalisant une véritable érythrodermie.
Tour à tour, l’hyposulfite de soude en injections intra-veineuse, l’Emgé Lumière, la protéose d’Oreil, les extraits spléniques divers, l’autohémothérapie, les autovaccins intestinaux (entérocoques, colibacilles) ont pu à certaines heures apporter de courtes rémissions, mais à aucun moment nous n'avons entrevu de guérison véritable. Cette malade fut envoyée à la Bourboule; on a institué des injections d'insuline (23 injections de 15 unités) en raison d’une glycémie à 1 gr. 60. Elle a reçu entre temps des extraits d’ovaires, des extraits orchitiques. Suspectant le rôle possible d’une « focal infection » d’origine dentaire (caries et kystes dentaires) la denture a été revue et remise en état. Elle fut irradiée par des rayons de Bucky qui ne furent pas plus heureux. Nous n'avons pas mentionné les nombreuses thérapeutiques locales qui tour à tour furent essayées. Tout ce qui pouvait être tenté l’a été. Décou-