DIAGNOSTIC AVEC LES PYONÉVROSES
C'est le gros diagnostic clinique. Dans la pyonéphrose en effet, ou dans les petites hydronéphroses infectées si fréquentes, il y a comme dans les abcès corti -caux du rein, de la fièvre prolongée, de la douleur lom-
baire unilatérale et une augmentation de volume du rein.
Mais dans la pyonéphrose l’évolution est tout à fait différente. Elle se fait par poussées successives ; il y a des périodes de rétention avec fièvre élevée en plateau où à oscillations légères.
Pendant ces périodes les urines sont claires ; puis survient une décharge purulente abondante pendant laquelle les phénomènes généraux s’améliorent et la douleur diminue. Pendant cette période on trouve du pus en abondance dans les urines. Puis, au bout d’un certain temps les urines s’éclaircissent à nouveau et les phénomènes généraux réapparaissent pendant que la tumeur lombaire et les douleurs augmentent. Ces alternatives caractérisent la forme de pyonéphrose intermittente banale.
Ce n'est que dans le cas où on aurait à faire à une pyonéphrose formée à urines claires que le diagnostic pourrait être difficile.
Dans toutes ces formes de pyonéphrose d’ailleurs, si le diagnostic est difficile cliniquement, les examens de spécialité permettent aisément de le trancher.
Une sonde introduite par cathétérisme urétéral monte facilement jusqu'au bassinet. Elle évacue une quantité anormale d’urines purulentes, traduisant la rétention pyélique avec distension des cavités rénales. Au besoin celte distension pourrait être vérifiée par un examen pyéloscopique ou pvélographique.
Dans ces cas de pyonéphrose d’ailleurs une sonde lais-
Lui
sée à demeure dans le bassinet permettrait de drainer et d'amener la cessation des phénomènes aigus.