‹ État actuel de la question des abcès corticaux du reinChapitre 21 sur 46 · LS. EE · texte numérisé non relu

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tions fébriles sont rares, hautes en couleur, mais elles sont claires, limpides, il n’y a pas de pus et il n’y aaucun dépôt. Fréquemment elles contiennent des traces d’albumine.

L'examen histologique de ces urines ne montre non plus rien d’anormal, on trouve dans le culot de centrifugation quelques lymphocytes, quelques hématies et quelques cylindres. Ceux-ci n’ont naturellement aucune signification pathologique particulière, encore que Rovsing veuille en faire un signe palhognomique d’infection hématogène staphylococcique. Pour Israël, ils traduiraient seulement l'existence d’une néphrite toxique.

L'examen bactériologique ne montre souvent rien non plus. Mais il faut insister sur ce fait que l'examen direct du frottis ne suffit pas, et qu’il importe de faire une culture. Dans ces conditions, certains auteurs ont pu déceler la présence de staphylocoques (2 obs. de Reshke, 1 obs. de Rochet et Ga yet).

Le staphylocoque peut être pur, il est souvent associé à d’autres microbes, au colibacille en particulier.

Cathétérisme :

Le cathétérisme des uretères doit être également pratiqué, car il va permettre dans l’immense majorité des cas de trouver des signes importants en révélantune déficience rénale du côté malade.

L'examen de la vessie ne révèle absolument rien. Il n’y a aucun signe de cystite, les orifices urétéraux sont parfaitemert sains. Parfois cependant on a pu noter une

légère congestion au niveau de l’orifice urétéral correspondant au rein malade (observation V).

Le cathétérisme urétéral est facile des deux côtés.Les sondes montent jusqu’en haut. On constate alors qu'il n'y a pas de rétention dans le bassinet du côté malade, ce qui est très important au point de vue du diagnostic d'avec une pyonéphrose. De plus les urines recueillies

des deux côtés sont parfaitement claires ; l’examen bactériologique les montre souvent stériles, mais dans certains cas on peut trouver du staphylocoque du côté malade. Ce fut le cas de notre obs. n° 1.

L'examen comparatif des urines séparées recueillies va révéler la déficience fonctionnelle du rein malade.

L'étude des concentrations fortuites de chacun des deux reins montre que le rein malade a une plus mauvaise concentration que le rein sain.

Dans notre observation n° 1, le rein droit malade concentrait l’urée à 7,4, tandis que le rein gauche concentrait à 10,10.

Dans l'observation n° 4 le rein malade concentrait l’urée à 13,36, le rein sain à 32,15.

Des résultats comparables furent trouvés par tous les auteurs qui ontétudié la concentration :

Rein malade Rein sain Hermann rer 195 25 Rochet et Gayet. . . . 5,60 10,20 Damski 2 errms 7,30 18,25 Sencert Le rte 13,0 22,9 GOdAR LE ER 5,42 18,40 Maisonnet et Godart 25,44 34,08

te

D'ailleurs, la concentration des chlorures est également abaissée et la recherche des éliminations colorées a donné à ceux qui l’ont faite des résultats comparables, Hyman, Horn, Smirnow, Damski ont trouvé une élimination de l’indigo-carmin déficiente du côté malade. Par contre, dans l'observation de Lapointe, publiée dans la thèse de Gresset, l'élimination colorée était égale des deux côtés.

En résumé, dans l'immense majorité des cas, les examens de spécialité permettent de conclure à l’existence d’une déficience rénale du côté où le malade accuse des douleurs.

M. Chevassu insiste beaucoup sur l'importance que prend dans ces cas l'examen radioscopique de la région lombaire. C’est qu’en effet, en cas d’abcès cortical du rein, il y a presque constamment réaction périrénale et ces cas doivent s’accompagner d’hémiparésie du diaphragme du côlé malade.

C’est un signe qui évidemment a son importance, quand il existe, mais il n’est pas pathognomonique de l'existence d'abcès corticaux, puisqu'il peut se voir dans toutes les périnéphrites.

D'ailleurs dans notre observation V. où un véritable phlegmon périnéphrétique fut constaté à l'intervention, une radioscopie faite quelques jours auparavant avait montré le parfait fonctionnement du diaphragme.

Quoiqu'il en soit l'examen radioscopique sera toujours pratiqué : il montrera l’augmentation de l’ombre rénale et permettra d'éliminer l'existence d’un calcul rénal.

NADUSS

En résumé, les symptômes qui caractérisent cette forme sont :

Signes généraux de seplicémie ; Douleur lombaire unilatérale avec gros rein ; Déficience fonctionnelle légère du côté malade ;

et on comprend que le diagnostic soit très difficile à poser,

Diagnostic :

Pendant toute cette longue période, le diagnostic se pose avec toutes les infections aiguës, et on discute la grippe prolongée, la fièvre typhoïde ou paratyphoïde, la granulie, le paludisme même dans certains pays (obs. II).

On recherche les symptômes propres à ces affections, et on ne les trouve pas. On pratique des examens de sang, des hémocultures, des séro-diagnostic, mais ces éxamens restent négatifs et malgré tous les traitements généraux appliqués, les symptômes persistent sans atténuation.

L'absence de symptômes d'infection urinaine courante iait que l’attention du médecin n’est pas attirée sur l'appareil urinaire et qu’il ne fait pas pratiquer les explorations de spécialité.

Plus tard même quand l'attention sera attirée sur la région lombaire, le diagnostic sera loin d’être résolu : c'est qu’en effet plusieurs affections rénales peuvent revêtir un aspect clinique à peu près analogue.

DraGnosTIc DES PYÉLONÉPHRITES :

En présence d’un malade qui présente des douleurs lombaires avec de la fièvre, la première affection à laquelle on pense est la pyélonéphrite.

Le diagnostic est dans la règle assez facile. C’est qu’en effet, dans la pyélonéphrite il y a de la pyurie alors que celle-ci est exceptionnelle dans les abcès métastatiques du rein.

L'examen bactériologique des urines dans tous les cas, y montre la présence constante en abondance de colibacilles. Le diagnostic pourrait être rendu très difficile : |

1° En cas d’abcès métastatiques évoluant sur un rein antérieurement atteint de pyélonéphrite à colibacilles ;

2° En cas de pyélonéphrite à staphylocoques purs, mais ces éventualités sont exceptionnelles.

Dans tous les cas, l'évolution n’est pas la même, elle se fait par poussées successives, et dans les pyélonéphrites un traitement général rigoureux amène rapidement la fin de la crise.

Dans les cas rebelles, le cathétérisme urétéral en permettant de drainer ou même de laver le bassinelt malade ferait vite cesser les accidents infectieux.

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