‹ État Actuel de la Notion de Tuberculose TraumatiqueChapitre 15 sur 35 · VS; | LE · texte numérisé non relu

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En 1925, à la suite d’expériences à peu près identiques, rapportant ses résultats, il affirme que, consécutivement aux fractures, des germes tuberculeux peuvent se rencontrer dans l’os traumatisé, alors qu'ils font défaut dans l’os sain, mais qu’aueune transformation pathologique bacillaire ne s'ensuit.

Bosvreux, en 1937, aboutit aux mêmes résultats, mais conclut que ces bacilles fixés au point traumatisé peuvent demeurer latents, mais aussi provoquer une lésion évolutive lorsque les circonstances deviennent favorables.

D'autre part, Lewanpowsky et ENGEL, ayant inoculé des : bacilles de Kocx à des cobayes, puis irrité chimiquement leurs téguments, ont obtenu des tuberculoses cutanées.

Toutes ces expériences, malgré le désir de leurs auteurs, n’ont pas, nous le voyons, amené à des conclusions bien nettes. D'ailleurs, malgré tous les efforts déployés pour rendre semblables les conditions des expériences et celles réalisées chez l’homme, on ne peut obtenir une similitude absolue ; les recherches faites sur des animaux non allergiques ne peuvent être comparées à ce qui se produit en pathologie humaine.

Que peut-on conclure de la théorie allégant la fixation du bacille de Kocx au lieu tramatisé ? Les opinions sont très diverses. Certains, comme VivanT ou Rizzx, se basant surtout sur les données expérimentales, la repoussent catégoriquement. D’autres n’osent se prononcer.

Pourtant, certaines observations semblent pouvoir confirmer ce processus pathogénique. Celle citée par Morroun nous semble être la plus nette à cet égard :

Un homme de 60 ans, travaillant dans la même usine sans interruption depuis 30 ans, est victime en mars 1944, d’une chute sur la main gauche, qui produit un brusque et violent mouvement de torsion au niveau du coude. La région devient tuméfiée, ecchymotique, l’articulation non mobilisable. Une

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radiographie pratiquée immédiatement montre l'intégrité absolue de la région.

En juin de la même année, persiste une zone fluctuante, bien localisée de la région épitrochléenne, La radiographie

montre encore l’absence de lésions osseuses.

Cet homme reprend cependant des occupations, moins fatigantes, il est vrai, mais il doit arrêter son travail à nouveau, en mai 1945, après avoir souffert sans arrêt depuis sa chute.

A ce moment, MoiRoup, alors consulté, car le volume du coude avait encore augmenté, constate la présence d'une importante tuméfaction de consistance uniforme, sauf en une zone limitée où il note une fluctuation nette.

Téguments non modifiés, pas d’adénopathies ; indolence complète. Seuls persistent quelques légers mouvements de flexion-extension.

Aucun trouble de l’état général.

Une nouvelle radiographie montre une destruction bien localisée du bord interne de l’apophyse coronoïde du cubitus, une mauvaise visibilité de l’interligne, une absence de toute production calcaire dans les parties molles.

On conclut alors à la probabilité d’un ostéosarcome à point de départ cubital, Les lésions s'étendent jusqu’au tiers moyen du bras, adhérentes aux muscles, sans métastase viscérable appréciable ; on pratique une désarticulation de l’épaule.

L'examen anatomique de la pièce ne montre aucune lésion néoplastique, mais un processus inflammatoire de nature tuberculeuse caractéristique. Une radiographie pulmonaire pratiquée alors, montre un infiltrat très net sous-apical droit, avec pachypleurite.

T1 semble, comme le dit Morroup, que, chez cet homme, porteur d’une lésion pulmonaire bacillaire méconnue et latente, le trauma ait bien localisé l'infection tubereuleuse sur une région indemne jusqu’alors.

Aussi, en ce qui nous concerne, nous croyons que cette théorie de la fixation au point traumatisé de B.K. circulant dans le sang ou la lymphe est valable, mais dans des cas peu nombreux.

Troisième théorie :

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