‹ État civilChapitre 82 sur 88 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

miens. J'aurais voulu le partager avec eux. Cet alcool que je buvais parmi ces inconnus, à peine débarqué sur leur sol, ne faisait qu'exalter la chaleur de mon amour pour les miens.

Pourtant c'était chez les autres que je découvrais mon secret et c'était eux qui m'ou-' vraient la source des fortes satisfactions qui ont fait dès lors tout le prix de ma vie.

Cette vérité me cuisait: une grande force entrait dans ma poitrine, ce n'était pas tant le sang que m'avait versé mes parents, ce n'était pas tant l'exemple de ceux qui autour de moi étaient debout tandis que je grandissais.

Je ne soupçonnais pas les harmonies humaines.

J'ignorais et moi-même et ce qu'en moi et ceux de mon âge préparait le génie natal. De ce prochain sursaut prodigieux je percevais ailleurs les premiers ébranlements.

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