IV. — Formes suraiguës
Dans ces formes le début est beaucoup plus violent, marqué par des frissons et une élévation rapide de la température. L'état général est alarmant et le malade accuse de violents malaises, de l’agitation ou au contraice de la prostration. La céphalée est très marquée et le délire fréquent. |
Les symptômes locaux sont peu marqués et risquent de passer inaperçus. C’est surtout dans ces formes qu’il faut savoir attacher une grosse importance à la douleur lombaire fixe et localisée.
Ces formes sont en effet extrêmement graves, car l’évolution se fait très rapidement, en quelques jours, une semaine au plus vers la mort.
Les signes généraux s’aggravent, le malade présente un élat de septicémie accenluée, la langue se sèche, de grands frissons: apparaissent, le délire devient permanent et la mort survient. |
Celte évolution est fatale si le diagnostic n’est pas porté précocement et si une interŸention rapide n’a pas été faite. Brewer rapporte sept observations de ces formes aiguës. Dans les deux premières le diagnostic n’a pas été porté à temps et les malades sont morts malgré l'intervention.
Une femme de 31 ans présente des crises douloureuses abdominales droites avec fièvre à 40°, frissons, pouls rapide, délire, leucocytose sanguine à 3500, sensibilité lombaire, urines claires contenant quelques leucocytes.
A l'intervention Brewer trouva des abcès sous-capsulaires. Il fit une néphrotomie, mais la malade mourut. À l’autopsie, on trouva des abcès miliaires unilatéraux à staphylocoques. On ne trouva aucun autre foyer septique dans le reste de l'organisme.
Dans les cinq autres observations de Brewer au contraire, le diagnostic put être porté de bonne heure, la néphrectomie fut faite et la guérison survint.
Anatomiquement ces formes à évolution aiguë semblent, dans la grande majorité des cas, répondre à des abcès miliaires disséminés dans tout le parenchyme. L'examen des pièces opératoires a permis de le confirmer.