‹ Etat Actuel de la Physio-Pathologie de la Glande HypophysaireChapitre 5 sur 19 · PAIE · texte numérisé non relu

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ciste dans la migration du nucléole et sa dissolution dans le cytoplasme. On peut considérer comme étant au repos sécrétoire des cellules à cytoplasme homogène, dont le noyau, pourvu d’un nucléole central, bien limité et assez régulièrement entouré de petits grains de chromatine. A l’état d’activité, la cellule grossit et se déforme. Des erains de chromatine se concentrent à la face interne de l: membrane nucléaire. Le nucléole devient excentrique et irrégulier par accumulation à son pourtour de grains de chromatine. Au contact de la membrane, il devient sphérique. Celle-ci se creuse d’une dépression cupuliforme à travers laquelle il passe en se débarrassant de sa chromatine. j’est un pyrénosome. L'identité de ces faits avec les constatations de Vigier dans la glande digestive de l’écrevisse est frappante.

Après l’expulsion, le nucléole se reconstitue assez vite dans le noyau, tandis que l’arrivée de pyrénosome dans le eytoplasma est immédiatement suivie de la formation d’une vacuole claire, absolument constante, qui s'éloigne peu à peu du noyau. Cette vacuole juxta-nucléaire a été chservée et figurée depuis longtemps, mais on y a vu à tort une sécrétion graisseuse (1). Elle est constante sur: des hypophyses dont la graisse a été dissoute.

» Le pyrénosome se gonfle, se vacuolise, s’amincit et prend des formes curieuses en U ou en Y, en flagelle: en eroissant, à rapprocher de celles que Steinhaus a décrites dans le pancréas et dans lesquelles il a voulu voir plutôt que des paranuclei, des inclusions parasitaires peu vraisemblables. |

» Les pyrénosomes peuvent être multiples par suite

(1) Launois : Thèse de doctorai ès-sciences, Paris, 1901.

d’expulsions successives et parfois rapprochées de nucléoles. É

» Leur évolution se termine par leur dissolution dans la zone hyaline vacuolaire. Quand ils ont tous disparu, la cellule revêt un aspect homogène, puis granuleux, en rapport avec l’élaboration cytoplasmique définitive et la reconstitution des chromatines nucléaires.

» 2° Une autre manifestation de l’activité sécrétaire du noyau, susceptible de coexister avec la précédente et plus spéciale aux cellules sidérophiles, est le développement autour du noyau d’un espace clair dans lequel le cytoplasme différencié fait défaut cu n’apparaît que tardivement. Nous verrions volontiers dans cette formation un véritabie appareil faisant communiquer le réseau chromatinien avec le protoplasma différencié (filaments et mottes ergastoplasmiques). Quoi qu’il en soit, tandis que l’auréole s'accroît, le noyau pâlit, en raison de la diffusion qui s’étaklit par osmose à travers la membrane.

» 3° Un dernier aspect dû à la même cause est le plissement et l’état multilobé du noyau, en particulier sur une seule de ses faces. La zone périnucléaire précédente fait défaut, mais aux prolongements ou hernies nucléaires sé juxtaposent autant de vacuoles cytoplasmiques. »

Cet exposé sommaire montre que la notion des phénowmènes nucléaires de sécrétion permet non seulement d’entrevoir des questions ou problèmes nouveaux dans la physiologie de l’hypophyse, mais encore de préciser certains points demeurés obscurs jusqu'ici, en particulier la signifcation des vacuoles du corps cellulaire. Ces vacuoles ont Cté prises par certains auteurs pour une lésion dégénérative de l’hypophyse ou encore pour une altération cada-

vérique (Pirrone) (1) ; d’autres, au contraire, à la suite de Launois, les ne ent exclusivement à la présence de graisse. Ces diverses interprétations doivent être abandonnées.

