‹ Etat bicuspide et sténoses orificielles de l'aorteChapitre 22 sur 37 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LESIONS ORIFICIELLES

1. - L'INSUFFISANCE AORTIQUE est classiquement considérée comme exceptionnelle dans les anomalies valvulaires congénitales, et en particulier dans la valve aortique bicuspide.

FROMENT [13]:a publié récemment une observation d’aorte quadricuspide où existait cliniquement un souffle diastolique de la base ; la fuite valvulaire n’y avait été créée qu’à dla faveur des minimes altérations résultant d’un mauvais affrontement des valvules.

Dans ces cas, fait remarquer l’auteur, il s’agit bien d’une insuffisance aortique d’origine congénitale, mais à révélation tardive ; et, d’autre part, il n’est pas prouvé que celle-ci puisse se produire en dehors des remaniements, inflammatoires de la malformation congénitale. :

Cependant, certains cas d’anomalie bicuspide font exception à cette règle ; ce sont ceux dans lesquels l’endocardite originelle a déterminé une perte de substance valvulaire dans l’une quelconque des sigmoïdes (le plus souvent dans le segment unifié). Sur une série de sept cas de OsLer [32], dont quatre comportaient une insuffisance aortique, celle-ci était due-trois fois à un arrachement, soit du point d’attache d’une valvule, soit du corps valvulaire lui-même. Nous avons précédemment souligné le fait que les fenestrations valvulaires seraient éventuellement un facteur de fuite aortique lorsqu'elles siègent au-dessous de l4 zone d’accolement sigmoïdienne.

LE réalité, | l'insuffisance aortique est srenanté signalée sous | ces conditions dans, les observations, En particulier, elle n'existait, dans nos trois cas, ni au point de vue clinique, FM à Jexamen du cœur. Ceci est dû sans doute à une adaptation fonctionnelle de la valve aortique qui aboutirait à une sorte de modelage des lésions de sclérose. Ainsi, dans notre cas IIT, les lésions se répartissaient de telle sorte que les parties souples s’opposaient aux parties indurées, se moulant sur elles et réalisant une coaptation parfaite,

. - RÉTRÉCISSEMENT AORTIQUE. — Il est une autre conséquence de la calcification valvulaire sur laquelle nous voudrions ici attirer l’attention, c’est le rétrécissement secondaire de l’orifice aortique.

Nos deux premières observations d’orifice aortique à deux

É- valvules calcifiées présentaient un rétrécissement orificiel

4 marqué. Elles ont été l’occasion de ce travail et font l’objet

de sa troisième partie.

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