PATATE
Quant à la veillée, c’est l'exigence seule de la clientèle qui la rend nécessaire.
M. de Pourcines signale une fissure à l’interdiction du travail de nuit, c’est la faculté pour le patron de donner à l’ouvrier de l'ouvrage à rapporter le lendemain. Il dépose avec MM. Beaumé et Thierrart un vœu pour l’interdiction de cet abus.
« Tout le monde est d'accord, déclare M. Jay, sur l'interdiction du travail de nuit. Mais il semble que certains considèrent une entente internationale comme indispensable. » Ce n’est pas dit M. Jay, notre opinion ni celle d’un certain nombre de nos collègues. La réglementation du travaii est dans l'intérêt de l’industrie elle-même ; «elle lui est favorable en lui donnant des auxiliaires capables d’une production supérieure comme quantité et qualité. S'il y a des périodes diffieiles à traverser, qu'on recourre aux droits de douanes, primes, subventions, tous valent mieux que le maintien de condilions du travail destinées à entrainer la dégradation physique el morale d’une partie de la nation ».
M. Keufer, délégué permanent de la fédération des travailleurs du livre, montre qu’il ne suffit pas de légilérer pour aboutir. Il faut que l’éducation sociale intervienne pour empêcher le patron et l’ouvrier de s’entendre en vue de violer la loi. Enfin, il ya un troisième facteur, la clientèle. C’est le plus difficile à saisir. Il faut savoir
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résister à ses exigences. I faut faire son éducation.
Le président clôt le débat en constatant que l’Assemblée est unanime à affirmer son vœu de . voir travailler énergiquement etimmédiatement à la suppression du travail de nuit, sauf dans les usines à feu continu.
LIT. — Sur la question de l'inspection, le débat ni les propositions faites n’apportent rien de bien nouveau.
On affirme qu'il est nécessaire de renforcer les pénalités, d'augmenter le nombre des inspecteurs et inspectrices et de leur adjoindre des ouvriers soit en facilitant à ces derniers le concours d'admission,soit en les faisant nommer par les syndicats. On réclame en outre la création d’inspecteurs médicaux.
IV. — La partie capitale du Congrès était la création d’une Association internationale pour la protection légale des travailleurs.
On se souvient qu’à la suite du Congrès de Bruxelles, la conception d’un office privé avait triomphé sur celle d’un office public encore en vogue à Zurich. Une commission internationale nommée à Bruxelles avait été chargée d'établir les bases de l'union et le projet de statuts.
M. Mahaim expose au Congrès le but et les principes qui ont guidé la commission dans la