‹ Etat Actuel de la Physio-Pathologie de la Glande HypophysaireChapitre 6 sur 19 · LES LÉSIONS DE LA GLANDE HYPOPHYSAIRE DANS LES MALADIES · texte numérisé non relu

LES LÉSIONS DE LA GLANDE HYPOPHYSAIRE DANS LES MALADIES

Ce dernier chapitre se rapporte à des notions d’importance capitale pour la pathologie hypophysaire. Malheureusement, les faits publiés sont relativement peu nombreux et, d’autre part, certains observateurs se contentent de descriptions vraiment trop succinctes, dans lesquelles. en ne trouve pas l’indice des notions récemment apportées sur la cytologie du lobe glandulaire. D'autre part, il est évident que les observateurs même familiarisés avec l'histophysiologie hypophysaire ne pourront aborder ces investigations qu’en opérant sur du matériel fixé quelques heurés après la mort et n’ayant pas été soumis aux altérations cadavériques. Il serait désirable aussi que la des cription des lésions fût plus souvent accompagnée de figures. Enfin, 1l faut reinarquer que, jusqu'ici, à peu près tous les auteurs se contentent d’examiner l’hypophyse isolérent ; 11 nous paraît superflu de répéter que les lésions une glande endocrine étant toujours liées à la physiopathologie des autres, leur examen isolé ne comporte qu’un faible intérêt. |

Ces réserves étant faites, nous allons résumer rapide-

TÉROS

ment, pour les divers états physiologiques ou pathologiques, les conclusions des recherches poursuivies.

L Etats physiologiques

La grossesse. — On doit considérer comme constante l’hyperplasie hypophysaire à un état avancé de la grossesse ; Comte l’étudia un des premiers ; Launois et Mulon conclurent également à un hyperfonctionnement surtout en rapport avec l’augmentation des cellules sidérophiles. Thaon trouva dans le même ordre d’idées une augmentation de la colloïde. Plus récemment, Ærdheim et Stumme (1) ont fait de cette question l’objet d’un travail considérable basé sur l’examen de 150 cas. L’hypertrophie hypophysaire constante d’après eux se traduit macroscopiquement par une coloration uniformément blanche, substituée peu à peu à la coloration gris-rougeâtre normale. Cette dernière réapparaît quelques semaines après l’accouchenent et le volume diminue progressivement au cours de l’allaitement, les modifications persistent jusqu’au septième mois qui suit l’accouchement. Parfois, plusieurs années après, l’hypertrophie hypophysaire est susceptible de persister. Enfin, chez les multipares, l’hypertrophie de la glande $e reproduit plus marquée à chaque grossesse.

La vieillesse. — Ta sclérose hypophysaire sénile à été constatée par tous les observateurs ; des discordances se sont manifestées au sujet de la signification de la substance colloïde que certains auteurs avaient considérée à

(1) Erdheim et Stumme : Beitrâge zur pathologischen Anatomie, 1909. |

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