HISTORIQUE
Depuis longtemps, avons-nous dit, on a parlé de tuberculose traumatique ou du moins rapporté des cas de tuberculose survenant après traumatismes divers.
N'’est-il pas classique, en effet, de citer le cas conté par HÉRODOTE : « Phanurchès, général de cavalerie du roi Xerxès, fut retenu à Sardes par une maladie occasionnée par un accident regrettable au moment où l’armée quittait la ville. Son cheval, effrayé par un chien qui se jeta à l’improviste entre ses jambes, se dressa et le désarçonna. Phanurchès cracha le sang et tomba dans une maladie qui dégénéra en phtisie ».
Plus tard, on rapporte qu’à la Cour de France, le Duc de Bourgogne succomba à une ostéite tuberculeuse survenue à la suite d’une chute de cheval.
Puis Porrar, en 1792, publie une observation détaillée où il essaye de prouver la relation de cause à effet entre la tuberculose et un traumatisme. MorToN énonce ensuite la théorie « Phtisis ab hemoptoæ » qu’AnpraL et LÆNNEC ne veulent pas admettre ; ce dernier affirme n’avoir jamais vu la phtisie succéder à une hémorragie traumatique du poumon, alors qu’il accepte l’influence du trauma sur l’éclosion d’une pleurésie, dont il ignore, il est vrai, la nature tuberculeuse. ü