‹ Étapes et combats; SouvenirsChapitre 88 sur 100 · CHAPITRE IX Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX Î

c'est de mal faire, de commettre une bévue. Les hommes marcheront, j'en suis sûr.

C'est mon bataillon qui forme la première vaçue, le 2*" et le 3' viennent derrière, puis le . . .* et le . . .* de liçne, enfin le . . .* et le . . .* sont à droite et à gauche pour marcher en pointe.

2 heures. — Les Français commencent à bombarder. Les batteries tirent juste en avant de la tranchée, et si près que je me demande s'il n'y a pas une erreur de pointage. L'attente seule est un supplice. Ne rien savoir, se dire : « Est-ce dans cinq minutes, est-ce ce soir, est-ce demain? » Le cœur bat fort et la gorge est sèche. Je donnerais tout pour que l'ordre d'attaquer soit donné. Je sais que je retrouverai tout mon calme instantanément.

Les quatre sections doivent s'avancer

de front vers la route de Lens, prendre les tranchées allemandes, et puis filer sur la cote 70 en prenant par Loos. Je distribue à ma section des ampoules asphyxiantes, des grenades à main et des petits sachets contenant du coton trempé préalablement dans un bisulfite, et qui devra être retrempé dans de Teau de chaux au dernier moment et introduit dans la bouche et dans les narines, pour anéantir Teffet des gaz asphyxiants.

4 heures, — Le bombardement dure toujours, mais sans le caractère de violence inouïe qu'il avait au début; le restant des pièces ne doit arriver que cette nuit, par conséquent Tattaque peut bien n'avoir pas lieu demain.

Tout le monde travaille : le génie fait des gradins, achève des sapes, les ailil-

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