Revue d'Alsace. L. Levrault, T. III
Saint-Thomas in Mui\echa marcha curtem unam cum vineis subjacentibus , et l'évêque Ruthard légua en 940, aux mêmes Frères 7w Mu:{\eca marca mansas quatuor pro remedio animœ suœ in annonam. La charte confirmative des biens de l'église de Saint-Thomas, donnée en 1163 par l'empereur Frédéric, porte : curiam in Mu:{echa cum agris, vineis et pratis. En Tan 1158 Conrad, prévôt de Saint-Thomas, abandonna in perpetuam hereditatem, VI a gros in villa Mue^uche sitos in loco qui dicitur Wolfgotesegerde , à Hug Wallon. Heinrich de Mue^uche et à Cono de Wege, moyennant la troisième partie du vin qu'ils feront dans ces vignes. Dans un titre de 1188, par lequel Henri , évêque de Strasbourg, confirme la prébende fondée par Wolfhelm de Truchtersheim dans l'église de Haselach , il est dit que le seigneur Junior scultetus in Mu{iche lapideam domum cum curti in villa Hase la. ut presbyter altaris in ea habitaret libère contradidit. Enfin une bulle du papeCelestin,àladatede 1192, notifie que l'abbaye d'Altorf échangea sa cour deSigolsheim contre les censés et biens qui appartenaient à l'abbaye d'Ebersmûnster dans le ban de Mutzig.
Maintenant que nous avons fini avec les vieux titres, une question : Mutzig a-t-il fait partie dès le commencement du domaine épiscopal de la vallée ? Les chartes carolingiennes n'en disent mot et assignent Still comme limite de ce domaine. En 1223 l'empereur Frédéric considère Mutzig, comme v///a impériale , et d èclare s'en réserver l'advocatie ; mais en 1308 Henri VTI échangea avec l'évêque la ville de Mutzig contre le village de Mulhausen, et depuis ce moment jusqu'à la Révolution, elle demeura sous la suzeraineté de l'évêque
de Strasbourg. Ce domaine fut engagé en 1427, à Wirich de Hohenbourg et partiellement sous-engagè à la ville de Strasbourg , à Conrad de Bock , aux Wurmser; mais en 1478 l'évêque Albert Tinféoda entièrement à Jacques de Landsberg qui devint le chef de la branche des Landsberg, dite de Mutzig, dont le dernier rejeton mourut en 1714. Après Texlinction de cette famille le fief fit retour à Tèvèchè. — Mutzig porte déjà le titre d'oppidum en 1254 dans une charte du chapitre de Haselach. Rodolphe de Habsbourg Télevaaurang de ville forte, et Tévêque Jean I*' fit reconstruire les murs et élever de fortes tours sur les portes de la ville. Le fossé ou Stadtgraben , le mur d'enceinte ou Ringelsmûr, la porte de Strasbourg avec sa grosse tour appelée le Hexenthurm, tels sont aujourd'hui les restes de l'ancien oppidum. Le château-fort a été considérablement remanié et agrandi en 1674 par Egon de Furstemberg, il devint un château de plaisance, et fut sous lesRohan « la digne succursale du fastueux palais de Saverne. » Depuis la Révolution il a subi une transformation plus radicale en faisant place à une des plus importantes manufactures d'armes à feu de France. La petite ville forte de Mutzig ne figure pas sans honneur dans les fastes militaires de la province. Elle était d'abord entrée avec Hermolsheim, Wege et Molsheim dans la ligue des strasbourgeois contre Walther de Géroldseck ; mais devenue vassale de l'évêque , elle se conduisit en féale sujette. Guerroyant pour son maître, elle se couvrit de gloire en repoussant victorieusement en 1416 et en 1421 les strasbourgeois qui étaient venus l'assiéger. Elle infligea de même un honteux échec aux Armagnacs et
sut se maintenir contre les Rustauds et contre Mansfeld. Comme presque toutes les villes d'Alsace, Mutzig fut obligé d'ouvrir ses portes aux Suédois. Enfin en 1658 la petite place de guerre résista avec vaillance à un triple assaut essayé par les troupes lorraines. Aussi chrétiens que braves, les habitants de Mutzig, ne négligèrent pas d'implorer le secours d'en haut durant ces anxieuses journées de siège, dont le souvenir est perpétué par des actions de grâces votives et annuelles. — Mutzig a donné son nom à plusieurs familles nobles: les Cuntzo , les Heintzmann, les Sûrger, les Landsperg. Au dernier siècle, on y trouvait les maisons des Cleri, des MQllenheim, des Truchsess de Rheinfelden,desZuchmantel,des Weitersheim. Mais il est temps de nous occuper de ce qui fait l'objet spécial de notre travail. L'église paroissiale de Mutzig