‹ État actuel de la réglementation internationale du travailChapitre 15 sur 50 · HR EE · texte numérisé non relu

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souverain de l’une des premières puissances industrielles donnait à la Conférence une autorité considérable. En matière internationale, il faut savoir se contenter d’abord de résultats moraux.

Les discussions de la Conférence avaient en outre fait ressortir ce fait capital au point de vue du développement futur de la protection ouvrière que, dans l’ensemble, les intérêts ouvriers ne sont pas en opposition avec les intérêts industriels nationaux. Elle donnait ainsi une impulsion nouvelle aux législations nationales de travail.

Effectivement, dans les années qui suivirent des lois protectrices viennent donner satisfaction sur beaucoup de points aux vœux exprimés par la Conférence (1). En Allemagne ce mouvement commence dès 1891 ; en France, la « loi sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels » est votée en 1892, le 12 juin 1893 vient s’y joindre la loi sur l'hygiène et la sécurité des travailleurs. C’est à cette époque également que se fondèrent la plupart des organes nationaux de renseignements et de statistique ouvrière (2).

(1) Voir Congrès international de législation du travail de Bruxelles, 1897. Rapports et compte-rendu. pp 2992914187, 321, 385, 411, 451 et suiv.

(2) V. V. Brants, Législation du travail comparée et interna-

lionale, Louvain, 1903, p. 51.

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