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sent avoir été peu marqués ou nuls ; nous renvoyons à ia thèse de Poirier pour l'interprétation théorique de ces faits. Les mauvais résultats de l’opothérapie hypophysaire dans le syndrome de Dercum seraient peut-être en rapport avec l’existence au début d’une phase d’hypergenèse Lypophysaire.
Hiats nerveux et mentaux.
Les documents récents sont encore plus rares ici. MM. MHairet et Bosc n’ont pas obtenu un résultat favorable chez les épileptiques. ; l’opothérapie ne diminue pas le nombre des attaques et provoque souvent des accès délirants.
Caselli a employé l’opothérapie dans deux cas de lipémanie, avec amélioration progressive de leur état psychique. Soler et Chartier ont traité de la même facon 9 cas «accidents mentaux divers. Voici leurs conclusions : « L’opothérapie hypophysaire, dans tous les cas, «à donné des résultats qui ont été déjà signalés : relèvement de la tension artérielle, diminution de la rapidité du pouls, suppression des sueurs 'profuses, amélioration de l’asthénie. Au point de vue psychique, elle à nettement pour effet, dans ces cas en particulier, de faciliter la synthèse de perception et l’associaion des idées, de diminuer la lenteur des réactions volontaires et d'améliorer la mise en train des .diverses opérations mentales. Associée à l’ocréine, l'hypophyse a régularisé l’action excitative de la première. »
Que conclure de ces essais encore peu nombreux ? Il nous paraît difficile d’en tirer des conclusions fermes dans un sens ou dans un autre ; nous pensons, en effet, qu’il manque à ces diverses tentatives des faits anatomopathologiques susceptibles de confirmer l’indication thérapeutique et de justifier l’emploi systématique de l’opothé-
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1apie. Cette conclusion paraît d’ailleurs devoir s'appliquer aux diverses variétés d’affections cliniques dans lesquelles a été tentée l’opothérapie. Il faut reconnaître et déclarer que nous sommes actuellement fort peu fixés sur l’état anatomo-fonctionnel de l’hypophyse, dans la série des états toxiques, infectieux où généraux précédemment énumérés : nous avons résumé les données anatomo-pathologiques relatives à chacun d’eux, mais nous ne dissimulons pas qu’elles sont bien insuffisantes le plus souvent. Sans doute, les auteurs nous apprennent qu'ils ont rencontré certaines :Itérations histologiques pouvant traduire une insuffisance glandulaire ; mais il s’agit ordinairement de notions peu précises ou peu nombreuses ; la question ici n’est pas seulement histologique ; elle est devenue crtologique depuis quelques années ; or, ces modifications cellulaires qu'il serait nécessaire de rechercher ne sont plus décelables sur les pièces habituelles d’autopsie ; il semble bien que certains auteurs, pourtant fami:arisés ave l’histophysiologie bhypophysaire, aient parfois conclu trop rapidement à un état d’hyperplasie ou d’insuffisance fonctionnelle de la glande, alors que leur matériel, prélevé à des autopsies tardives, ne leur permettait pas de telles inductions. D'’ailleurs, même en accordant une valeur appréciable aux documents jusqu’iei recueillis, comment ne pas être frappé de leur rareté ? En particulier dans les affections nerveuses et mentales, aucune étude suivie n’a été faite jusqu'ici. La “eule documentation digne d’être notée est celle tentée
par Laignel-Lavastine (1), qui a groupé une série d’exa- :
inens des glandes vasculaires sanguines chez les mentaux :
(1) Laignel-Lavastine : Les glandes vasculaires sanguines dans les syndromes mentaux. Congrès de Dijon Neurologie, 1908-1909.
STE or ct il semble que beaucoup de ces pièces n’aient pu être prélevées dans des conditions nécessaires pour une étude cytologique.
1 faudra donc, avant de pouvoir se prononcer sur la valeur de l’opothérapie hypophysaire, attendre que des recherches minutieuses aient fixé au préalable l’état anatomo-fonctionnel de l’organe, dans les divers états morbides pour lesquels ces extraits ont été employés un peu au hasard ; et au cours de ses recherches, il y aurait mtérêt à ce que les auteurs étudient systématiquement toutes les glandes endocrines dans chaque cas.
Pour prendre un nouvel exemple, on ne sera fixé avec certitude sur les indications de l’opothérapie hypophysaire dans la myocardite typhique, que lorsque des investigations anatomo-pathologiques- répétées auront démontré un état d'insuffisance histo-physiologique particulièrement marqué de l’hypophyse, contrastant avec l'intégrité ou les lésions peu marquées du myocarde ; or, il est manifeste que ces documents n’ont pas encore été apportés.
On pourrait multiplier les lacunes de cet ordre ; dans l’adipose douloureuse de Dercum, les échecs de l’opothérapie apparaîtront naturels, si l’anatomie pathologique confirme ‘ce qu’elle tend déjà à indiquer, savoir : l’existence fréquente dans ce syndrome d’une véritable néoplasie hypophysaire.
Sans insister davantage, nous dirons donc simplement œue l’opothérapie hypophysaire ne saurait être jugée d’après les résultats ou les échecs enregistrés jusqu'ici ; sa valeur générale ne pourra être dégagée que lorsqu'on aura donné à l’anatomie pathologique, dans la recherche des incications, l’impartance fondamentale qui lui revient.