‹ Étapes vers le crépusculeChapitre 36 sur 53 · LE SUCCUBE · texte numérisé non relu

LE SUCCUBE

Les flammes de l'enfer luisent dans ta prunelle En un reflet charmeur des cœurs jeunes et forts ; Ta stérile beauté chante une hymne éternelle, A l'Amour infécond, ce frère de la Mort !

La roseur qui fleurit ton corps splendide est faite, O Démone ! du sang de tes amants défunts, Qu&tu saoulais d'amour qui tue, en une fête De caresses, de chair pâmée et de parfums !

Dans les enlacements de ton corps de couleuvre Souple et froid, et dans tes baisers l'on croit sentir Passer la mort, parmi les spasmes du plaisir.

Je t'aime ! car tranquillement tu fais ton œuvre De mangeuse de cœurs et d'innocent bourreau, Et ton lit n'est que l'antichambre du tombeau !

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