L’excrétion

Lie produit d’excrétion que l’hypophyse déverse dans ia circulation est représenté par la substance dite colloïde. Cette substance, d’aspect homogène, qu’on trouve répartie sous forme de masses plus ou moins volumineuses dans ies follicules ou pseudo-acinis du lobe glandulaire ainsi que dans ses vaisseaux, offre une constitution chimique encore peu connue. Elle ne possède pas de coloration spécifique et nous ignorons également :e degré de ses affinités avec la substance colloïde du corps thyroïde. Sterzi a noté qu’on ne la retrouve pas dans toute la série de vertébrés ; elle n’existerait qu’à partir des reptiles. D’autre part, l’hypophyse des jeunes enfants et des jeunes animaux n'offre qu’un colloïde peu abondant, alors qu’on en voit beaucoup plus dans l’hypophyse du vieillard. Les faits suivants nous paraissent surtout importants :

1° La substance colloïde est un produit de l’activité normale de la glande, contrairement à l’opinion de cer-

(1) Dans d'autres cellules glandulaires endocrines, la signification des vacuoies à élé également contestée.

C'est ainsi qu'on a rapporté à des artéfacts les vacuoles de la cellule chromabine des paraganglions ; la signification morphologique el la valeur phy siologique de ce système de vacuoles, d'ailleurs bien distinctes des vacuoles hypophysaires, résultent au contraire des recherches de Grynfelit, et de celles d'Alezais.

tains auteurs (Pisenti et Viola, Benda, Gémelli), qui l’ont rapportée à une altération dégénérative. D'ailleurs, elle apparaît dans les néoplasies hypophysaires (Cagnetto, Alezais et Peyron) dans des conditions permettant d’exclure cette dernière hypothèse.

2° Elle ne doit pas être rapportée en propre à un des divers types cytologiques de l’hypophyse (éosinophiles, sidérophiles, basophiles).

Caselli avait pensé que la substance colloïde résultait du mélange d’un produit des cellules éosinophiles et d’un Jroduit des cyanophiles.

3° Il semble néanmoins que sa constitution ne soit pas simple et qu’on doit distinguer en particulier deux substances colloïdes. |

R. Pirrone a décrit depuis longtemps une double origine de la substance colloïde s’effectuant aux dépens des granulations basophiles du eytoplasme (mucine, basophiles) et des granulations fuchsinophiles et éosinophiles (origine nucléaire, colloïde vrai). Dans les tumeurs de l’hypophyse,

Alezais et Peyron (1) ont récemment montré que les amas : de substance colloïde résultaient du mélange en proporlions variables de deux produits, l’un d’origine nucléaire, l'autre d’origine cytoplasmique.

La naissance et le mode d'élimination de cette subs- {ance colloïde à travers les vaisseaux du lobe glandulaire constituent un: des points les plus intéressants de la eytologie hypophysaire. |

(1) Alezais et Peyron : Dualité de la substance celloïde observée dans les tumeurs de l’hypophyse. Association française pour l’avancement des Sciences, Congrès, Toulouse 1911.

De AE

Un histologiste, élève du professeur Prenant, Soyer (1) s’est attaché à l’étude de ce mécanisme et cette partie de ses recherches a été confirmée ultérieurement par Alezais et Peyron. Ces derniers s’occupaient surtout de la genèse et de l’accroissement des substances d’aspect colloïde dans les néoplasies hypophysaires ; nous ne rapporterons pas le détail de leurs observations à ce dernier point de vue, qui est spécial. ,

Dans l’hypophyse normale, la première ébauche d’un amas de substance colloïde est représentée par une petite tache de substance amorphe située à la partie centrale d’un. follicule pseudo-acineux. En réalité, on peut voir en certains points que cette « goutte de sécrétion » résulte de la aégénérescence d’une cellule isolée, autour de laquelle les autres éléments épithéliaux s’organisent «en une couronne radiée comme font les folliculeuses autour d’un vitellus ovulaire ». La petite tache de substance colloïde s’accroît en même temps qu’une des cellules cubiques ou cylindri-

ques 4e la bordure épithéliale prend une coloration fon-

cée et s’étire en longueur. Cet élément cellulaire, pour lequel Soyer propose le nom de cellule de couloir, serait destiné à constituer une voie de communication entre le contenu colloïde et les endothéliums vasculaires du voisinage.

