‹ Étapes sahariennesChapitre 5 sur 11 · V .> Atuiawudices> p^is (fe détritus dans · texte numérisé non relu

V .> Atuiawudices> p^is (fe détritus dans

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. . .lo ov;.tô bourgade ; à côte er ea dehors de

. ...,.^.10 demeure se trouve ua knif (water-closet),

o;i toiu veuaat peut entrer; ces buen-retiro sont

soigneusement eatretenus par les habitants^ et ces

usages dénotent chez eux des notions de morale

et de salubrité tout à fait inconnues dans TOued

Rir , oii rien de pareil n'existe. L'eau d'El Had-

jira est excellente.

Nous avons parcouru aujourd'hui environ 45 kilomètres. Le lendemain, dimanche 15 février, nous quittons notre bivac à 9 heures et demie ; le temps s'annonce magnifique ; le soleil, que nons n'avions pas vu depuis 48 heures, se montre radieux, et, sous son action bienfaisante, on aperçoit les pointes des herbes et des plantes que la pluie de la veille fait émerger du sable. C'est ainsi dans le désert : un jour de pluie fait pousser la verdure, littéralement, à vue d'œil (l).

(t) c Je pus vérifier par moi-môme combien ces pays, » ainsi que me l'avaient dit les Touareg, sont susceptibles i de se fertiliser lorsqu^il pleut ; la petite averse qui était > tombée le 12 septembre, avait suffi pour faire pousser dans » le fond du ravin une masse de petites plantes sur les*

A midi, nous rencontrons Tagha d^Ouargla, Si Mohammed bel Hadj ben Driss, qui s'est porté audevant du général sur la limite de son commandement.

Ben Driss a amené avec lui un goum nombreux et bien équipé ; il a aussi des hommes montés sur des mahara, les célèbres dromadaires du Sud.

Parmi ces derniers, je remarque un mahari blanc, de formes pures, un véritable mahari idéal et conforme à la description du général Daumas; il a pour écuyer (1) un nègre dlnsalah, que Ben Driss, très friand de la mise en scène, a déguisé en Targui et qu'il a armé d'une longue lance ; mais, sous le voile, je reconnais néanmoins le même individu qui vint Tannée précédente à Constantine, et que le général de Galliffet gratifia d'une tabatière en argent, pour le remercier des renseignements donnés par lui sur la route d'Ouargla à El Goléâa.

A 3 heures de l'après-midi, nous arrivons au campement d'Arrifidji (petite broussaille épineuse^

> quelles nos chameaux se jetèrent avec avidité. La joie » que me procura cette verdure fut très grande; je ne pou- » vais me lasser de la contempler. Cette ch(îtive végétation, » auprès de laquelle, en tout autre lieu, je serais passé sans » la regarder, me procura une foule de sensations àgréa^ » blés. » — Bouderba, td., journée du 22 septembre 1858

rtum^rium ad^pressum) : nous y trouvons des puits> oreusés dans le sable, et de l'eau saumâtre. Nous avons fait environ 34 kilomètres.

Le 16^ départ à 6 heures du matin. Nous mar* chons à travers des ondulations de terrain^ parsemées de drine^ de guetaf et de touffes de tamarix. Nous longeons (sur notre droite) la Sebkha Safioun où se jettent Toued M^zab et Toued Nessa. Nous voici en plein bassin de l'oued Mïa; inutile de dire que sebkha et rivières sont à sec. A 11 heures un quarts nous rencontrons les premiers palmiers de Negoussa ; nous montons et descendons des bancs de sable qui défendent l'oasis du côté nord^ et^ à midi^ nous mettons pied à terre sur un vaste emplacement situé en avant de la bourgade.

Le chemin parcburu est de 28 kilomètres. Negoussa présente un aspect quasi moyen âge : elle possède un double mur d'enceinte, percé au nord d'une porte flanquée de bastions crénelés, avec barbacanes, mâchicoulis et le reste ; à dix pas en arrière de cette première porte se trouve la seconde, celle du second mur. Un petit réduit, appiBlé orgueilleusement Easba, sert de logement au cheikh de Negoussa, un descendant des Ben Babïa, les anciens seigneurs de la contrée.

Un fossé de 7 à 8 mètres de largeur^ et plein d'eau^ défend les abords des murailles.

Ce système de fortifications^ excellent d'ailleurs contre des indigènes^ n'a qu'un défaut : sitôt qu'il pleut deux heures/ il y a brèche en plusieurs endroits ; les murs, en terre sèche, croulent et fondent comme neige au soleil; il est vrai qu'il pleut si rarement ! L'intérieur de Negoussa est sombre et triste : plusieurs rues sont voûtées.

La population compte 500 âmes, les habitants parlent le berbère et l'arabe.

Le nombre des dattiers s'élève à 48,000. Après avoir visité l'oasis, nous rentrons au camp, où règne une grande animation : les soldats fourbissent leurs armes et les astiquant avec frénésie ; les cavaliers arabes préparent leurs vêtements des grands jours et donnent double ration d'orge à leurs chevaux.

Nos officiers eux-mêmes se livrent à des occupations de toilette, bien négligées depuis Tougourt; ils se rasent, se cirent les moustaches comme la veille d'une grande revue.

Demain, entrée triomphale à Ouargla, avec fantazzïa brillante à pied et à cheval. Préparons-nous donc, par un bon sommeil, à goûter les charmes, et aussi la fatigue, du jour qui va suivre.

Le 17 février, nous franchissons d'énormes du-

nés qui s'étendent aii sud de Negoussa etse suivent jusqu'à la sebkha ou chott d'Ouargla^ sur lequel nous marchons à sec longtemps avant d'entrer en ville. C'est dans cett-e dépression, qui semble faite exprès pour des courses, que nos cavaliers commencent une fantazzïa échevelée qui dure trois heures et pendant laquelle nous ne cessons^ nous les Européens^ de nous avancer au pas de nos montures à travers la poussière et la fumée des coups de feu. Ben Driss avait bien organisé la fête : il avait convoqué le ban et Tarrière-ban des guerriers Ghâmba, Sâïd Atba et Béni Thour. Tous étaient venus sur leurs coursiers recouverts de housses de soie éclatante ; les 100 cavaliers des Arab R'oraba qui, depuis Biskra, nous servaient d'escorte, se joignirent à ces contingents qui composaient un effectif de 400 chevaux bien entraînés, bien dressés et montés par des hommes vigoureux. A ce nombre, il faut ajouter les fantassins d'Ouargla, armés de tremblons chargés jusqu'à la gueule et dont la détonation produit un bruit d'enfer.

Pour animer les jouteurs, la nouba (musique indigène) de Ben Driss lança dans les airs ses notes les plus aiguës et les plus discordantes ; des nègres, armés de bâtons recourbés, frappaient à coups rapides sur des grosses caisses qui servaient

de basses à Torchestration étrange des fifres et des djouaks (flûtes).

Puis, la nouba se tut ; les cavaliers se formèrent, sur notre flanc gauche, en deux longues lignes de bataille marchant parallèlement à nous ; un grand et beau jeune homme, le frère du kaïd des Sâïd Atba,. s'avança en caracolant sur une admirable jument alezane et entonna la Kassida (chant poétique) de la fantazzià.

En voici la traduction :

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