‹ État actuel de la question des abcès corticaux du reinChapitre 31 sur 46 · ES · texte numérisé non relu

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une intervention qui n'est légitime que si l’autre rein est sain et peut à lui seul assurer la vie ultérieure du malade.

En pratique dans la forme habituelle subaiguë que nous avons pris pour type de description, cette question est peu à envisager. En effet, quand on voit le malade, il y a déjà longtemps que l'infection évolue, les symptômes cliniques sont strictement unilatéraux et les examens spéciaux confirment l’unilatéralité de l’affection, ne laissant pas de doute dans l'esprit du chirurgien.

Mais où le problème peut être angoissant, c’est quand on se lrouve en présence d’une forme aiguë, évoluant avec des signes généraux intenses et où on a l’impression qu’une issue fatale est proche. Dans ce cas, en effet, en raison même de l'intensité des signes généraux et du peu d'intensité des signes locaux, il est difficile de se prononcer. Le siège exact de la douleur est quelquelois difficile à faire préciser à ces malades, plus ou moins abattus et prostrés. On trouve bien un rein augmenté de volume et douloureux, mais il est souvent difficile d’affirmer que l’autre ne l’est pas.

Et pourtant c'est uniquement par ces arguments qu’il faudra savoir trancher le diagnostic: l’unilatéralité de Ja douleur lombaire et l’augmentation de volume du rein du même côté.

Le Cathétérisme des urelères en montrant la déficience relative du côté douloureux sera également un gros argument.

L'étude de l’azotémie, de la constante d’Ambard ou des éliminations colorées permettront avec les résultats

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du cathétérisme de se rendre compte de l’état du rein opposé et permettront jusqu’à un certain point de porter un pronostic opératoire.

D'ailleurs Voss insiste sur ce fait que le rein sain peut être altéré temporairement dans sa fonction par des phénomènes toxiques, et recouvrer ultérieurement toute sa valeur. L'urémie n’est, dans la règle, pas à craindre.

Mais même quand on pense, de par les signes cliniques, à l'existence d’abcès corticaux, il est impossible d’être absolument certain et de leur présence et de la forme anatomique sous laquelle ils se présentent.

Y a-t-il uniquement des abcès corticaux, y a-t-il au contraire déjà infection de la graisse périrénale : c’est un problème insoluble cliniquement.

Mais d'autre part, comme l’évolution se fait souvent vers la mort, sans diffusion de l'infection à la graisse périrénale il faut savoir ne pas trop attendre et se décider à l'intervention si la vaccination n’a pas entraîné de sédation des symptômes.

C’est dire que souvent, même si le diagnostic n’est pas absolument sûr, on sera amené à pratiquer une lombotomie exploratrice. C’est une intervention rapide, simple et sans danger, qui permettra d’instituer un traitement précoce avant que le malade ne soit trop affaibli par son infection.

énicndt

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