DIAGNOSTIC
Ce qui fait la difficulté du diagnostic des abcès corticaux du rein c’est que l'attention n’est pas spécialement attirée vers l'appareil urinaire: il n’y a en effet aucun signe d'infection urinaire courante : les urines sont claires, les mictions sont normales.
Le rein est gros avons-nous dit, mais les observations montrent qu’il l’est souvent très peu et cette augmentation de volume peut fort bien passer inaperçue.
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Il y a de la douleur lombaire, mais celle-ci n’est pas toujours très inténse, il faut savoir la rechercher et surtout savoir y attacher l'importance qu'elle a.
C'est justement cette persistance des symptômes à laquelle il faut savoir attacher de l'importance. C’est la fixité, la permanence de cette fièvre oscillante, de cette douleur lombaire unilatérale constante, même si elle est peu marquée, toujours localisée au même point, dans l’angle costo-vertébral qui doivent retenir l’attention.
C'est pourquoi on ne peut pas poser d'emblée un diagnostic clinique d’abcès cortical du rein. Si les symptômes généraux ne forcent pas la main, il faut savoir attendre un certain temps, une ou deux semaines au maximum avant de se décider. D'ailleurs ce temps n’est pas perdu et on peut le mettre à profit en instituant un traitement vaccinothérapique qui, comme nous le verrons peut parfois entraîner à lui seul la guérison.
Nous insisterons encore sur l'importance capitale des antécédents staphylococciques, le plus souvent cutanés : anthrax, furoncle. Quandils existent, ils doivent orienter le diagnostic en faisant attacher beaucoup plus d’importance aux symptômes locaux.
En présence d’un abcès métastatique du rein, la question se pose immédiatement de savoir si on a à faire à une lésion unilatérale ou à une lésion bilatérale. Il est en effet extrêmement important de le savoir au point de vue de la conduite à tenir.
Dans bien des cas, en efiet, nous verrons qu’on peut être amené à pratiquer une néphrectomie. Mais c’est