‹ État actuel de la question des abcès corticaux du reinChapitre 16 sur 46 · END · texte numérisé non relu

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Celte infiltration paraît donc peu mutilante pour le parenchyme rénal, ce qui explique qu’elle puisse guérir sans laisser de traces.

C’est ce sur quoi a insisté M. Chevassu à propos de l’'Obs. III de la thèse de Godart, où réopérant un malade qui avait présenté des abcès miliaires du rein, il ne trouve plus à la coupe trace d’abcès, mais seulement par place des zones de sclérose légère.

En dehors de ces lésions, le reste du rein est normal.

La médullaire, les voies excrétrices sont normales. Ces abcès ne communiquent jamais avec les voies excrétrices, ce qui explique l'absence habituelle de pyurie.

La capsule fibreuse du rein est en général respectée. La plupart des foyers périphériques ne l’envahissent pas. Pourtant dans notre obs. 1, certains foyers, en particulier au niveau des colonnes de Bertin s’accompagnent d'infiltration polynucléaire de la capsule et de la graisse périrénale. Ce même fait avait été constaté dans les observations de Jordan, de Richardson, de Zones et Davis. Cette infiltration constitue le premier stade de l’envahissement de la graisse périrénale.

4) BACTÉRIOLOGIQUEMENT :

On n’a retrouvé dans les foyers suppurés le microbe causal presque chaque fois qu'on l’a cherché. Il en a été ainsi dans notre observation {, où on a constaté la présence de staphylocoques.

De même dans les observations de Reshke, de Horn, de Smirnow, de Rochet et Gayet,

PE Le yes II. — Abcès unique

En réalité, il est très rare qu’on retrouve dans le rein un seul abcès et dans la règle, à l'examen du rein on en retrouve toujours plusieurs, mais en petit nombre, de deux à cinq environ.

Ces abcès sont toujours superliciels et cliniquement ils évoluent plus lentement. Leur évolution naturelle se fait à travers la capsule fibreuse du rein, vers l’atmosphère graisseuse périrénale donnant lieu à un phlegmon périnéphrétique.

Le plus souvent, quand on intervient dans ces cas ce n'est que pour des signes de phlegmon périnéphrétique et on trouve sous une paroi infiltrée une collection purulente plus ou moins abondante que l’examen bactériologique montre être due au staphylocoque pur ou parfois associé à des microbes banaux. C’est parce que le plus souvent on n’a pas pensé à vérifier l’état du rein que la cause du phlegmon a été méconnue et qu’on a parlé de phlegmon primitif. En réalité, dans la règle, il ya toujours à l’origine du phlegmon périnéphrétique

“un abcès du rein.

1) MACROSCOPIQUEMENT :

Le rein est gros, augmenté de volume mais irrégulièrement. C’est le plus souvent au niveau d’un pôle, parfois au niveau d’une face qu’il présente cette hypertrophie.

Ce rein présente un ou plusieurs abcès superficiels,

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A leur niveau le rein a un aspect jaunâtre caractéristique. Il existe parfois une véritable poche intrarénale dans laquelle on peut introduire l'extrémité du doigt. Cette poche peut être superficielle ou au contraire plus profonde, séparée de la surface du rein par une couche de tissu normal. Dans bien des cas, on trouve la communication entre l’abcès rénal et le phlegmon périrénal.

L’abcès est plus ou moins gros: il est du volume d'un pois, parfois d’une noisette ou même d'œuf, formant une saillie plus ou moins marquée.

Dans certains cas exceptionnels, on a pu trouver un volumineux abcès occupant tout le rein (Obs. IT de Maisonnet et Godart).

Quand il y a plusieurs abcès, il y en a en général un gros le plus souvent polaire, et deux ou trois plus petits disséminés soit sur la convexité du rein, soit sur les faces.

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