‹ État Actuel de la Notion de Tuberculose TraumatiqueChapitre 7 sur 35 · MATE · texte numérisé non relu

MATE

Mais, en 1874, PerRouD, rapportant des cas curieux de tuberculose chez des bateliers du Rhône, attire à nouveau l'intérêt sur la question. Les bateliers faisaient avancer leurs péniches à l’aide de longues perches dont ils appuyaient l’extrémité sur la région sous-claviculaire ; et, d’après PEerRouD, ces traumatismes répétés pouvaient créer la phtisie.

Ce sont ensuite les travaux de HoFFMANN, JACCOUD, Graves, LeBerT ; de son côté, VernEuIL, en 1877, pense que le trauma ne produit pas la tuberculose mais la « favorise en battant le rappel des diathèses ».

Puis vient une série d’expériences souvent contradictoires. Max ScHauzzer (1878) croit avoir localisé la tuberculose en traumatisant des articulations d’animaux auxquels il avait auparavant inoculé des crachats de phtisiques : maïs LANNELONGUE et ACHARD (1898), JEANBRAU et Roper (1908), Risera y Saxs (1910) disent qu’on ne peut obtenir que des aggravations de lésions déjà existantes. PETrow (1904), lui admet les deux possibilités. Il est vrai que la découverte du B.K:en 1882 avait permis aux successeurs de Max ScHuLLer des expériences plus rigoureuses.

Entre-temps, les lois sur les accidents du travail, promulguées en Suisse (1881), en Allemagne (1884) et en France (1898), donnent un regain d'intérêt au problème. De très nombreuses études médico-légales sont alors faites, entre autres celles de THorxor (1902), Vigerr (1906), Lx- NOIR (1913), Brouarpez et Giroux (1914).

Tous ces travaux ont nettement établi que, si la tuberculose traumatique est une réalité, en dehors des cas très rares d’inoculation, le trauma ne crée pas la tubereulose, mais l’aggrave, la révèle ou la localise. C’est alors que la guerre de 1914-1918, fournissant son formidable matériel humain, permet des études plus poussées, tant en France (SerGenT, Léon Bernarr, Manroux) qu’en Allemagne

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