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Nous mentionnerons, en outre, que l’orifice bivalve de Paorte est peut-être également plus sensible à l'infection rhumatismale que ne l’est l’orifice aortique normal. Miss WauUCHOPE [44] admet que cét orifice échappe souvent à l’extension d’une endocardite rhumatismale siégeant sur la mitrale. Sur ces cinquante-deux cas d’aorte bivalve, cet auteur a noté cinq atteintes rhumatismales de la valve aortique, qui, dans un des cas, était plus atteinte que la valve mitrale.
FRÉQUENCE DE L’ENDOCARDITE DANS L’AORTE BIVALVE. — Pour préciser la fréquence absolue et relative de l’endocardite infectieuse dans l’aorte bivalve, nous aurons recours au tableau statistique dressé par Miss ABBOTT [2]. Celui-ci porte sur un ensemble de cinq cent cinquante-cinq cas de malformations cardiaques congénitales scrupuleusement collectés, l’auteur ayant écarté les cas de malformations incompatibles avec la vie et ceux où l’anomalie était étrangère à la structure du cœur.
PRE les conclusions suivantes peu-
LS
s cinq cent cinquantecing cas, l'endocardite
“a ou pitié de cyanose à à leur phase terminale dernières groupées sous le vocable de « Shunt artério- UX >) ;
F 3° Dans le « groupe sans cyanose », l'aorte bicuspide est le plus communément compliquée d'infection endocarditique : dix-huit fois sur quarante-six cas, soit 45 %. É
Dans un ordre de fréquence décroissant, on trouve : les anomalies de la partie supérieure de la cloison interventriculaire (seize fois sur quarante, soit 40 %), puis les anomalies - de la partie basse de la cloison inter-auriculaire (38 %). La sténose sous-aortique vient ensuite, dans une proportion de . 37 % : etc...
Sur ces conclusions, quelques remarques s'imposent :
108 1° L’orifice aortique bicuspide est l’anomalie cardiaque “ la plus exposée aux complications infectieuses. À cet égard, cette malformation n’apparaît donc pas comme inoffensive ; et si elle offre, au point de vue anatomique, l’aspect d’une d’une lésion mineure dans la plupart des cas, sa vulnéra- < bilité vis-à-vis des agents infectieux oblige à la classer dans : ce groupe des « cardiopathies potentielles >» dont parle Miss
ABBOTT ;
2° Il est facile d’opposer les malformations cardiaques «avec cyanose », que l'infection complique rarement, avec | celle « sans cyanose » ou avec « cyanose terminale », où * J’endocardite survient fréquemment. Le pronostic de ces ; dernières, bénin si la lésion congénitale reste à l’état pur s est singulièrement aggravé du fait qu’elle constitue un indiscutable point d’appel à l'infection ;
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3° Cette vulnérabilité particulière du groupe < san
ie » relève sans doute de de cc Fe
et sont, de ce fait, exposés à un or spé grand d ‘infec-
tions, virulentes où non.
greffe infectieuse, cette portion “ l’endocarde étant partie
culièrement sensible à l’attaque et à la colonisation par des. microbes circulant dans le courant sanguin, même de façon à
transitoire.