On trouve, en effet, par places, des follicules contenant de la substance colloïde mélangée à des globules rouges et dans lesquels la couronne épithéliale paraît offrir une solution de continuité, correspondant précisément à la fonte dégénérative d’une cellule pariétale ; on est ainsi amené

à penser qu'il existe entre les acini et les vaisseaux « des

(1) Soyer : Contribution à l'étude cytologique de l'hypophyse

humaine, Associalion des analomisles, Congrès de Naney, 1909.

LL) if rapports non seulement physiologiques, mais angio-génétiques » (Soyer).

La cavité du pseudo-acinus hypophysaire mettrait ainsi en liberté dans les capillaires la substance colloïde contenue dans son intérieur ; à sa période d’état, elle perdrait en quelque sorte la signification d’un acinus, pour devenir un renflement vasculaire incorporé au système de la circulation hypophysaire.

Dans cette conception, on conçoit également qu'après dislocation d’un follicule rempli de substance colloïde, les cellules de la bordure changeant leur orientation, se reconstituent en éléments pariétaux autour d’un nouvel élément dégénéré servant de point de départ à une nouvelle élaboration de substance colloïde. |

Les observations d’Alezais et Peyron sur l’hypophyse normale tendent à confirmer dans ses grandes lignes le processus indiqué par Soyer pour l’élimination de la substance colloïde ; mais c’est surtout l’examen des adénomes et épithéliomas hypophysaires au début qui leur a montré l’absence d’une démarcation nette entre les vaisseaux et les/cordons épithéliaux de‘l’hypophyse. « Il est toujours imprudent de conclure de l’aspect statique des organes ou des tissus à l’interprétation dynamique des phénomènes qu’ils présentent. Maïs celle-ci nous paraît la seule capable de rendre compte de toutes ces figures de passage que l’on rencontre entre une coupe de vaisseau vrai et une cavité colloïde de l’ordre des pseudo-acini. Elle explique aussi cet aspect tantôt sénile, tantôt embryonnaire que présente, de l’aveu des observateurs, une partie du système circulatoire intrahypophysaire » (Soyer, Loc. citato).

Cette effraction de la paroi vasculaire entraînant une communication des cavités endothéliales avec les éléments

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+landulaires, rappelle les dispositions observées au niveau de la médullaire surrénale par Hultgren et Andersson, au niveau de la couche réticulée du cortex surrénal par Mulon. Mais on sait que ces derniers faits sont encore discutés et, d’autre part, l’analogie est incomplète, car dans les capsules surrénales, il s’agit simplement de rapports pariétaux entre un cordon epithélhial et un endothélium, tandis que dans l’hypophyse, la discussion porte sur les rapports qu’affecte le système vasculaire avec le conteru du foilicnle.épithélial. Par contre, on conçoit mieux l’assimilation avec les aspects analogues d’effraction vasculaire signalés au niveau du corps thyroïde par Schmidt.

Quoi qu’il en soit de ce mécanisme intéressant de l’excrétion hypophysaire, la substance colloïde se vide dans les cavités endothéliales du système vasculaire de l’hyporhyse ; et c’est tout à fait hypothétiquement, semble-t-il, que certains auteurs ont parlé d’une élimination par les voies lymphatiques ; l’existence d’endothéliums lymphatiques dans l’hypophyse ne nous paraît pas avoir été démontrée, même par les auteurs qui en parlent le plus volonters et la présence de substance colloïde dans ces formations encore discutées semble être exceptionnelle.