dédiée à S. Maurice remonte au XP siècle , et le chœur est du XIV* siècle. Malheureusement, depuis trop longtemps , l'espace y fait défaut à la population, et pour mes compatriotes la construction d'une église neuve est devenue une nécessité de premier ordre qu'il leur importe de faire cesser. Espérons aussi que le monument à ériger sera digne du passé de Mutzig et qu'il lui fera honneur dans les âges futurs ! — J'ai sous la main un beau parchemin : c'est un acte en forme de jugement , passé devant le prévôt, les colongers , les jurés et la communauté de Mutzig, par lequel un certain nombre de particuliers font donation de divers biens et rentes spécifiés , pour la fondation d'une prébende et la célébration d'une Messe quotidienne dans l'église paroissiale de la dite ville. L'acte est daté du mardi avant l'Assomption de la Vierge,
9 août de l'année 1300. Le patronage de la cure-rectorat de Mutzig appartenait en dernier lieu au prince de Rohan-Soubise. En sa qualité de collateur , il jouissait des ^/7 de la grande dîme de vin et avait à sa charge le chœur de l'église et la maison de cure. Parmi les titres fonciers, je trouve un renouvellement de bail de 1693 à 1700 par lequel les décimateurs engagent la grande et la petite dîme à la communauté de Mutzig, moyennant une redevance annuelle de 17 foudres de vin blanc et 4 foudres de vin rouge. En plus , 46 sacs de froment, d'orge , de seigle, d'avoine et 46 quintaux de foin. Pour la pe tite dîme, la communauté devait fournir 8 foudres et 16 mesures de vin blanc et 2 foudres de vin rouge. Il est stipulé dans ce bail que si la récolte vient à manquer partiellement , la livraison de vin ne se fera qu'au prorata de l'estimation. Le curé-recteur avait pour sa compétence 100 mesures devin et 4 mesures de vin d'autel. — Il y avait autrefois à Mutzig un béguinage dans la rue Sainte- Barbe, un hôpital dans la ruelle qui en porte le nom. une léproserie près de la chapelle de Saint-Jacques, un cellier et une maîtrise des eaux-et-forêts de Tévêché. Au XVIP siècle , il y fut fondé un hospice de quatre Pères Récollets sur la place dite encore aujourd'hui Pater-Plat\. Ces religieux furent les auxiliaires du curé et l'aidèrent à desservir les églises des villages environnants. La guerre des Suédois avait laissé de nombreux vides dans les rangs du clergé; faute de prêtres , les églises de Dinsheim et de Gresswiller étaient alors annexées à celle de Mutzig. Le petit hospice que nous venons de mentionner, fut uni à la maison importante des Récollets de Hermolsheim. Ceux-ci firent en grande
partie , jusqu'à la révolution , le service paroissial ; et après la révolution , nous trouvons des survivants de ce couvent, des enfants de Mutzig, les Bernard Wagner et Modeste Meyer, travaillant à la réorganisation de la paroisse et de l'école et jetant les semencesde cette riche pépinière de prêtres dont s'honore la petite ville de Mutzig. — Il nous reste à faire le pèlerinage des chapelles.
— Sur l'emplacement de l'ancien village de Wege détruit au XIV^ siècle , subsiste la chapelle de Saint-Jacques, érigée en 1626 par la famille de Zuchmantel. Le bénéfice simple , uni à la cure de Mutzig , rapportait 2 sacs de froment et 2 sacs de seigle livrés par le village de Duppichheim , et imposait au curé-recteur l'obligation de dire annuellement 12 Messes dans la chapelle. — Celle de Saint -Vendelin , située entre Dinsheim et Mutzig, fût bâtie en 1566 par le seigneur de Landsperg.
— A Hermolsheim , ancien village , qui au moyen-âge avait ses nobles et qui alors s'administrait lui-même, se trouve la chapelle dite de Lorette que fit construire en 1683 Gabriel Haug , évêque de Tripolis et suffragant de Strasbourg. — Enfin , sur la pente de la montagne de Hermolsheim, on voit la sainte Maisonnette ou Heilig- Hiesel. C'était primitivement une simple niche abritant la statue de Notre-Dame-des-Douleurs. Un bourgeois de Mutzig , Martin Wagner , guéri miraculeusement, embellit cette niche. Plus tard , un luthérien de Strasbourg, étant frappé de paralysie , se fit transporter sur la montagne auprès de l'image vénérée , où il recouvra l'usage de ses membres. En reconnaissance de cette faveur signalée, il fit élever l'oratoire actuel.
