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tort, ainsi que nous l’avons indiqué précédemment comme d’origine dégénérative. De même, il y a discordance au sujet du type cellulaire prédominant. Parhon et Godstein auraient observé une prédominance de la substance colloïde eyanophile.
IE Etats infectieux
Variole. — Les seules observations sont celles de i'haon, basées sur cinq cas. Pas de modifications dans le strema. Toutefois, nodules infectieux assez fréquents avec hémorragies, vésicules du hile distendues par la substance colloïde ; lésions des épithéliums très marquées, formes plurinuclées, dégénération du noyau à divers degrés et suivant les divers types.
Erysipèle. — Observation isolée de Thaon qui, dans un cas mortel, trouva une légère congestion hypophysaire sans lésions épithéliales.
Scarlatine. — Parhon et Goldstein signalent dans un eas l’absence de cellules cyanophiles.
Pneumonie. — Les constatations de Torri, Thaon, Arthur, Delille et Dialti, s'accordent sur l’existence de la congestion avec accroissement de cellules chromophiles.
T'étanos. — Les constatations de Torri, dans deux cas, et de Thaon, dans deux autres, ne sont pas absolument concordantes, le premier signalant simplement l’hypertrophie des chromophiles, et le second ayant rencontré des lésions dégénératives massives dans un cas.
EX D0 ue
Fièvre typhoïide. — Torri, dans 5 observations, signale l’hyperplasie des chromophiles avec rareté relative de la substance colloïde. Thaon, dans 2? cas où la maladie avait été de courte durée, signale l’abondance des chromophiles et de la colloïde, tandis que dans un troisième, où la mort survint après des rechutes successives, il n’y avait plus de colloïde libre. Delille, dans une forme ataxo-dynamique (mort au 17° jour, avec collapsus cardiaque), trouva l’hypophyse congestionnée sans lésions cellulaires apparentes, avee augmentation des chromophobes et absence comrlète de colloïde libre ; dans un second cas, mort à la fin du second septenaire par laryngo-typhus, l’hypophyse était congestionnée, hémorragique avec de très nombreuses cyanophiles. Dialti, dans deux cas, a observé une hyperplasie des chromophiles avec augmentation de la substance colloïde.
Diphtérie. — Torri,.dans 5 cas, note une hyperplasie des chromophiles avec colloïde peu abondante. Parhon et Goldstein, dans un cas, trouvent la glande constituée presque exclusivement par des éosinophiles.
Rage. — Pirrone (1) a étudié l’hypophyse rabique äu chien et du lapin. Il signale des congestions, des hémorragies, des lésions épithéliales, des lésions dégénératives dans
le lobe glaändulaire et dans le lobe nerveux.
Péritonite puerpérale. — Thaon a trouvé dans trois cas une hypertrophie hypophysaire, avec colloïde très abon-
(1) Pirrone : L'hypophyse dans la rage. Archives de Médecine expérimentale, 1906.
RGO
0 .. L À La # ? # LA Se dante mais coïncidant avec des lésions dégénératives très accentuées.
S'epticémies. — Torri aurait noté dans 4 cas une hyperpiasie des chromophiles. Thaon, dans un cas d’endocardite infectieuse, aurait trouvé une hypophysé en état d’hyperfonctionnement. Dialti, dans 17 cas d’étiologie variable, cbserve, de l’hyperplasie avec lésions dégénératives, et dans un cas à évolution suraiguë une véritable nécrose massive.
Tuberculose. -— 1° Tuberculose pulmonaire. — Le poids de la glande paraît augmenté (Caselli, Launois). Torri, dans 7 Cas, a trouvé à l'examen histologique une hyperplasie des chromophiles avec colloïde peu abondante. farnier et Thaon, d’après l’examen de 23 cas, concluent que dans les cas à évolution rapide, il y a un hyperfonctionnement léger ; dans les cas à évolution lente, il y aurait un hypofonctionnement manifesté par l’absence de colloïde dans les cordons et dans les vaisseaux. Delille a étudié un nombre assez considérable d’hypophyses de tuberculeux. ; ses conelusions sont les suivantes : (Je n’insisterai dans ce travail que sur les faits suivants : les cellules cyanophiles et la colloïide basophile prédominent lorsque la durée de la maladie est longue ; la prédominance des cyanophiles semble s'établir en premier lieu à la périphé-
‘rie de la glande, puis gagne peu à peu le centre et la région du hile, enfin, les hypophyses des tuberculeux chroniques, traités à la période ultime par l’o pothéra pie surrénale (3 cas) et hypophysaire (5 cas), ne contiennent que de rares cyanophiles, la prédominance des éosinophiles étant très accentuée et la colloïde présentant une teinte éosino-
ghile. » ER OR |
Dialti a étudié 12 cas de tuberculose pulmonaire, compliqués de lésions diverses du côté des autres appareils. FT note la congestion vasculaire de l’organe, la présence d’une sclérose localisée sur les trajets vasculaires et la présence fréquente d’une hyperplasie des chromophiles. Dans plusieurs cas, il y avait prédominance des cyanoyhiles et dans certains hypofonction manifeste. En somme, le seul point qui paraisse se dégager nettement des nom- Ebreux examens pratiqués sur l’hypophyse des tuberculeux est l’existence d’une fibrose hypertrophique de la glande vraisemblablement liée aux toxines tuberculeuses selérosantes, et ne coincidant presque jamais avec des lésions tuberculèuses spécifiques (follicules ou cellules géantes). Quent aux lésions histologiquement tuberculeuses de l’hypophyse, leur étude n’a pu être faite jusqu'ici de façon satisfaisante en raison de la rareté des cas. On signale simplement deux ou trois observations (Wagner, de Vecchi et Bolognesi, Haushalter et Lucien). Ce dernier mérite une mention spéciale, il s’agit d’un enfant de 6 ans, porteur d’un tuberculome hypophysaire et qui présentait en même temps un diabète insipide.
Méningite tuberculeuse. — Thaon a examiné l’hypophyse dans 4 cas de méningite tuberculeuse.
«Si l’on met à part, dit cet auteur, la sclérose habituelle à la tuberculose, le parenchyme glandulaire paraît indifférent au processus méningé voisin. Sa capsule constitue une barrière. Mais si la lésion méningée lèse sa capsule (infiltration leucocytaire), la glande s’altère et réagit, plus particulièrement par les cellules cyanophiles. »
Dialti, dans un cas, ne signale aucune lésion particulière. :
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Syphilis. — Thaon a étudié l’hypophyse d’un homme adulte mort à la suite de syphilis cérébro-spinale grave. Il à noté l’absence de sclérose conjonetive, l’abondance d’une colloïde surtout cyanophile, l’abondance des chromophiles, la rareté des chromophobes et l’invasion du lobe postérieur par des travées ramifiées de cyanophiles. Delille, chez une femme atteinte de syphilis cérébro-spinale, n’a pas retrouvé ces caractères spéciaux, non plus que Dialti dans un cas de syphilis tertiaire. Ce dernier note des lésons dégénératives. Quant aux syphilomes proprement dits de l’hypophyse, ils sont très rares, et il n’en'existe que 7 cas (Weigert, Barbacci, Sokoloff, Beadles, W. Hunter, Strœbe).