Mais la substance colloïde ne s’accumule pas seulement & l’intérieur des cordons épithéliaux et des vaisseaux intercalés ; on la trouve également à l’intérieur des lacs ae la région interlobaire. Ces dernières formations, de dimensions souvent considérables, se constituent comme les follicules ou pseudo-aeini dont nous venons de résumer l’évolution, mais elles s’en différencient nettement dans la suite de leur développement. Elles s’accroissent en effet par la fonte de leurs cellules de revêtement et, d’autre part, ne paraissent pas se mettre en rapport direct avec les vaisseaux ; le mécanisme de l’excrétion de la substance

colloïde qu’ils renferment est encore obscur. Soyer a bien émis l’hypothèse que ces lacs se videraient peu à peu pendant les périodes d'inactivité relative par l’action épuisante des lymphocytes qui viendraient les assiéger en foule, et s’y hyperchromatiser aux dépens de ces réserves de colloïde accumulée ; mais il paraît difficile de confirmer ce processus.

Quoi qu’il en soit, la substance colloïde des cavités endothéliales et des lacs interlobaires est destinée à passer dans la cireulation générale ; mais ici se pose une question d’un intérêt fondamental dans la physiologie hypophysaire : les vaisseaux conduisent-ils les produits d’excrétion directement dans la circulation générale, ou bien l’amènent-ils, soit en partie, soit en totalité dans le lobe nerveux, qui prendrait ici la signification physiologique d’un appareil d'absorption ? :

Il ne semble pas que jusqu'ici les auteurs se soient suf-

fisamment préoccupés de ce problème ; en particulier les anatomistes, qui se sont surtout attachés à la question de l’existence ou de la non-existence d’éléments sécréteurs autochtones dans le lobe nerveux, n’ont pas dirigé leurs investigations de ce côté ; la méthode des reconstructions serait peut-être susceptible de donner des renseignements intéressants sur la confluence probable dans le lobe nerveux d’une partie des capillaires du lobe glandulaire. Ce sont surtout les physiologistes qui attirèrent l’attention sur celte voie d'élimination ; presque simultanément, les physiologistes d’Edimbourg, Schafer et Herring () et

(1) Herring : The histological appearances of the mammalian pituitary Body, A contribution to the comparative physiology of the pituitary body; the effectsof thyroïdectomy upon the mammalian piluitary. Preliminary note Quarterly Journal of experimental physiology 1,2 et 3, 1908.

en France M. Livon (|) insistèrent sur certains aspects tendant à indiquer une pénétration de la substance colloïde clans le lobe nerveux, dans l’hypophyse normale, et surtout dans l’hypophyse du chien thyroïdeetomisé, ou dans l’adérome de régénération hypophysaire consécutif à une hypophysectomie incomplète. Le mécanisme de ce passage serait d’ailleurs très complexe, la substance colloïde étant susceptible de passer directement dans certains vaisseaux du lobe nerveux où on la rencontre et paraissant, d’autre r'art, subir des modifications dans la zone interlobaire au niveau des pigmentophores du lobe nerveux. L'étude de ces derniers éléments est particulièrement intéressante en raison de la genèse possible des granulations pigmentaires aux dépens d’une substance colloïde transformée. Dès maintenant, il semble hors de doute qu’on doit considérer comme erronée (Livon et Peyron) l’opinion émise par Soyer d’un rôle régénérateur des pigmentophores VIS-àvis des éléments du lobe glandulaire. On sait d’ailleurs, en particulier depuis l’étude minutieuse de Kohn, que ces éléments pigmentaires du lobe nerveux sont d’origine névroglique. | {

En résumé, toute une série de faits sur le développement desquels nous ne pouvons insister ici, tendent à indiquer que le produit de sécrétion du lobe glandulaire de l’hypophyse est susceptible de passer dans le lobe nerveux et de se modifier ou se concentrer au niveau des éléments de ce dernier ; et d’autre part, la physiologie montrant,

(1) Livon : Passage de la sécretion de l'hypophyse par voie nerveuse (Comptes rendus, Société de Biologie, 1908). — Livon et Peyron : Sur les pigmentophores du lobe nerveux de l'hypophyse (Comptes rendus, 1d., 1911).

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comme on verra plus loin, que le premier est inactif et le second seul actif au point de vue de la tension sanguine et de la diurèse, confirme l’importance de ces connexions. Toutefois, au cours des néoplasies du lobe glandulaire de l’hypophyse, le lobe nerveux, habituellement comprimé, refoulé ou détruit, ne paraît pas montrer de disposi- ‘ons, en particulier vasculaires, favorables à l’hypothèse d’un rôle d'absorption ou d’élimination de la substance colloïde.