Si V alinéa que je viens de consacrer à Mutzig, dépasse
les limites que je me suis imposées jusqu'à présent, le lecteur voudra bien se rappeler le vers d'Ovide et y trouver mon excuse.
— OsTHOFFEN. Nous avons déjà fait mention de ce village. Ses annexes : Ittenheim, Utilinhaim en 828 dans un acte d'échange entre l'abbaye de Schwarzach et le comte Erchangier ; Handschuheim et Hûrtigheim, Hantschobasheim et Hirtungheim en 788 dans un titre de donation à l'abbaye de Fulde ; Fûrdenheim, Firdenheim en 803 parmi les biens de Lièpvre'; tous ces villages furent amenés au protestantisme par l'influence du magistrat de Strasbourg.
— ScH^FFOLSHEiM, Scaftolfeshaitn 788, était au XV' siècle une terre allodiale des Wurmser que ceux-ci donnèrent à l'église de Strasbourg, à condition qu'ils seraient investis du fief. En 1572 SchaefFolsheim devint paroisse évangélique ; mais George de Wurmser, ayant abjuré le protestantisme, congédia en 1618 les ministres de Schaeffolsheim et d'Achenheim , et ces deux villages rentrèrent dans le giron de l'Eglise. La cure-rectorat de Schaeffolsheim avait été unie en 1351 à la prébende de Sainte-Catherine de la cathédrale , et elle dépendait alors de l'archiprêtré de Saint-Laurent. Dans l'ancienne église, il y avait une chapelle dédiée à Sainte-Catherine, qui servait de lieu de sépulture aux seigneurs de Schaeffolsheim.
— Still, Stilla , du nom de son ruisseau, figure en 773 dans un diplôme de Charlemagne à l'évoque Heddon, Le rectorat de Still fut uni en 1316 au chapitre de Haselach ; mais dans la suite , le vicaire perpétuel fut de nouveau investi du titre curial. L'église bâtie en 1744,
vient de faire place à une église neuve qui fait l'ornement de la contrée. Outre la chapelle de la Vierge, on voit sur le penchant de la colline le Calvaire ou Chemin de croix que fit ériger en 1789 le curé Straubhar. Il y avait à Still une famille équestre du même nom, qui s'éteignit en 1444. Les nobles de Still tenaient en fief de l'abbaye d'Andlau, un verger situé à Strasbourg. « Leur devoir vasallitique était assez plaisant. Lorsque l'abbesse se rendait à Steinbourg, pour y tenir ses plaids annaux, le gentilhomme de Still était obligé de faire taire les grenouilles de l'étang voisin , la nuit qu'elle y passait, afin que l'abbesse pût dormir tranquillement. » Grandidier, œuvres inédites^ T. I.
— SuLTz , Sul\e^ figure en 708 dans le Testament de Ste Odile à l'abbaye de Niedermûnster. L'abbaye de Marmoutier y possédait une cour dominicale. Un titre de 1165 confirme un échange de biens fait par Eckehard, chanoine de Haselach et curé de Soultz , avec la collégiale de Saint-Florent. Il y avait autrefois un rectorat qui fut uni au chapitre de Haselach, et une prémissairie éteinte depuis la Réforme. — Biblenheim , hameau du bailliage de Dachstein, situé prés de Soultz, figure dans la charte polyptique de Marmoutier sous le nom de Bubelnheim. La chapelle, à la collation du grand-prévôt de la cathédrale, était la mère-église de Soultz , dont elle devint dans la suite l'humble fille.
— Wangen est très-ancien. Je ne dirai pas si l'ancienne villa royale tire son nom des Triboques ou des Vangions ; mais un diplôme de Louis-le-Débonnaire (828) nous apprend que le comte Erchangier possédait
à Uangon des vignes et des serfs qu'il céda à l'abbaye de
Schwartzach en échange d'autres biens. Honau y avait aussi quelques terres. En 845 l'empereur Lothaire donna Wanga à Tabbaye de Saint-Étienne , dont le dit village fut le premier patrimoine. La villa deriot au moyen-àge un oppidum avec un château, berceau de la noble et illustre famille de Wangen à qui revient la gloire d'avoir fondé Marienthal. Au temps de la Réforme , le voisinage de Wasselonne ne fut pas sans influence sur l'état des esprits des habitants de Wangen.
