‹ Etat de Californie en 1870: impressionsChapitre 33 sur 43 · FRANCO, PORT PAYÉ · texte numérisé non relu

FRANCO, PORT PAYÉ

Je paie même plus cher, parce que j'ai le droit d'émettre des plaintes que l'on n'écoute pas, du reste.

LES MON^S DE SAN^A-CRlIZ

Nous sommes au pied de la montagne de Santa-Cruz, la dernière que nous avons à gravir.

Nous quittons définivement la j/agton du sud pour entrer dans celle du jw)rd.

Tout est relatif dans ce monde.

C'est le Nord pour le pays que je viens de quitter.

Mais c'est encore le Sud pour San-Francisco.

Comment franchissons-nous la montagne?

Comme toujours, par un magnifique — toll road.

Cette route de péage persiste à dérouter toutes mes combinaisons.

Elle passe précisément à droite, quand j'aurais cru qu'elle allait à gauche, tout cela histoire de me contrarier.

Enfin, nous arrivons au sommet.

Cest toujours une surprise quand, en nous retournant, à nos pieds, nous voyons le pays parcouru.

Cest en quelque sorte, sous nos pas, une carte géographique en relief. Il y a de tout : plaines, vallons, vallées, coteaux, ruisseaux, villages, hameaux, champs, forêts, fermes isolées, etc.

Notre étonnement grandit encore quand, le col dépassé, nous contemplons, sous nous, la superbe coulée de Santa-Clara, la ville de San-Juan.

Nous n'y sommes pas.

Nous avons une longue descente, de nombreux lacets de route à dévider.

Néanmoins, j'entrevois le terme définitif de mon voyage, car, ici, commence la voie du chemin de fer qui doit me conduire directement à San-Francisco.

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