ET A
cers inopérables ont pu être rendus opérables et aussi quelques améliorations dans des cas désespérés. De toute façon, il semble s’agir là l’un adjuvant précieux de l’irradiation (TIFFENEAU).
Des colorants non fluorescents ont également été
utilisés. Des travaux expérimentaux (Zanik, Dustin,
Rorro, etc.), ont montré que certains colorants exer-
çaient une action analogue à celle produite par les émanations du radium. Parmi ceux-ci on a signalé le bleu de trypan, la trypaflavine et le bleu de méthylène. D'après WERNER, ces mêmes colorants agiraient en activant le système réticulo-endothélial.
Rorro a fait des expériences thérapeutiques intéressantes avec le bleu de méthylène qui aurait une action
très favorable sur le cancer, en inhibant la glycolyse..
Les résultats les plus intéressants ont été obtenus avec le bleu d’isamine. En 1909, Gorpmaw a signalé que le bleu d’isamine ou bleu de pyrrol influence favorablement le stroma conjonctif des tumeurs malignes. On connaît la signification pronostique de ce stroma : plus il est abondant, plus sa prolifération est active, et plus le pronostic d’un cancer est favorable), il en est ainsi tout au moins pour les épithéliomas). Or, depuis 1924, Rosen emploie le bleu d’isamine dans le traitement du cancer humain et le considère comme un agent de thérapeutique spécifique. Il est absolument inoffensif et serait actif à des dilutions extrèmement