‹ État actuel de la question des abcès corticaux du reinChapitre 17 sur 46 · À LA COUPE · texte numérisé non relu

À LA COUPE

On constate que les lésions sont superficielles.

L'abcès se présente comme une cavité plus ou moins irrégulière ; comme il est souvent formé par la réunion de muitiples petits abcès miliaires, il est fréquemment anfractueux, et on comprend qu’on ait pu comparer de tels abcès à un anthrax.

La cavité de l’abcès contient du pus dans lequel la culture a montré la présence de staphylocoques dans les cas où elle a été faite (Maisonnet et Godart, Obs. V.).

Autour de ces abcès le parenchyme rénal apparaît congestionné,

PS 3) MICROSCOPIQUEMENT :

La paroi de tels abcès présente une grosse infiltration polynucléaire. Les éléments du rein sont dissociés par un œdème interstiliel abondant contenant de nombreux polynucléaires. Ceux-ci sont ou isolés ou groupés en petits foyers, soit autour d’un vaisseau soit autour d’un tube contourné ou autour d’un glomérule, parfois ces foyers sont en plein tissu conjonctif.

La plupart des glomérules ne paraissent pas infectés, même s’il y a une infiltration périglomérulaire intense. Les observations de Godart, de Thompson, de Horn l’ont prouvé.

Dans une observation d’Avoni, de nombreux tubes contournés sont bourrés de leucocytes et quelques-uns ont leur épithélium détruit. D’autres sont bourrés d’'hématies.

Dans cette forme d’abcès unique, comme dans la forme d’abcès miliaires, les voies excrétrices sont normales.

En résumé :

Ces abcès métastatiques à staphylocoques du rein, dans leurs deux variétés se présentent toujours comme des lésions exclusivement corticales. La région des pyramides, les voies excrétrices, le bassinet et l’uretère, ne présentent pas d’altération.

Il faut opposer complètement ces lésions aux lésions de néphrite rayonnante habituelle dans les infections rénales courantes des pyélonéphrites.

LE Bots

Dans ces formes en effet les lésions infectieuses siègent dans la région des pyramides rayonnant comme les canaux droits autour des papilles.

La zone corticale présente peu ou pas d’altération.

Les abcès corticaux du rein se présentent donc anatomiquement comme une affection toute spéciale et nettement individualisée.

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