Mais l'abbaye de Saint-Etienne se chargea de faire ellemême l'œuvre de la réformation. L*abbesse Anne de Schellenberg s'était opposée à l'établissement d'un ministre protestant, et Adélaïde de Wangen y avait nommé un curé catholique. Une intrigue d'amour poussa cette dernière à faire un scandaleux mariage. Alors, en 1545. fut élue l'abbesse protestante, Marguerite de Landsperg, et le bourg de Wangen obtint un pasteur nommé Léonard Volck. L'année suivante, Butzer et Jean Wurm. chanoine de Saint-Étienne , visitèrent la nouvelle paroisse et achevèrent de l'organiser. Les dames de la Visitation ayant été mises , par lettres-patentes du roi (octobre 1700) , en la possession de l'ancienne abbaye de Saint-Étienne , rétablirent le culte catholique dans l'église de Wangen.
— Traenheim devint évangélique en 1556, et au commencement du siècle dernier, les catholiques reprirent place dans leur église. Ils furent desservis jusqu'en 1827 par le curé de Westhoffen.
Le village de Westhoffen, //i marca Uuesthoue, apparaît à diverses reprises dans les Traditiones Win^enburgenses. Il tient son nom , ainsi que Nordheim et OsthofFen , de
sa position topographique, par rapport au palais royal de Kirchheim. Il y avait anciennement deux églises, l'une située du côté méridional et bâtie en 1250 sous le vocable de S. Martin ; l'autre placée au nord et dédiée à S. Erhard. En 1330 Jean XXTI incorpora l'église de Saint-Martin à l'abbaye de Marmoutier. L'église de WesthoflFcn , la dîme , une cour et ses dépendances figurent déjà dans la bulle du pape Alexandre III , de 1179, parmi les biens de la dite abbaye. — WesthofFen était au XVI* siècle un chef-lieu de bailliage du comté de Hanau. La Réforme y fut établie en 1545, mais en 1685 le vicaire-général Ratebon, assisté de l'intendant de Lagrange, réconcilia le chœur de l'église de Saint- Martin et le rendit au culte catholique. — WesthofiFen a donné son nom à une famille noble, éteinte en 1435. L'église de Haselach renferme le mausolée du prévôt Crafto de Westhofifen ; et la chronique de Bâle fait mention d'un Henri de WesthofiFen, qui fonda dans cette ville un couvent de dominicains, dont il fut prieur et où il mourut en odeur de sainteté. — Ballbronn , Baldeburne, était un fief impérial que l'empereur Henri VI donna en 1193 aux Prémontrés de Haguenau. Ce village échut par un acte de vente de 1543 au comte de Hanau, et fut placé sous la dépendance de Westhofifen dont il suivit les destinées religieuses. Devenue mi-partie en 1685, l'église de Ballbronn fut annexée jusqu'en 1827 à celle de WesthofiFen ; depuis lors, elle relève de la paroisse de Flexbourg. La tradition veut qu'il y ait eu à Ballbronn quatre couvents, situés autour de l'église et communiquant avec elle par une allée souterraine. — Près de Ballbronn , se trouvait Linzingen, village avec
château , qui a disparu ; et derrière la forêt de Westhoffen, le village d'Elberforst, appelé Elpherwilere dans un titre de 754 à l'abbaye de Hornbach : de ce village il ne reste plus que les ruines de la chapelle de Sainte-Anne dans laquelle le clergé de Wasselonne célébrait à certains jours le Saint-Sacrifice. Enfin, le hameau de Bruderbach situé dans le canton dit Bruder/eld^ où, d'après la tradition, il y avait un petit couvent et une chapelle de la Vierge, qui était au XV* siècle un pèlerinage fréquenté. En raison des prodiges qui s'y opéraient, les échevins de Westhoffen prièrent en 1439 Tabbé de Marmoutier de consacrer la chapelle du Bruderbach,
