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que les greffes d’hypophyse. T1 semble bien que les greffes ou extraits, employés à la période post-opératoire, aient atténué ou fait disparaître les symptômes d'insuffisance ; toutefois, les animaux n’ont pas été suivis assez longtemps pour qu’on puisse se prononcer sur la valeur du résultat thérapeutique.
Les auteurs ont préféré sacrifier les animaux assez tôt pour pouvoir observer les modifications subies dans le tissu des greffes. Ces dernières avaient été implantées le plus souvent dans les muscles où dans les méninges ; ils insistent sur l’état d'activité de la périphérie du tissu greffé, contrastant avec les aspects bientôt dégénératifs de la partie centrale. À noter dans un cas, chez un animal jeune, la production d’un syndrome tardif d'insuffisance -coïmcdant vraisemblablement avec l’atrophie de la greffe, et qui céda à une greffe nouvelle immédiatement pratiquée.
D'autre part, l’étude anatomo-pathologique a donné dans toute cette série d'hypophysectomies subtotales, des “résultats particulièrement intéressants et assez homolosues. Re
Le lébe glandulaire de l’hypophyse offre des tendances à une régénération progressive de ses éléments épithéliaux en même temps qu’on note le passage en nombre plus considérable qu’à l’état normal des éléments de la zone interlobaire dans le lobe nerveux.
Nous avons indiqué précédemment, dans notre chapitre histologique, comment devaient être interprétées les formations dites corps énigmatiques ou corps hyalins de la reurohypophyse ; nous avons vu qu’elles représentaient un produit de sécrétion se rattachant à la substance col-
. lorde et traduisaient ainsi@l’activité, simultanément l’acti-
vité des éléments glandulaires de la zone interlobaire, le pouvoir d’absorption de la neuro-hypophyse. L’accroisse-
se DE
ment de leur nombre dans le moignon de l’hypophysectorie incomplète avec phénomènes de régénération, vu à l'origine par Livon, observé dans l’hypophyse après thyroïdeetomie par H. Eting, retrouvé par les expérimentateurs américains, constitue un argument en faveur du passage du produit de sécrétion du lobe glandulaire dans le lobe nerveux (1).
Mais aucun des auteurs étrangers n’a pu tenir compte, pour apprécier l’intensité des phénomènes de régénération ou de sécrétion de la zone interlobaire, de la notion récente des phénomènes nucléaires de sécrétion. Un dernier sroupe d’observations comprend les cas dans lesquels a été réalisée la simple séparation des deux lobes, c’est-àdire la rupture de leurs connexions vasculaires. On sait la gravité ‘attachée par Paulesco à cette intervention ;, d’après lui, en effet, ses conséquences physiologiques et sa gravité n'étaient pas moindres que celles d’une hypophysectomie, et sur 6 animaux, il l’avait vu suivie de mort dans tous les cas. 2
Les expérimentateurs de Johns ous Hospital ont pratiqué 5 interventions de ce genre et n’ont observé que dans 2 cas le tableau de l’insuffisance hypophysaire aiguë ;au point de vue anatomo-pathologique, ils ont observé des . phénomènes dégénératifs de nature et de degré divers dans le lobe glandulaire. Nous avons l’impression que cette intervention, dont l’idée revient à Paulesco, devrait être ‘objet d’une étude spéciale au point de vue des lésions dégénératives consécutives ; il serait intéressant de suivre les tendances évolutives du lobe glandulaire et notamment
-e (1) Livon et Peyron : Sur les pigmentophores du lobe nerveux de l'hypophyse. Compte Rendu, Société de Biologie, 19414.
Pa es la disparition des phénomènes nucléaires de sécrétion après la rupture des connexions interlobaïires.
Telle est rapidement résumée la série des diverses nolions que la pathologie générale de l’hypophyse reçoit de la physiologie. Nous avons laissé de côté la question des sérums hypophysotoxiques, ouverte par les recherches de Masay (1), parce que l’action d’un tel sérum n’a pas encore été confirmée:
À Dès maintenant, notons l'intérêt qui paraît se dégager des méthodes de recherches, employant corrélativemient les notions fournies par l’histologie fixe de l’hypophyse par les données expérimentales et par l’anatomo-pathologie humaine. |
Une telle synergie dans les méthodes de recherches a déjà donné à l’Ecole de Lille (Curtiss. Laguess, Gellé) les beaux résultats que l’on sait pour la pathologie générale ñe la glande endocrine du pancréas ; on est er droit d’espérer, qu'appliquée à la glande hypophysaire, elle permettra après la longue phase des investigations analytiques, de passer à celle des conclusions synthétiques, source ellemême de points de vue nouveaux. |
(D Masay : L'hypophyse, thèse de l'Université libre de Bruxelles
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