III. Intoxications
Dans un cas d’étranglement herniaire, dans un cas d’ocelusion intestinale, Thaon a trouvé des aspects d’hypersécrétion avec abondance exagérée de substance colloïde.
Dans l’alcoolisme chronique, Schmiergeld aurait observé deux fois de l’hypofonctionnement hypophysaire (sclérose, nombreux chromophobes, chromophiles raréfiés). De même Dialti, chez un alcoolique artério-scléreux, mort par deli- ‘rium tremens, a vu une sclérose atrophique du lobe glandulaire. |
Néphrites et urémies, artério-sclérose. — Thaon, dans deux cas d’urémie a vu des dispositions épithéliales d’hy-.
persécrétion avec une selérose en îlots ; Delille observe dans trois cas d’urémie de la congestion avec hyperplasie des chromophiles surtout éosinophiles ; Parisot a trouvé chez une jeune femme atteinte d’hypertension artérielle sans lésions rénales, les surrénales et l’hypophyse hyper-
plasiées ; le cœur était hypertrophié (350 gram.), et l’aorte, athéromateuse. Dialli a étudié la glande dans six cas de néphrites, les dispositions histologiques paraissent avoir été irès variables. Dans 6 cas d’artério-sclérose, dont plusieurs avec athérome de l’aorte, Dialfi trouve une fibrose hypertrophique de l’organe.
Dans les tumeurs malignes accompagnées de cachexte, l’hypophyse a été également étudiée ; Thaon, dans 5 cas, ne trouve qu’une lésion dégénérative et conclut plutôt à une hypersécrétion relative. Dialti, d’après 8 cas, ne trouve pas de modifications dignes d’être signalées.
Athrepsie. — Lucien a noté dans un cas des lésions dégénératives.
Rhumatisme chronique. — Parhon et Papinian ont
trouvé dans un cas une grande abondance de cyanophiles et de chromophobes avec sclérose péri-vasculaire ; la col- Joïde était abondante. Parhon et Goldstein ont observé de même dans un autre cas un grand nombre de cellules éosinophiles, et ils croient devoir insister sur l’extrême abonaance du colloïde basophile par analogie avec ce qu’on ebserve dans l’hypophyse après altération du corps thyroïde (thyroïdectomie et crétinisme). Ce rapprochement est destiné dans leur pensée à être utilisé dans la pathocénie du rhumatisme chronique.
Dialti a fait remarquer que ces déductions étaient peutêtre prématurées.
IV. Syndromes dus à des lésions des glandes endocrines (Goître: myxædème, crétinisme, hypothyroïdie)
L'importance des lésions ou réactions hypophysaires consécutives à des états thyroïdiens méritent qu’on s’arrête aux diverses interprétations proposées.
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Pisenti et Viola signalèrent chez une myxædémateuse, la ‘coexistence d’un corps thyroïde goîtreux et d’une hypophyse scléro-kystique.
Schônemann, qui étudia le corps thyroïde et LH peb es chez 112 sujets comprenant beaucoup de goîtreux, conclut que la dégénération d’un corps thyroïde n’entraîne pas dl’hypertrophie appréciable dans l’hypophyse et qu'il y à tout au plus des lésions dégénératives.
Ultérieurement, Boyce, Bealdes et Burckhardt signalent au contraire de l’hyperplasie hypophysaire. Mais c’est, surtout Comte qui développa cette idée d’après l’examen de 108 hypophyses. Plus récemment, Ponfick a étudié l’hypophyse dans deux cas de myxœdème ; dans le premier l'hypophyse était hypertrophiée ; dans le second, elle présentait de l’hypofonction (sclérose et transformation calcaire). |
Vassale, Bayon, Abrikossof, Calderara retrouvent dans des conditions analogues des hypophyses paraissant-en hyperplasie nette. |
Plus récemment, Sainton et Rathéry ont étudié une. myxæœdémateuse à l’autopsie de laquelle on trouva une atrophie de la thyroïde des surrénales des organes géni taux ; l’hypophyse présentait une tumeur kystique et épithéliale et le thymus fut trouvé persistant. |
Mentionnons enfin le cas de Gaujoux et Peyron (1) : nanisme myxædémateux dans lequel toutes les glandes vasculaires sanguines furent examinées ; on trouva une aplasie thyroïdienne à peu près complète (formation kystique bilatérale), une intégrité des parathyroïdes, un pancréas
(1) Gaujoux et Peyron : Hypertrophie de la glande hypophysaire dans un arrêt de dévelophement d'origine thyroïdienne. C. R. Société de Biologie, 1911.