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tenté les différents traitements suivants : injections de collargol intra-veineuses ou d’autres préparations colloïdales à base d’or, de platine ou d’étain (Frouin-Grégoire). Dans d’autres cas, on a tenté une thérapeutique par le choc ou même par abcès de fixation. Toutes ces thérapeutiques d’ailleurs ne semblent pas avoir donné de résultats et cela se comprend, car si elles sont capables d'agir sur une septicémie pure sans localisation, on ne voit pas comment elles pourraient agir sur une localisation parenchymateuse suppurée.
VACCINOTHÉRAPIE :
. Beaucoup plus intéressante est la méthode thérapeutique qui prend chäque jour plus d'extension : la vaccinothérapie.
On sait que parmi toutes les infections microbiennes, celles qui relèvent du staphylocoque, sont celles qui réagissent le mieux aux vaccins, et on ne compte plus les cas de furonculose ou d’anthrax guéris par cette méthode. 1! était donc logique de l'appliquer aux abcès corticaux à staphylocoques et à leurs complications.
Tous les vaccins ont été employés : des stock-vaccins, comme celui de l’Institut Pasteur ou le bouillon vaccin de Delbet, qui ont l’avantage d’être tout préparés et de pouvoir être employés sans retard. Ces stock-vaccins peuvent de plus être employés alors que l’on ne connaît pas exactement le microbe causal, et nous avons vu que c'est une éventualité fréquente, puisque souvent on ne peut pas le trouver ni dans le sang ni dans les urines,
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Quand on à pu identifier le microbe causal, on à pu s'adresser à un auto-vaccin stérilisé soit par la chaleur, la lessive de soude ou d’autres antiseptiques. C’est là évidemment la méthode idéale que l’on devra appliquer chaque fois que cela sera possible.
Celte méthode vaccinothérapique a donné d’excellents résultats, et déjà au Congrès d’Urologie de 1921, Le Fur rapportait un cas de phlegmon périnéphrétique où une ponction exploratrice avait montré la présence de pus et qui fut guéri par la vaccinothérapie. Dans sa communication, il insistait sur les meilleurs résultats fournis par les auto-vaccins.
Dans les cas où on ne peut isoler le germe en cause, il est bon, dit-il, d'employer les stoc-vaccins polymicrobiens contre les germes associés si fréquents et il. re-' commande lemploi du vaccin anti-coli-staphylo-entérocoque,. |
M. Chevassu rapporte également un cas de phlegmon périnéphrétique guéri dans ces conditions.
Marsan en 1922 revient sur la question et préconise également les auto-vaccins à doses faibles : il pratique des injections d’un demi-milliard, un milliard et jusqu’à cinq milliards en cinq piqüres tous les deux jours.
Godart, dans sa thèse, rapporte trois observations d’abcès miliaires, dont un, compliqué de phlegmon périnéphrétique qui guérirent par la vaccinothérapie pratiquée avec dü stoc-vaccin Pasteur. |
Dans les observations que nous avons rapportées, la’ vaccination fut essayée deux fois (obs. n° IL et IV).: N'ayant pas identifié le germe causal, on pratiqua des
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injections de propidon de Delbet. Dans les deux cas d’ailleurs cela ne modifia pas l'évolution de la maladie. BACTÉRIOPHAGE :
Dans notre observation V. on a tenté d'utiliser un bactériophage. Mais là, la difficulté est double ;
1° Difficulté de connaître le germe en cause, ce qui rend difücile la préparation du bactériophage.
2° Impossibilité d’une action directe locale dans le foyer d'infection.
Il faut donc employer un bactériophage injectable dont on sait la difficulté de préparation.
C'est ce qu'avait fait Daviou pour un malade dont l’observation fut rapportée en octobre 1929 à la Société de Chirurgie. Il s'agissait d’une septicopyohémie à staphylocoques avec foyers multiples ayant résisté aux vaccinations et aux tentatives de bactériophage local, On injecla un bactériophage intraveineux préparé par le Dr d’'Hérelle et la guérison survient avec une brusquerie impressionnante.
Pour notre malade nous avons donc employé un bactériophage anti-staphylococcique injectable, préparé par le D' Hauduroy. Trois piqures à deux jours d'intervalle,
D'ailleurs l’évolution n’a pas semblé en être modifiée. Quoiqu'il en soit, et en raison des beaux succès thérapeutiques obtenus par ce procédé dans les infections staphylococciques, nous nous proposons d'utiliser à nouveau ce procédé quand l’occasion se présentera.
Ce qu'il faut retenir de la vaccinothérapie en ce qui concerne lé abcès corticaux du rein, c’est qu’elle est capable de donner d'importants succès thérapeutiques,
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Cela n’est pas constant, c’est entendu, mais c’est tout de même une méthode qu’on n’a pas le droit de ne pas appliquer, quand les abcès corticaux se présentent avec une symptomatologie subaiguë, ce qui est la règle.
Mais ce sur quoi il faut insister, c’est qu'il importe que cette vaccination fasse ses preuves rapidement. Il ne faut pas attendre trop longtemps que les résultats heureux se fassent sentir, sinon on perdrait un temps précieux. Il ne faut pas laisser au malade le temps de se cachectiser, sinon la décision opératoire viendrait trop tard.
Une vaccination qui doit donner des résultats doit les donner rapidement, et sous son influence les symptômes doivent s’amender dans un maximum de 8 à 10 jours. Si une vaccination correctement appliquée n'a pas donné de résultats dans ce laps de temps, il faut Savoir ne pas s’acharner et se décider à l'intervention chirurgicale.
M. Chevassu à pu dire : « Je n’ai jamais regretté d’avoir opéré rapidement, j'ai eu au contraire plusieurs fois l’occasion de regretter d’avoir opéré trop tard ». Quand on attend, si l’état général devient alarmant et les phénomènes septicémiques plus marqués, l'intervention est dans la règle rapidement mortelle : elle n’a aucune influence sur l’évolution de la septicémie.
Notre seconde observation confirme cette opinion,
RSS Intervention
Mais une fois qu’on s’est décidé à intervenir, le problème n'est pas résolu. C’est qu’en effet il esl impossible de savoir exactement de par l’examen clinique ce qu’on va trouver, et ce n’est qu’une fois qu’on aura extériorisé le rein et qu’on l’aura dans la main qu’on pourra se décider dans le choix de l'intervention à pratiquer : décapsulation ; néphrotomie et drainage ; néphrectomie.
L'étude de l’anatomie pathologique nous a en effet montré que ces abcès métastaliques du rein pouvaient se présenter sous plusieurs formes.
On peut rencontrer :
1) Des abcès corticaux miliaires ;
- 2) Des abcès superficiels, uniques ou peu nombreux.
Il est bien évident qu’à chacune de ces lésions correspondra une intervention différente. Ce qu’il faut, c'est drainer tous ces abcès, mais les indications précises dépeñdront du siège exact et du nombre des abcès.