‹ État actuel de la réglementation internationale du travailChapitre 14 sur 50 · MA CINE · texte numérisé non relu

MA CINE

existaient entre les Etats pour permettre une entente plus vaste.

Ce qu’on pouvait encore espérer c'était suivant le vœu de la Suisse, la création d’un bureau international de renseignements et de statistique ou tout au moins l’organisation de Conférences périodiques. — Nous verrons par la suite que les gouvernements ne purent jamais fonder un office international public du travail et qu'il n'y eut plus de conférence officielle jusqu’à celle de Berne en 1905.

Sur ces derniers points la désillusion était légitime.

Mais le vrai résultat de la Conférence, ce fut — une fois le premier désenchantement passé — l'effet moral considérable qu’elle exerça sur l'opinion. Elle montra que tous les Etats participants avaient une conception analogue de la protection ouvrière ; que sur beaucoup de points les législations étaient semblables ; que celles qui avaient du retard ambitionnaient de rattraper les autres dès que le développement économique du pays le permettrait. L'Italie avait dit très nettement que le sacrifice qu’on exigeait d’elle était au-dessus de ses forces pour le moment, mais que la crainte seule de nuire à son industrie l’empêchait d’adhérer à certains vœux (1). Enfin, le fait d’être convoqué par le

(1) V. notamment la déclaration du délégué de l'Italie à la Commission du travail du dimanche. Rapports et protocoles, p.44.

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