VAR ES
en transformation langerhansienne, une persistance du thymus épithélial avec agénésie de ses formations lymrhoïdés ; des capsules surrénales avec cortex normal et médullaire hémorragique. Les plexus choroïdes étaient intacts, de même que les paraganglions lombaires, or l’hypophyse présentait une hyperplasie manifeste et la substance colloïde était très abondante. L’examen histologique, confirmant la clinique, a permis d’établir que l’aplasie des follicules thyroïdiens constituait ici la lésion primitive.
En résumé, malgré l’incertitude de quelques examens histologiques et les altérations scléro-kystiques des cas avancés, 1] semble bien que les lésions congénitales du corps thyroïde suscitent l’hyperplasie anatomique et fonctionnelle de l’hypophyse.
Maladie de Basedow. Hyperthyroïidie. — Salmon (1) a émis l’hypothèse que le syndrome de Basedow devait être rapporté à une insuffisance fonctionnelle primitive de l’hypophyse. Il invoque les résultats de l’examen histologique pratiqué par Benda sur trois hypophyses de basedowiennes. Dans les deux premières, la glande était petite, srléreuse, très pauvre en chromophiles ; dans la troisième,
la disposition macroscopique était normale mais les cel- jules glandulaires très rares.
Au sujet de ces rapports entre le corps thyroïde et l’hypophyse, nous devons ajouter que dans l’acromégalie, il y a souvent coexistence d’un état thyroïdien hyperplasique ou, plus souvent, hypoplasique. Nous mentionnerons égaiement plus loin l’atrophie du corps thyroïde qui suit certaines hypophysectomies subtotales (Livon).
(1) Salmon: L’hypophyse et la pathogénie de ila maladie de Basedow. Revue de Médecine, 1903.