— WiscHES tire son nom du ruisseau qui l'arrose. Il est fait mention de Wichia dans le diplôme, par lequel Charlemagne confirme les possessions épiscopales de la vallée de la Bruche. Au XIV* siècle, le droit de tyving und bann appartenait dans Wihahe à l'évèché , et l'abbesse d'Andlau y nommait le schultheis. Ce dernier droit parvint aussi à l'évèque en 1539. L'église de Wisches est une des plus anciennes de la vallée. Construite vers le milieu du XI* siècle , elle fut démolie en 1753. On n'en conserva que la tour et le chœur, qui forme chapelle sous le vocable de S. Antoine l'ermite. Cette église fut d'abord annexe de Grendelbruch , et desservie par les bénédictins d'Altorf ; aussi le recteur de Grendelbruch conserva~t-il jusqu'à la Révolution le droit de chanter la Messe, à Wisches, le jour de S. Antoine, moyennant la rétribution d'un $ac d'avoine pour son cheval. Vers le milieu du XVI* siècle, l'église de Wisches fut rattachée à la paroisse de Lûtzelhouse qui s'étendait encore sur Mùhlbach, Netzenbach et Hersch-
bach, et qui était alors desservie par le chapitre de Haselach. Mais le presbytère de Lûtzelhouse étant devenu, en 1756, la proie des flammes , la cure fut transférée l'année suivante à Wisches, comme étant un point plus central. Citons encore, currente calamo, quelques faits. Le 21 mars de l'an 1721, les habitants de Wisches et de Netzenbach firent le vœu de chômer, chaque année, la fête de S. Hubert et d'assister au saint-sacrifice de la Messe, qu'ils feraient célébrer. — En 1730, le service de bination fut autorisé pour les dimanches et fêtes, dans i'église-annexe de Wisches.— En 1732, nomination d'un vicaire à Lûtzelhouse. Et en cette même année, Tévêque d'Uranople donna la confirmation dans l'église de Lûtzelhouse, et Dom Calmet y assista.
— WoLXHEiM figure pour la première fois dans les chartes en 736, et il reçut à diverses époques les noms de Uleishaim^ Folcoaldesheim, Wolfgangesheim. Herrade de Landsperg donna en 1178 au monastère de Saint- Gorgon , caratam vini in Wolffangesheim. L'histoire ne nous dit pas si le vin de Wolxheim avait, déjà au temps de l'abbesse Herrade , la renommée dont il jouit aujourd'hui; mais ce détail ne nous intéresse que médiocrement. Il y avait dans cette paroisse une prémissairie unie à la cure-rectorat. Quant à la chapelle dite Armuth-Capelle^ Baquol nous en donne l'origine légendaire.
— WoLFisHEiM est appelé Volfrigeshaim en 768. Les abbayes de Murbach , de Lure et de Saint-Étienne y possédaient des biens. Au XVP siècle, Wolfisheim et Hangenbieten formaient un bailliage dans le comté de Hanau. Ces deux endroits étant échus au comte de Deux-Ponts-Bitche , le luthéranisme , que le magistrat
de Strasbourg avait voulu y introduire dès Tanaée 1526, dut quitter la place et ne parvint à s'installer définitivement qu'en 1571, sous le patronage du conite Philippe V, devenu héritier de la seigneurie de Bitche. Un siècle après, Wolfisheitn eut aussi une paroisse réformée et Pierre Werenfels de Baie en fut le premier ministre. — Eckbolsheim est le premier patrimoine de l'église de Saint-Thomas, qui y possédait la juridiction territoriale, les dîmes et le patronage. La donation remonte au roi Dagobert II. Diss sejrnd , est-il dit dans un rotule de la colonge d'Eckboltzheim , die rechte des hoffis :{u Eckhebolt{heim , dieselben recht und ^inss gab konig Dagobertus durch seiner seelen heyl denn herrn :[u sant Thoman \u Strasburg. En 940 l'évèque Ruthard donna aux Frères de Saint-Thomas in Eckhiboldesheim marca curtem unam et ecclesiam sanctœ Aurelice virginis cum decimis et cutn aliis servitiis. Le village d'Eckbolsheim dépendait alors de l'église paroissiale de Sainte-Aurélie ; il était avant la Réforme une cure-rectorat de Tarchiprêtrè de Saint- Laurent. Le protestantisme y fut établi en 1535 , et le simultaneum en 1695.
CAPITULUM BIBLENHEIMENSE SEU MOLSHEIMENSE.
Hujus Archipresbyter est Joannes Pleister sacrosanctae Theologiae doctor et Sacri verbi praedicator Protho notariut Apostolicus Rector in Molsheim.
Molsheim.
Bergbieten.
Dahlenheim.
Mutzig.
Dangolsheim.
Osthoffen.
Still.
Kirchheim.
Wolxheim.
Haslach.
Marlenheim.
Sulz. Schdeffolsheim.
Defecerunt Ecclesiae ii.