‹ État Actuel du Traitement Immédiat de l'Ostéomyélite Aiguë de CroissanceChapitre 5 sur 13 · CRAN · texte numérisé non relu

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my élite aiguë del’ extrémité inférieure du tibia. L'incision laissa. écouler une grande quantité de pus et la résection fut pratiquée immédiatement sur une longueur de 7 pouces et demi. L'os se régénéra et il n'y eut qu'un pouce et demi de raccourcissement. C'était la première résection que l'on pratiquait dans la période aiguë de la maladie. Cette opération fut jugée sévèrement par Verneuil dans . la Gazelle hebdomadaire de 1866. In 'admetlait la résection que dans les cas exceplionnellement graves, et seulement pour les os de la jambe ou de Pavant- bras, los reslant pouvant servir d’attelle.

Peu de temps après, Letenneur (de Nantes) (1) enlevait la diaphyse tibiale dans les mêmes conditions. La guérison se fil, mais la reproduction osseuse fut incomplète par suite de la destruction pRHeue du pÉtIQE au cours de l'opération.

En mai 1875, Aymers Macdougall publia dans Edin-

burgh med. Journal un cas de régénération osseuse complète, 9 mois après la résection sous-périostée du tibia, faite pendant la période aiguë de l'ostéomyélite. Le raccoureissement était insignifiant, égalant un quart de pouce, ‘ Vers la même époque, M. Duplay présentait à la Société de chirurgie lPobservation d’une résection de 0 m. 26 de diaphyse tibiale chez un enfant avec guérison rapide et raccourcissement de 2? centimètres, et la résection prenait place dans la thérapeutique chirurgicale de certaines formes graves d’ostéomyélile aiguë.

Entre temps, Ollier poursuivait ses belles expériences

(1) Observation rapportée par Ollier dans le Traité de la régénération des os, t. ID, p. 254.

— 1° et publiait de nombreux cas de reproduction osseuse 6 par | faite après résection d'une partie plus où moins grande de l'os. Il recommandait surtout cette opération, comme plus tard dans son Traité des réseclions (1885), dans l'ostéomyélite avec arthrite purulente concomitante.

En 1879 apparut l'important mémoire de Lannelongue sur l’ostéomyélite aiguë pendant la croissance. Il faisail observer qu'abeès sous-périostique et médullite n'étaient que deux manifestations d'un même processus inflammatoire, dont le premier terme était la médullite. La découverte faite par Pasteur en 1880 du: staphylocoque doré dans le pus de l’ostéomyélite va justifier cette unification. Dès lors la publication de Lannelongue va rallier Loutes les opinions, et le traitement qu'il préconise, la trépanation, va devenir classique. |

A la trépanation, Sédillot, Ollier, Gangolphe, Karewski ajoutèrent le curage de la cavité médullaire, l’évidement comme complément indispensable.

Néanmoins quelques essais de résection précoce sont faits en France comme à l'étranger. Parona en Italie,

Faucon en Belgique, nous rapportent des observations, : et MM. Cerné et Théophile Anger, au premier Congrès de chirurgie de Paris (1855), défendent la résection dans l'arthrite purulente d’origine ostéomyélitique. Le livre si documenté de M. le professeur Ollier paraissait en même temps, et nous ferons souvent appel à l'autorité du savant chirurgien.

S'inspirant des observations du professeur de Lyon, M. Gérard-Marchand pratiquait à lhôpital Trousseau, dans le service de Lannelongue qu'il suppléait, une série de résections sous-périostées, dont la publication fit l’objet d'un remarquable mémoire et dont nous pourrons partager les conclusions.

Joe M. Félix Le Gueu, dans la Gazelle des Hôpitaux du 14 décembre 1889, publie un long article sur la question des résections dans l’ostéomyélite des os longs, où il précise avec soin les cas qui échappent à la trépanation et sont exclusivement du ressort de la résection.

Au Congrès de chirurgie de Berlin (1894), cette méthode fit l’objet de nombreuses discussions, et trouva des défenseurs dans Bergmann et Cramer. Riedel, Mangold, Mosetig von Moorhof recommandent et pratiquent la résection partielle, résection longitudinale, aplanissement, comme nous l'appellerons plus loin, qui n'est autre chose qu'un évidement exagéré, tandis que Smôüler (d’Olmütz) fait un ardent plaidoyer en faveur de la résection franche sous-périostée (1907).

En France, Félizet (1895), Paulidès, de Rhodes (1898), dont nous reproduisons l’observation, publient de nombreux cas de résection primitive, et nous trouvons dans la thèse de Barthez (1902), de nombreuses et concluantes observations se rapportant à des. malades opérés dans le service de MM. Duplay et Marion.

Condamné par M. Kirmisson, qui rejette de plus la « trépanation préventive pour donner la préférence aux larges débridements du périoste », la résection, rapporte À. Broca, au XXI"° Congrès français de chirurgie (1908), «est une méthode quine compte, pour ainsi dire, plus de de partisans ». Nové-Josserand, quoique moins sévère, montre également une timide réserve, et, seul des membres du Congrès, le professeur Tédenat défendit la méthode ; ‘il rapportait trois cas de résection primitive de la diaphyse tibiale suivis de guérisons rapides, solides et définitives, et, à l'appui de ses dires, présentait des radiographies des plus démonstratives.

Dans la Province médicale du 16 octobre 1909,

M. Jeannel {de Toulouse), au risque, nous dit-il, d' être

taxé de révolutionnaire », vient en appeler du ‘ingément

de A.-Broca, et défendre avec ardeur la cause de la résec- Hion primitive. Lotale où subtotale, au point d'en. faire l'intervention primordiale dans le traitement de Fostéomyélite. L'observation de M. Hardouin (de Rennes), que nous reproduisons dans tous ses détails, plaide en faveur des conelusions de M. Jeannel, et toul porte à croire que la réseclion primitive prendra définilivement rang dans la thérapeutique chirurgicale, de Le MARNE aiguë à côté de l’évidement large qui nen est qu'une

forme atténuée, et de l'incision avec débridement du

périoste pour les formes «assez rares » d abeès sous- “périostiques.

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