Comme on voit, l’étude des connexions physiopatholosiques des deux lobes est encore entourée d’incertitude ; et parmi les faits jusqu'ici observés, certains ne laissent pas d’être contradictoires ; des recherches analytiques 1ainutieuses sont encore nécessaires pour qu’on puisse passer à la phase des conclusions.

La sécrétion graisseuse de l’hypophyse

Outre la substance colloïde, l’hypophyse élabore à l’état normal de la graisse dans le corps même de ses éléments cellulaires.

On sait d’ailleurs que cette fonction ne lui est pas spécale et que de nombreux organes, tels que les capsules surrénales et le foie, en produisent également. La nature chimique de ces graisses, qui seraient analogues aux graisses surrénales, est assez mal connue ; leur localisation dans la cellule est multiple ; elles s’y présentent sous la forme de petites masses de dimensions variables, conte: nues dans des vacuoles ; ces granulations graisseuses se retrouvent à l’intérieur des vaisseaux, au milieu des amas de matière colloïde et jusque dans le corps des leucocvtes.

A noter à ce propos l’inexactitude des notions classi-

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ques depuis le travail de Launois :; cet auteur, qui ne paraît pas avoir entrevu les phénomènes de sécrétion précédemment résumés, d’après les idées d’Alezais, rapporte toutes les vacuoles des cellules hypophysaires à la sécrétion graisseuse ; de sorte que le degré de vacuolisation des cellules hypophysaires d’une glande fraîche permettrait de juger de son état de sécrétion graisseuse. Il est évident, après ce que nous avons dit précédemment, que la vacuolisation en rapport avec les phénomènes nucléaires de sécrétion doit être distinguée de la simple vacuolisation graisseuse.

Pour terminer ce chapitre rapidement résumé de l’histo-physiologie hypophysaire, qu’il nous suffise d’indiquer les notions suivantes

1° Les divers types cytologiques décrits en premier lieu ne représentent pas des éléments morphologiques absolument distincts, et on s’accorde : plutôt aujourd’hui, à la suite de Benda et Launois, pour y voir surtout des stades fonctionnels différents d'éléments univoques ; le groupe des petites cellules dhromophobes et syncitiales représente pour tous les observateurs une catégorie d'éléments en cours de repos où en voie de régénération.

2° Certains aspects tendent d’autre part à démontrer que la destinée des éléments du lobe glandulaire ne se borrerait pas à la production de la substance colloïde ou des granulations graisseuses ; on rencontre, en effet, à l’intérieur des vaisseaux du lobe glandulaire, une série de vestiges nucléaires ou eytoplasmiques, dônt le mode ultérieur de disparition est encore trop imprécis pour qu’on puisse présumer leur signification histo-physiologique. d'elles sont les gouttelettes ou granulations intra-vasculaires qui se rattacheraient peut-être à la constitution des amas de substance colloïde, les corps en fagots ou en pa-

quets intra-vasculaires, si caractéristiques des vaisseaux hypophysaires ct qui représenteraient des débris connec- Üüfs ou endothélhaux entraînés dans la circulation à la suite de l’mvasion sanguine et du remaniement incessant des follicules épithéliaux ; mentionnons surtout l’existence de noyaux punctiformes ou pycnotiques et d'éléments cytoplasmiques achromatiques mêlés aux globules rouges et rappelant ces derniers par leurs affinités colorantes. C’est l’étude de ces dernières formations qui a posé la question des aspects hématopoiétiques de l’hypophyse {(Soyer, Alezais et Peyron) (1). Nous laisserons complètement de côté ici cette question, d’ordre particulier, et qui uppelle d’ailleurs de nouvelles recherches.

(1) Alezais et Peyron : Sur la présence de globuies rouges nucléés dans les vaisseaux sanguins de lhypophyse humaine. Comptes rendus, Sociélé de Biologie, 1910.

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