I. — Septicémie aigué
Dans cette forme, où on se trouve en présence de symptômes alarmants d'infection grave, de seplicémie aiguë, où on a l'impression que si on n'intervient pas rapidement l'évolution se fera fatalement vers la mort; il ne faut pas altendre les résultats problématiques du traitement médical. Tout le monde est d'accord pour reconnaître que seul le traitement chirurgical peut permettre d'arrêter cette évolution.
La lecture des observations publiées depuis les travaux de Brewer, prouve que dans ces cas-à il s’agit toujours d'abcès multiples disséminés dans tout le parenchyme rénal.
Toutes les incisions, décapsulations, néphrotomies, drainages, seraient donc insuffisants, car ils ne permettraient pas de vider tous les abcès dont le rein est infarci. 3
Une seule intervention peut donc dans ce cas amener la guérison : c’est l’ablation complète du rein : la néphrectomie totale.
Godart, dans sa (thèse, a rapporté une statistique portant sur 28 cas aigus. Dans cette statistique, portant
Le pie surtout sur des travaux anglo-américains, on trouve :
2 abstentions avec 2 morts ; 9 incisions avec drainage avec 5 morts ; 21 néphrectomies avec 21 guérisons.
Cette statistique est convaincante, et les travaux plus récents sont venus la confirmer :
Colmers . 1 néphrectomie — 1 guérison Avoni. . 1 ln HOT EN — 4 — Rome" ee 1 —
Nicolich . 1 incision et drainage, 1 mort
Cette néphrectomie d’ailleurs pour être efficace doit être pratiquée rapidement. Il faut se hâter de supprimer le foyer d infection avant que l’état ne soit trop grave, sinon la partie est perdue et la néphrectomie tardive ne peut plus rien contre la septicémieterminale.
Dans la règle, dès le lendemain de l'intervention la température baisse et la guérison survient dans les trois semaines qui suivent.
IT. — Septicémie subaiguë
Ces cas constituent la grande majorité, et c’est à leur propos surtout qu’on a discuté.
Dans ces cas en effet, les signes généraux sont matqués, mais non alarmants, et nous avons vu que l’évolution se prolonge pendant des semaines et parlois des mois. Nous avons même vu que dans certains cas la
se D guérison spontanée a pu se faire. On comprend donc qu’il soit très difficile de préciser les indications du traitement. é
Certains auteurs ont vacciné et guéri leurs malades; d’autres sont intervenus, ont incisé et drainé et ont guéri leurs malades, d’autres ont suivi la même conduite et n’ont pas guéri leur malade. D’autres auteurs enfin, n’ont assuré la guérison qu’en pratiquant une néphrectomie. :
De la lecture des observations il résulte qu’il est impossibie de se prononcer au début, et dans la règle ce doit être seule l’évolution de la maladie qui doit imposer le traitement.
Avant de se décider à intervenir, ce qui est toujours une décision difficile à prendre, car aucun signe ne force la main, il faut suivre pendant un certain temps ces malades. On ne peut pas intervenir chirurgicalement au début de ces affections, d’abord parce que le diagnostic clinique n’est pas certain avant un certain temps d'évolution, puis, parce que le traitemnt médical seul a pu donner d’excellents résultats.
Conduife du fraifemenf.
Il semble donc qu’en présence d’un malade qui présente des symptômes faisant penser à l’abcès cortical du rein, il faille d’abord instituer un traitement médical.
Au début, alors que le malade présente seulement des signes de septicémie, tout le monde est d'accord pour tenter un traitement général.
Dans les difiérentes observations on note qu’on a